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mardi 1 juillet 2008

Shows devant!

L'été est là, les vacances approchent, et c'est synonyme de spectacles en vue pour moi! Après la Saint-Jean, je serai sur scène cette semaine dans deux festivals parmi les plus populaires au Québec!

Tout d'abord, demain, mercredi 2 juillet, à 18h, je serai au Festival International de Jazz de Montréal, sur la grande scène GM au coin de Jeanne-Mance et Sainte-Catherine, pour animer un immense jam de percussions! En guise d'introduction à l'événement, il y aura aussi un numéro de percussions africaines avec Mélissa Lavergne, Antoine Geoffroy, Kattam, Pat Dugas et Dominic Côté. Venez jouer avec nous, les instruments seront fournis!

Le lendemain, jeudi 3 juillet, à 20h30, je serai à Drummondville avec Mélissa Lavergne et une trentaine de percussionnistes pour l'ouverture du Mondial des Cultures. Une très grande cérémonie accueillant tous les artistes venus d'une vingtaine de pays. Au menu, percussions africaines et brésiliennes!

Parallèlement à ces deux spectacles, je vous convie ce soir, à 23h59, au Savoy du Métropolis dans le cadre du Festival de Jazz pour voir et entendre l'excellent groupe électro africain Africana Soul Sisters qui seront en prestation pour la première fois à ce grand événement! Il y aura deux invités spéciaux, soit Kattam et Gotta Lago!

Parlant de Gotta, il sera finalement lui-même en prestation au bar Les Bobards, ce jeudi 3 juillet, à compter de 21h30, avec son band, pour une autre soirée reggae africaine des plus endiablées!

P.S.: Voici un peu pourquoi je ne publie pas souvent d'articles sur mon blogue ces temps-ci. Avec autant de bons shows, je suis rarement assis devant mon écran! Mais, je vous réserve le récit de l'extraordinaire soirée de Saint-Jean Baptiste pour très bientôt!

lundi 23 juin 2008

Une Saint-Jean bien spéciale...

Je n'ai pas vraiment eu le temps de mettre à jour mon blogue ces temps-ci, car je suis passablement occupé. J'ai eu deux pratiques ce week-end car demain, je m'apprête à vivre un autre trip musical très intense. Je foulerai la scène du parc Maisonneuve, sur le coup de minuit, pour la grande finale du spectacle de la Saint-Jean Baptiste (fête nationale du Québec). Une finale devant une foule estimée à plus de 100 000 personnes! Ce sera incroyable!!

Nous avons répété deux fois ce week-end, et notre chef d'orchestre Luc Boivin nous a concocté une partition de percussions vraiment géniale. Attendez-vous à en voir de tous les styles avec du djembé, des surdòs brésiliens, des shekere, et des timbaù. Nous serons une soixantaine à être sur scène! Avec qui et sur quelle musique? Je vous laisse la surprise!

C'est donc un rendez-vous sur place, au parc Maisonneuve, à compter de 21h demain (mardi) soir ou en direct à la télé de Radio-Canada, à compter de 21h30. Mais, notre prestation sera diffusée très tard, vers minuit. Ajustez vos appareils!

Bonne Saint-Jean!

mardi 17 juin 2008

Célébrer l'été avec Taafé Fanga!

Cette semaine, l'été arrive enfin! Et quoi de mieux que de célébrer en grand l'arrivée de la chaude et belle saison avec un super spectacle de musique africaine! Le groupe afro-québécois Taafé Fanga sera en spectacle à l'Alizé ce samedi 21 juin, à 20h30, avec de nombreux invités! Venez goûter à la danse et à la musique de l'Afrique de l'Ouest! Garanti que ça va vous énergiser pour tout l'été!

 

Agrandir le plan

dimanche 15 juin 2008

Le Métropolis, deux fois plutôt qu'une!

Depuis les deux dernières semaines, j'ai eu la chance de fouler les planches du mythique Métropolis de Montréal deux fois plûtôt qu'une! Le lundi 2 juin dernier, c'était pour la conférence du Festival de Jazz et vendredi, c'était pour le grand party annuel de la compagnie Ubisoft de Montréal. Je vous fait donc un petit topo de ces deux moments forts du début de juin!

Un avant-goût de jazz

Lundi, 9h du matin, les yeux encore pas mal fatigués du week-end, j'arrive au Métropolis, salle de spectacle où sont passés tous les grands noms de la musique. Sur la marquise de la salle, on peut lire en grandes lettres majuscules la tenue de la conférence de presse du Festival de Jazz. En m'engouffrant à l'intérieur, je constate que des techniciens s'affairent à installer d'immenses panneaux où je reconnais le fameux chat, l'emblême du festival. Sur scène, les djembés sont en train d'être déchargés tandis que la plupart de mes collègues musiciens sont déjà arrivés, en ayant un peu les mêmes yeux fatigués que les miens.

La conférence consiste à la divulgation de la programmation extérieure du festival, devant un parterre de plusieurs dizaines de journalistes, la plupart issus du domaine des arