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mercredi 21 mai 2008

Jouer du darbouka au Club Soda!

J'ai enfin mis la main sur la copie vidéo de notre fameuse prestation lors du Psyshow 2007 de l'an dernier, spectacle des étudiants du bac en psychologie qui a eu lieu au Club Soda. J'ai accompagné au darbouka mon amie Annie, qui a magnifiquement bien chanté, et mon ami Jérôme, guitariste de talent. Revoir ces images me rappelle de très bons souvenirs! Suivez le lien ci-dessus pour lire le récit de cette superbe soirée!

mardi 22 janvier 2008

Imposer le rythme

J'ai vécu une super belle expérience jeudi dernier, alors que j'étais convoqué à un autre corpo avec la grande équipe de Samajam au grand complet. Mais, cette fois-ci, c'était d'autant plus spécial parce que la veille, j'avais aidé à déplacer 700 (oui, vous avez bien lu) djembés dans la grande salle de conférence de l'hôtel Hyatt annexée au Complexe Desjardins. L'entreprise avait en effet réserver l'hôtel pour y tenir son grand congrès annuel, qui cette année avait (quelle coïncidence !) décidé d'avoir comme thème: «Imposer le rythme». Quoi de mieux que de souligner la chose au sens propre ?

Depuis que je suis mandaté pour faire des corpos avec Samajam, j'ai participé à des événements de toutes les sortes et surtout, de toutes les ampleurs possibles. Mais, celui-là était d'autant plus spécial par l'imposante organisation qui était à l'oeuvre. Pour la toute première fois, toute l'équipe de prof de Samajam était convoquée: Pat Dugas, Mélissa Lavergne, Richard Gingras, les frères Labrosse, Sadio Cissoko, Cheick Anta, Gotta Lago...Du talent à l'état brut pour faire vivre des moments plus qu'intenses à l'équipe de cols blancs qui n'avaient aucune espèce d'idée du genre de moment que nous allions leur faire vivre, évidemment!

C'est ainsi que j'arrive en début d'après-midi à l'hôtel Hyatt, où déjà le congrès bat son plein. J'ai à peine le temps de déposer mes effets et revêtir mon uniforme que déjà, les instructions quant à la mise en scène sont donnés. J'ai un peu de peine à croire que je vais partager la scène avec autant de musiciens de talent. Une superbe chance et, il faut l'avouer, une belle récompense. La salle est énorme et il y a en fait trois scènes, une principale au centre où il y aura la plupart des musiciens, et deux autres scènes satellites situées côtés cour et jardin. Je suis assigné sur la scène côté cour où je serai avec Mélissa! Je suis vraiment content de pouvoir partager une scène avec elle, ne serait-ce que pour son grand charisme, bien sûr, mais surtout parce qu'elle est devenue, au fil des mois où j'ai suivi des cours avec elle, une amie et une source d'inspiration très motivante...Mais évidemment, à ce moment-là, je ne pense pas vraiment à tout ça, trop occupé à trouver des mousquetons pour attacher mon djembé et essayer de me concentrer...

Les instructions de dernière minute étant données, tout le monde sait à peu près ce qu'il a à faire. Je dis bien «à peu près», parce que je sais pertinamment qu'une fois sur scène, il faut s'attendre à tout sauf le plan de match initial. Et comme de fait, dès que nous sommes passés au travers de la foule, et que nous montons sur scène, il faut repenser à tout ce qui a été convenu puisque l'équipe de l'entreprise ont décidé de sortir tout de suite les sept cent djembés de leur cachette! Oups...Mais bon, ce n'est pas la première fois que nous faisons face à la musique...

L'énergie est incroyable. L'acoustique de la salle faisant encore plus résonner les sons des djembés, on se croirait plus de deux mille plutôt que "seulement" sept cent...La technique est déployée comme dans les grands spectacles, avec quatre écrans géants derrière nous, des moniteurs, une équipe de caméraman...Je constate à peine mon visage en format 12 pieds par 8 sur l'écran derrière moi. Je fais juste tripper sur scène avec Sadio à mes côtés et Mélissa Lavergne de l'autre. Pas besoin de vous dire que l'adrénaline coulait à plein débit dans mes veines ! J'ai tellement eu de plaisir avec Mélissa et notre section de foule à faire jouer des roulements qui sonnaient comme des coups de tonnerre dans la salle! Tous les visages étaient radieux! L'heure a passé en une fraction de seconde, et je suis descendu de mon podium un peu étourdi par tout ce que je venais de vivre...

J'ai rejoué une deuxìème fois dans le hall de la salle de conférence avec encore une fois, Sadio, Cheick Anta et Mélissa. Un autre super beau moment de musique où on se laissait aller avec des solos de djembés et des cassés, pendant que l'équipe de cadres battait la mesure de leur main et que les invités entraient dans la salle pour leur gala de remise de prix annuel. Jouer en compagnie de percussionnistes aussi talentueux, et être capable de suivre le rythme, c'est toujours quelque chose de très très enrichissant.

Cette journée incroyable s'est terminée le soir avec un spectacle de percussions donné par toute l'équipe de la troupe Samajam, dirigée par Pat Dugas. J'aurais pu décider de faire partie de la bande moi aussi, mais sans trop savoir pourquoi, j'avais l'intuition que je devais me retirer et savourer le spectacle de l'oeil d'un spectateur. Être de l'autre côté du miroir. Et wow, je n'ai pas été déçu! Un moment tout-à-fait magique, où j'ai constaté que les événements corporatifs prennent une toute nouvelle tournure. Mêlant les quatre grands styles de la percussion, le mélange était juste parfait entre le numéro carrément génial de percussion flamenco au cajòn, suivi de la pièce méditerranéenne au darbouka, suivi du latino, de l'africain et finalement, la cerise sur le sundae, le brésilien.

Je vous laisse avec un extrait vidéo de la portion brésilienne du spectacle. Et rien ne peut mieux résumer les paroles qu'un employé de la compagnie assez jeune m'a dites en voulant savoir si je faisais partie de la bande de musiciens qui se démenaient sur scène:

Wow, j'ai jamais vu autant de vieux danser sur un plancher de danse!

video

mercredi 5 septembre 2007

Jam à la sauce maghrébine

Samedi soir dernier, mon pote Jérôme me contacte. N'ayant pas l'habitude de recevoir de ses nouvelles, je suis bien content de lui parler. Il se met vite à insister pour que je j'aille chez lui car il a quelque chose de spécial à me montrer. J'hésite pas mal, il est tard, je n'ai pas vraiment envie de sortir à cette heure. Mais c'est lorsqu'il me dit que je dois amener ma darbouka que l'hésitation se transforme vite en motivation. Il m'a mis la puce à l'oreille ça c'est certain!

Le temps de trente petites minutes de métro et de marche, je me retrouve chez lui, rue Saint-Denis. Et c'est là que j'ai le souffle coupé en voyant sa nouvelle acquisition. Une authentique sitar indienne, ressuscitée comme si elle venait d'être fabriquée. Elle était brisée depuis des lunes, et Jé a finalement décidé de la remettre en état en allant voir un spécialiste en la matière. Juste à voir cet instrument, j'en avais des frissons d'excitation, car j'adore la sonorité qui s'en dégage.

Bien vite, on s'installe dans son bureau, coussins par terre et thé vert à la main, et nous commençons à jammer. Dès lors, j'entends de moins en moins les voitures qui passent juste en bas sur la Saint-Denis. Je suis transporté dans un autre monde, celui du désert et de la chaleur, celui du Maghreb et de l'Arabie. C'est ce que j'adore de la musique, sa capacité à nous faire voyager en étant confortablement installée dans un appart montréalais.

Voici donc ce que ça a donné, puisque nous nous sommes enregistrés. Hormis l'horrible qualité sonore, je dois dire que comme premier jet, je trouve ça pas mal du tout. J'aimerais bien d'ailleurs avoir votre opinion là-dessus, en faisant abstraction évidemment de la qualité audio. Bonne écoute!

Pièce #1

Pièce #2

Pièce #3

Pièce #4

samedi 4 août 2007

Le «making of» des kiwis

Je viens de tomber sur le making of de notre performance en juin dernier à l'émission Des kiwis et des hommes. On peut y voir des images tournées en coulisses et mieux apprécier la diversité des instruments qu'il y avait ce jour-là. Un beau souvenir.

Merci à Daniel alias La Repouce qui produit toujours des vidéos de très grande qualité.

vendredi 22 juin 2007

Des kiwis et des tambours

MISE À JOUR (27/06/07)

Voici en vidéo notre prestation à l'émission Des Kiwis et des hommes diffusée lundi dernier. Un bon moment de créativité musicale, gracieuseté de Pat Dugas et de la troupe Samajam. Bon visionnement!

Par un beau matin ensoleillé, je me dirige vers le marché Jean-Talon, où dans quelques minutes, je ferai un autre enregistrement télévisuel à l'émission Des Kiwis et des hommes en compagnie des deux animateurs, Francis Reddy et Boucar Diouf. En sortant du métro, je croise Karina et Alexandra, puis nous marchons jusqu'au point de rendez-vous sur la rue Henri-Julien. Peu à peu, la troupe d'une quarantaine d'élèves de Samajam se réunissent, et tous ont comme d'habitude le sourire. Les équipes techniques s'affairent à installer les caméras, micros et les éclairages.

Lundi dernier, nous avons monté une pièce et répété avec Patrick Dugas. Sa maîtrise et son talent de directeur ont fait en sorte qu'en deux heures à peine, nous avons monté une pièce musicale avec calebasse, tama (ce petit tambour qui se tient à l'épaule et qu'on appelle aussi talking drum), darbouka, cajòn, djembés, congas, surdos, cloches, snares et tamborin. Un bon quatre minutes de rythmes autour du monde.

En attendant d'immortaliser la pièce sur pellicule, nous patientons en plein coeur du marché. Et c'est à ce moment précis que je comprends pourquoi qu'à chaque fois que je regarde cette émission, je me surprends à me dire que c'est trop relaxe, zen, décontracté. C'est l'atmosphère du marché qui ne peut en faire autrement! Il y a tellement d'odeurs savoureuses de légumes, de fruits frais, de fleurs. Ça sent le terroir, notre terroir à plein nez. Ajoutez à cela les gens qui magasinent, les petits enfants qui apprennent à marcher, la bonne humeur est contagieuse et ne nous quitte plus.

Bientôt, Boucar vient nous souhaiter la bienvenue avec son grand sourire. Vraiment, je savais qu'il était sympathique, mais je constate que nous sommes attendus depuis longtemps, comme si nous serions le highlight de la semaine. Contrairement à Caféine la semaine dernière, je sens tout de suite que nous ne sommes pas seulement là pour le décor. Ça aide à crinquer tout le groupe pour délivrer une meilleure performance. Puis, c'est au tour de Francis de venir nous souhaiter la bienvenue. Il me fait tellement rire, il est exactement pareil, peu importe si les caméras sont allumées ou non. Toujours enthousiasmé pour dix, munis de deux bouquets de fleurs à la main, essouflé car il doit se dépêcher à remonter à l'étage sur le plateau, il cherche ses mots mais sa gestuelle et son expression du visage transmet assurément mieux son message que ses paroles. Oui, on est aussi content que toi Francis d'être là!

La prochaine demi-heure est assez technique. La régisseure de plateau, muni de son casque d'écoute et de son pad, vient nous expliquer le déroulement de l'enregistrement. Première prise où on teste les déplacements de caméra. Deuxième prise où on teste les micros et le son. Et la troisième véritable prise. En tout, notre bloc dure dix minutes, soit deux minutes où Boucar parle avec Francis des origines des tamtams, suivi de notre prestation, et finalement l'entrevue avec Louis sur l'école.

Après de longues minutes où tout le monde se mord les doigts pour résister à la tentation de jouer de leur instrument, l'équipe de caméraman et de techniciens reviennent pour filmer notre segment de l'émission. Et je réentends à nouveau le fameux: «Standby, dans 5...4...3...2...1...». De ma position, je dois me retourner vers la droite pour voir Boucar parler avec Francis des origines des percussions africaines. Puis, c'est à nous! Pat donne le cue à Moïse et celui-ci se met à jouer un groove absolument contagieux sur sa calebasse, puis Cheick Anta embarque avec son tama. Ensuite, tout va très vite. Pat nous donne le cue, à Nanci, Dunia, Christiane et moi, apprentis drebkis que nous sommes, pour partir le rythme de maqsoum à la darbouka. Ensuite viennent les palmas (taper des mains), puis les cajòn, et les congas. Par la suite, Pat fait un nouveau cue pour stopper le rythme abruptement pendant une mesure, puis ensuite, il y a une explosion de bruit et de rythme quand la troupe brésilienne se rajoute avec les djembés. Francis est aux anges, Boucar a le sourire fendu jusqu'aux oreilles, nous avons de nouveau épaté la galerie.

L'entrevue avec Louis se fait dans la plus complète convivialité, Boucar lui posant les questions habituelles sur l'école, les cours, les spectacles, ainsi que sur le grand atelier d'été. Francis pendant ce temps écoute avec attention, si ce n'est pour intervenir pour poser une question anodine mais que j'ai trouvé impressionnante par sa réponse: «Pour le fun, là, combien y-a-t-il de pays représenté dans votre gang?» Sénégal, Togo, Québec, Brésil, Liban, France, Portugal, Italie...et j'en passe!

L'enregistrement s'est déroulé vraiment vite. Sans le moindre anicroche. Tout en une seule prise. On devient sérieusement de plus en plus solides dans nos prestations. Et ça tombe bien, parce qu'avec l'été qui commence, on ne devrait pas perdre notre groove, loin de là! Je vais garder un bon souvenir de cette expérience télévisuelle...Des kiwis et des tambours! Haha!

P.S.: L'émission est diffusée lundi, le 25 juin, à 9h AM sur le réseau de la SRC, en reprise le même jour à 23h30.

mardi 17 avril 2007

La voix d'un ange (VIDÉO!)


Quel est l'ingrédient de prédilection pour garantir de passer la meilleure soirée de la semaine? La musique bien sûr! Et c'est encore mieux quand on en savoure live devant soi! Et c'est encore meilleur quand le show qu'on regarde est assumé par la crème de la crème...Alors là, pas de doute, c'est dans la poche!

Ce soir, j'ai accompagné mes parents à la Place-des-Arts, à la salle Wilfrid Pelletier, voir une des plus grandes artistes canadiennes contemporaines. Il s'agit de Loreena McKennitt, une chanteuse, musicienne, auteur-compositrice-interprète dans une classe à part. Sa musique joue à toutes les semaines ou presque depuis maintenant dix ans assurément. Ses CD jouent et rejouent dans le salon et la voiture, mes parents ne s'en lassent jamais. Pour ma part, évidemment, je n'ai pas accroché lorsque j'avais 15 ans, mais comme le vin et le café, on y prend goût. Aujourd'hui, je peux dire avec conviction que mon attrait pour la percussion puise ces racines dans sa musique. En effet, cet artiste de très grand talent a un don pour mêler les musiques celtiques, arabes, basques, pour en créer un mosaïque de notes absolument fabuleux.

J'ai rarement vu un spectacle aussi professionnel que celui de ce soir. Rodé au quart de tour. Pas une fausse note, un son parfait, un éclairage bleuté qui nous plongeait dans le monde des rêves et de la nuit. Et quelle crème que celle de ses musiciens!! Entourée de huit musiciens, avec plus d'une vingtaine d'instruments, la dame a la voix d'ange a carrément envouté son auditoire. Préférant garder les paroles en sourdine et jouer au maximum de sa musique, elle a offert un greatest hits mêlé à ses plus récentes pièces de son dernier album, An Ancient Muse. Pas moins d'une vingtaine de chansons se sont succédées en deux sets. Et elle a su combler ses fans avec trois rappels. Montréal fait définitivement partie d'un des coups de coeur de la dame à la voix d'or.

Armé de mes jumelles, je ne quittais pas les musiciens. Quatres d'entre eux jouaient des percussions. Et wow, quelle collection il y avait là! Boràn, conga, triangle, doumbek, batterie, djembé, dolki et tabla...J'étais carrément en état de transe de voir autant de percussions s'harmoniser parfaitement dans mes oreilles. Et quelle beauté de voir se greffer aux rythmes de la harpe, du violoncelle, du violon, de la contrebasse, de la viole, du oud, de la guitare... Et additionner à cette fresque de notes et de son une voix, la voix la plus pure, juste et dure comme le cristal, tellement belle qu'elle vous atteint droit au coeur, et vous jurez pour deux petites heures que vous êtes rendus aux portes du paradis.

Le moment fort de son spectacle, pour moi, a été lorsqu'elle a chanté la très belle chanson Dante's Prayer, où je n'ai pu pensé au drame qui a sévi la veille chez nos voisins du sud. Ses paroles ont comme été soudainement tellement lourdes de sens, me faisant rendre compte que j'étais tellement chanceux et privilégié de vivre ce moment de qualité avec mes parents. Voici pour clôturer ce billet un extrait des paroles...

Breathe life into this feeble heart
Lift this mortal veil of fear
Take these crumbled hopes, etched with tears
We'll rise above these earthly cares

Cast your eyes on the ocean
Cast your soul to the sea
When the dark night seems endless
Please remember me
Please remember me

MISE À JOUR

Critique et entrevue de La Presse

MISE À JOUR #2

Entrevue de Canoë

Extraits du spectacle en vidéo!

mercredi 21 mars 2007

Un menu des Maîtres cinq services

Dimanche matin, il fait encore nuit quand je sors de mon lit à 6h30. Silence total. Probablement le seul qui va régner en maître aujourd'hui, car je déjeune illico, prends ma douche, m'habille et je sors prendre le bus/métro jusqu'à Samajam, où a lieu la grande Journée des Maîtres organisée par Luc Boivin et Louis. Un menu cinq services tout compris de première classe. J'arrive donc à l'école le sourire aux lèvres et très enthousiaste de pouvoir vivre une telle journée qui est toujours un moment marquant entre deux saisons de percussions, où on côtoie des as du monde du tambour. Et aujourd'hui ne fera pas exception. Juste me rappeler de la dernière JdM et je suis encore plus impatient de commencer.

L'amuse-gueule: le workout dynamique

La journée commence en lion avec une séance de méditation dynamique à la sauce Samajam menée par Catherine Dajczman. C'est la deuxième fois que je fais l'exercice, et bon dieu, j'avais oublié à quel point ça allume le corps et l'esprit. Toute la journée je suis été sur le 220V sans ressentir la moindre once de fatigue. C'est à la fois déstabilisant et très très défoulant, ça il n'y en a aucun doute. Divisé en cinq phases et provenant de la tradition indienne adaptée au monde occidental, la séance est vécue collectivement, en l'occurence une trentaine de personnes. Je ne peux pas vraiment vous en dire plus, car c'est un peu l'élément de surprise qui vient frapper à la figure et qui fait en sorte que le workout fonctionne vraiment sur notre personne. Mais, je vous garantis que je ne suis pas adepte de méditation, sauf que je ne peux que me soumettre au constat suivant: ça marche en *BIP*!!

L'entrée: le djansa de Mélissa Lavergne

Après le workout, les gens arrivent dans la grande salle, et bientôt, je me retrouve au devant de la scène comme d'habitude pour amorcer avec Nicolas et Éric un échauffement de yankadi du tonnerre. La salle est remplie d'une énergie palpable, rafraîchissante, comme une bouffée d'air chaud dans les dernières froideurs de l'hiver. Catherine arrive au devant de la scène avec son éternel sourire, puis elle fait changer le tempo de la sensualité du yankadi au guerrier rabodae où la vitesse prend de l'ampleur. Ce jam de début de journée se termine dans une apothéose de sons et de cris, juste à temps pour que la belle Mélissa Lavergne prenne place sur la scène, et c'est parti pour de la musique toute la journée!

Dans la salle, en plus des djembés, une bonne quinzaine de gros douns reposent sur leur chaise prêts à être utilisés. Je m'installe donc derrière un kenkeni, et Mélissa commence son cours en expliquant que nous allons tenter dans la prochaine heure d'apprendre le djansa, rythme joué lors des grandes célébrations en Afrique. En l'espace de quelques minutes, toute l'assemblée se trouve à jammer sur ce rythme, tellement Mélissa a le tour de bien enseigner les rythmes. Elle-même semble impressionnée de toute la facilité avec laquelle elle réussit à transmettre ses informations. Les douns soutiennent le beat presqu'à la perfection tandis que les frappes de djembés se couchent sur ce lit de sonorités graves et mécaniques. On en aurait voulu pour encore deux heures, mais le temps file comme l'éclair, et c'est déjà rendu le temps de dîner!

Le repas: le Body Perc avec Sandi Silva et Luc Boivin

Après le dîner, le premier vrai plat de résistance de la journée fut la rencontre archi intéressante et archi créatrice avec la maître danseuse Sandi Silva, experte du monde de la percussion corporelle. Elle joue des rythmes traditionnels de plein de pays différents sur son corps, en frappant les pieds au sol, ou bien en frappant les mains sur une des multiples "patches" qui recouvre son corps. Son habillement est assez particulier à première vue, étant couverte de patches de cuir de la tête aux pieds, mais on comprend vite pourquoi lorsqu'on la voit se tortiller le corps en mitraillant nos oreilles de milles et unes sonorités différentes. Un petit bout de femme dotée d'un immense talent rythmique, qui a dansé avec la Bottine Souriante et maintenant elle fait partie de la troupe de danseuses du Cirque du Soleil.

Sandi Silva nous a fait apprendre comment jouer de la musique avec son corps. En répétant les séquences de "chest" pour frapper la poitrine, "step" pour frapper le pied au sol, "down" pour se frapper la cuisse et "tap" pour frapper le tambour, nous avons réappris à jouer le yankadi avec son corps. Un moment très amusant et très surprenant aussi, puisque le rythme revêt à présent une nouvelle couleur, une nouvelle signification, avec tout ce beau monde qui danse et joue avec un tout nouvel instrument: le corps humain. L'heure a passé en une minute malheureusement, j'en aurais pris encore, une très très belle découverte.

L'entre-deux: les rythmes orientaux de Lynda Thalie

Peu de temps après, nous avons fait un volte-face pour virer dans un autre monde complètement, celui du désert chaud et sec de l'Algérie et du Maghreb, avec la jolie chanteuse Lynda Thalie. Avec notre maître de cérémonie Luc Boivin, nous avons appris les enchaînements rythmiques de deux pièces de son répertoire, et elle est venue chanter live ses chansons que nous avons pratiquées avec ardeur.

Par ailleurs, j'ai été complètement obnubilé, tout comme les autres d'ailleurs, du talent incroyable de Berthil, le percussionniste de Lynda. Il nous a fait une démonstration incroyable des tablas, les tambours indiens qui se jouent avec les doigts. Un des instruments les plus complexes à jouer en percussions et pour cause. Pendant qu'une main pianote sur le tambour, l'autre fait la pulsation de base en frappant à un rythme régulier, ce qui a l'air de provoquer une très belle gymnastique cérébrale. Son montage d'instruments est vraiment impressionnant. il dispose une grosse caisse, un djembé, un darbouka, un doumbek, des cymbales, des bongos et des tablas tout autour de lui, et pendant les pièces musicales il s'amuse à passer d'un à l'autre avec une telle vitesse et une telle précision qu'on en vient à se demander s'il n'a pas 4 bras. Le clou du moment: le jam improvisé entre les musiciens de la belle chanteuse et Cheick Anta au djembé, métissage exquis de deux courants musicaux, de deux pays, mais qui partage le même continent.

J'adore la musique maghrébine. Comme le dit si bien Lynda Thalie, la musique du Maghreb rend hommage aux chevaliers de l'époque, car on entend toujours les chevaux qui galopent dans la musique.

Le dessert exquis: le jam rave d'Alain Vinet

En entrant au local le matin, la première chose qui frappait aux yeux est l'énorme système de son qui trône de chaque côté de la scène. Deux immenses colonnes d'hauts-parleurs pouvant cracher 4000 watts de son. Totalement capoté. Et tout cet attirail appartient à un des créateurs musicaux les plus importants de la planète, qui nous faisait l'honneur de venir faire la fête avec nous pendant 2 heures. Et cet artiste est nul autre qu'Alain Vinet, le directeur musical du Cirque du Soleil, instigateur des albums Allegria et Love entre autres.

L'homme en question n'a pourtant rien de l'extravagance des artistes. Arrivé avec sa casquette et bière à la main, il n'a presque pas dit un mot de la rencontre, pour lui, tout se dit en musique. Il s'est installé derrières ses platines ultra high tech, et Mathieu, musicien de Luc, s'est installé derrière le micro et a commencé à faire du beatbox ou de la percussion avec sa bouche. La bougie d'allumage a fait sauté la barraque, c'est le cas de le dire. Quel moment de party incroyable. Ne manquait plus que les black lights, la boucane et la noirceur pour avoir un rave dans tous les sens du terme.

Ayant commencé à jouer au surdò brésilien, j'ai vite délaissé cela pour quelque chose de plus africain. Et quoi de mieux que de me jumeler avec mon pote Éric avec tous les douns qu'on pouvait trouver! Nous les avons monté sur des chaises, puis chacun a monté sur la sienne, donc pendant une heure et demie nous avons joué sans arrêt sur notre chaise dans les airs avec trois douns sur les beats carabinés qui sortaient des 4000 watts de puissance des haut-parleurs. Quelle énergie que de voir une centaine de personnes crier, danser, jouer de la percussion! Et sur scène, les musiciens n'étaient pas en reste, avec Luc Boivin le sourire fendu jusqu'aux oreilles, lui qui la veille venait de faire sa 100ième de Belle et Bum, et qui maintenant se paye un trip du tonnerre avec un des artistes les plus importants du Québec. Et Cheick Anta était comme un enfant lâché lousse dans un parc d'attractions, lui qui n'avait jamais vécu pareil mélange de percussions et de musique électronique. Définitivement un des plus grands trip de gang de ma vie, depuis que je suis à Samajam, et de loin la meilleure journée musicale!

J'en suis quitte, encore quelques jours plus tard, avec des muscles endoloris, des ampoules plein les mains, mais la tête et le coeur débordant de joie de vivre.

mercredi 13 décembre 2006

Soirées percussives part 2

Ça faisait un petit bout que je ne vous avais pas entretenu de mes dernières soirées à Samajam. Alors je vous fais ici un petit wrap up de tout ce qui s'est déroulé depuis la fameuse prestation au Téléthon. Mardi dernier, c'était déjà notre dernier cours de derbouka avec François. On a eu beaucoup de plaisir malgré que ce fût l'examen de la ceinture jaune. Concept calqué sur le karaté, la ceinture jaune est un défi personnel à Samajam où ceux qui le désirent passent un examen de rythmes. Mais celui de François allait, à notre grande surprise, encore plus loin avec un examen sur comment on joue aussi (position du corps, exactitude des sons, facilité à augmenter la vitesse, etc). Apprendre donc 14 rythmes avec 3 variations par rythmes, et ca fait un grand total de 42 séquences de frappes à maîtriser pour le test. Intense vous dites? Oui, mais c'est plus facile qu'on pense ;-)

Mercredi passé, les petits enfants suivant le cours de Catherine du samedi matin ont présenté le fruit de leur travail devant parents, amis et élèves. Un peur moment de joie, de bonheur, de grande surprise aussi. Voir toute la pureté, l'innocence, la beauté pure quand une bande de « p'tits bouttes » ont vraiment un plaisir senti à jouer de la percussion, c'est vraiment le carburant de ta semaine. Et wow, il y en a qui sont renversants tellement ils ont le beat dans le sang. Chapeau à la belle Catherine d'avoir su leur inculquer cette passion!

Lundi, je suis allé assister le cours de Catherine pour les débutants 2. Malheureusement, c'était un cours de révision de la ceinture jaune africaine, que j'aborde déjà fièrement sur mon djembé qui est jaune lui aussi. Bah, c'est pas grave, l'important, c'est de pouvoir jouer et de s'éclater! Il y avait justement une énergie spéciale ce soir là, comme si pour une fois on sentait que les gens étaient connectés à leur émotion dominante de leur journée au lieu de rester dans le mental, chose qui arrive à tout coup lors de l'apprentissage d'un nouveau rythme. Je vous en parlerai plus en détails dans un prochain post d'ailleurs. Mais la vibe du groupe était très intéressante et on a eu beaucoup de plaisir. J'ai conclu ma soirée au Dieu du Ciel avec M-C et M-J. Très bonne compagnie, on a beaucoup ri et quoi de mieux que de terminer sa soirée autour d'une bonne bière!

Finalement, ce soir, c'était la première séance du cours de cajòn. C'est une caisse en bois où des cordes de guitare sont accolées au fond de celle-ci. On s'assoit dessus et on frappe sur la paroi en avant. Ça remplace avantageusement le drum, car on peut faire autant le kick que le snare. Trop génial comme instrument. Et vu que mon père est un pro manuel en ébénisterie, je songe sérieusement à lui demander de m'en construire un (eh oui p'pa, je sais que tu viens me lire souvent, alors je t'annonce ça en primeur ;-)). Et je vais me coucher moins niaiseux ce soir, j'ai appris que cet instrument est originaire du Pérou. J'étais certain que ça venait d'Espagne, mais non, ce sont les espagnols qui ont popularisé l'instrument. C'est la même chose que les nouilles, qui ne sont pas d'origine italienne mais bien chinoise, mais là je sens que je m'éloigne du sujet. Nous avons donc appris deux super rythmes péruviens, le lando et le festejo. Deux beats en 6/4, on est loin du raboday (inside pour les samajamiens qui me lisent).

Bon, demain, je vais peut-être aller faire un tour au cours des débutants, on verra. J'ai surtout très hâte à lundi prochain, car un grand maître de la percussion viendra faire son tour. Je vous en parlerai prochainement?En attendant, voici un indice pour vous tenir en haleine.

Balma balma sama wadji khadjalama yonwi

Djeguelma djeguelma sama wadji khadjalama yonwi

Sama wadji khadjalama yonwi

Mot-clé : chronique

dimanche 10 décembre 2006

Apprenti drebki

Depuis deux semaines maintenant, j'ai fait l'acquisition d'un nouvel instrument! Une darbouka (au fait, ça s'écrit au masculin ou au féminin? Hmm...)!! Je l'ai déniché dans une petite boutique arabe coin Saint-Denis et Castelnau (merci Nicolas pour avoir fait enquête là-bas) et ils ont des darbouka de première qualité à un prix vraiment bon (je l'ai eu à 60$ taxes comprises, étui, clé et peau de rechange inclus aussi). Non mais quel instrument fantastique! J'adore en jouer et c'est rendu qu'il ne se passe plus une journée sans que je joue des beats là-dessus. Une découverte sensationnelle depuis que j'ai pris des cours. C'est grisant de pouvoir jouer d'un instrument et sentir qu'en aussi peu de temps on s'améliore autant. J'ai hâte de pouvoir faire une prestation avec des instruments méditerrannéen, c'est vraiment différent de l'africain et c'est tout en douceur et en finesse au lieu de la puissance du djembé. Qui sait, ça pourrait arriver plus vite qu'on pense ;-)
mot-clé: chronique

mardi 3 octobre 2006

Dompter l'annulaire

Je reviens de mon cours de darbouka du mardi soir, et je suis pas mal content de voir que je réussis de plus en plus à dompter mon annulaire. C'est que voyez-vous, dans ce style de percussions, on joue naturellement beaucoup plus avec les doigts qu'avec les mains, et le doigt le plus sollicité pour faire les TAK est l'annulaire de la main non dominante (soit votre main gauche pour les droitiers, ou celle qui se tient en haut de l'instrument). L'annulaire réussit, avec un certain angle et une souplesse dans le poignet, à produire un son de claqué vraiment puissant, produisant ainsi toute la puissance et le son caractéristique de ce tambour arabe.

C'est le défi de l'instrument, l'espèce de manoeuvre à réussir qui t'impose un certain challenge, qui te fait sacrer au début, mais graduellement et à force de frapper, on en vient qu'à avoir l'illumination soudaine, la main se place comme il se doit et vlam, le son sort et on en a des frissons juste à entendre ça avec une expression du genre: "C'est moi qui ait fait ça?" Ah j'adore les mardis soirs à la sauce arabe, le temps passe trop vite et on en sort la tête remplie de sable du désert et de musique envoutante.
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mercredi 27 septembre 2006

Yole, malfouf et baladi

Bon j'ai enfin du temps pour vous entretenir de mes deux dernières soirées qui, comme vous pouvez le deviner, se sont passées à vibrer au son de la percussion. Comme en fait foi le titre de ce billet, j'ai pratiqué ces divers rythmes cette semaine.

Hier soir était une soirée qui, comme la semaine passée, est un moment pour moi de pur déconnexion mentale. Et hier n'a pas fait exception à la règle. Pour ceux qui ne connaissent pas l'école Samajam, et bien le style d'enseignement véhiculé s'axe sur la technique certe, mais, surtout en style africain, on expérimente également toutes les autres facettes du djembéfola, à savoir comment connecter avec ce qu'on appelle "le senti". Le senti se définit comme étant l'état de jeu où les auditeurs peuvent tout de suite détecter et ressentir les émotions véhiculées par la personne qui joue, que ce soit de la joie, de la tristesse, de la colère. Personnellement, je peux décrire ça aussi comme étant le moment où, les pieds bien ancrés au sol et le corps bien droit, les sensations que le corps perçoit sont amplifiées au maximum. On entend les battements du rythme, on sent la peau du djembé, chaude et rugueuse glisser dans la paume de la main, on ressent même les gouttes de sueur perler sur notre front, couler dans le creux des omoplates. Tout ça sans penser à la moindre chose, le cerveau étant complètement ailleurs. C'est un détachement en même temps qu'un enracinement dans le moment présent. C'est toute une sensation je ne vous le fais pas dire. Et j'en ai maintenant de besoin à chaque semaine. Et rien de mieux que la percussion pour ça.

Bien entendu, réussir à atteindre cet état de jeu requiert une bonne dose de patience, et surtout, d'ouverture. Mais à Samajam, on est entouré de si bon monde que cela est rendu presque atteignable au bout d'à peine un mois, le tout évidemment avec une certaine dose de bonne volonté. Hier, avec les débutants 2, Catherine notre prof a enseigné le rythme du yole dans un local baigné par la lumière de lampions rouges et bleus avec une lumière tamisante, rendant l'atmosphère chaude et invitante. Les 30 apprentis djembéfolas, sans parler pendant deux heure et demie, règle d'or pour pouvoir atteindre un état de jeu tel que je vous l'ai décrit auparavant, ont plongé dans le rythme du yole pour atteindre à la fin du cours un point culminant, un jam percussif où, seulement à la lumière du feu dansant, je faisais virevolter les danseurs avec un solo explosif.....

Et ce soir, tout autre monde, toute autre approche, tout autre style, mais tout aussi passionnant, celui de la percussion arabe avec le darbouka. François joue tellement bien et avec une telle facilité, je ne peux qu'être plus stimulé et motivé à apprendre. Nous avons pu pratiquer le malfouf et le baladi en plus de pratiquer nos frappes, et je commence déjà à avoir un TAK qui a pas mal de bon sens! Comme d'habitude, le cours s'est déroulé trop vite, j'ai maintenant la mission d'aller me trouver un bon darbouka pour pratiquer avec Nicolas mon partner drebki.
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mercredi 20 septembre 2006

Apprenti drebki

Avant de vous raconter ma super soirée, je vous pose une question, qu'est-ce qu'un drebki? Premièrement, non, ce n'est pas du russe, mais bien de l'arabe. Et deuxièmement, ça ressemble beaucoup à djembefola. Eh oui, un drebki est un joueur de darbouka!

Certains vont me dire, ouais, ok, mais c'est quoi au juste la darbouka. Et bien c'est l'équivalent du djembé au Moyen-Orient. Et c'est le nouvel instrument de percussions auquel je m'adonne cet automne! J'ai eu mon premier cours ce soir!! Joie!! J'avais tellement hâte!

Je suis arrivé donc dans le magnifique nouveau local de Samajam (en fait c'est le même local mais il est désormais subdivisé en trois locaux insonorisés pour offrir encore plus de cours). J'ai retrouvé toute la super belle gang, Tchouk, Anika, AC, Nanci, etc. J'ai même pu convaincre Nicolas le chum de ma grande amie Gene à venir prendre des cours. Nous sommes donc une vingtaine à prendre place et notre prof, François, nous fait une intro avec un solo de darbouka de la mort.

Le cours se déroule à la vitesse grand V, auquel on apprend évidemment les bases de tout instrument, soit la posture, les frappes de base et deux rythmes, le baladi et le maktouf. Quel instrument extraordinaire que le darbouka, tout est plus souple, plus harmonique, plus délicat et plus mélodique que le djembé, qui lui est beaucoup plus puissant au niveau de l'intensité et du feeling. Les sons de bases sont assez faciles à maîtriser, à part le S (oui ça se prononce comme la lettre) où l'annulaire de la main gauche (droite pour moi vu que je suis gaucher, misère, le seul du groupe en plus, je vous dis que je suis en train de devenir un adepte de la gymnastique cérébrale) vient frapper le bord de la peau. Le DOUM est la basse de l'instrument, ronde et chaude. Finalement il y a le TAK qui se fait avec la main gauche pour vous les droitiers, où généralement le majeur et l'annulaire viennent frapper le rebord du tambour, donnant ainsi le même son que le S.

Tout le monde est reparti du cours un grand sourire aux lèvres, impressionné et surtout très enthousiasmé par la beauté de cet instrument. J'ai bien hâte à la suite!! Je vous reviens demain où je vais assister le cours africain des tout nouveaux élèves de l'école! Et c'est reparti en force en musique percussive cet automne!! YEAH!
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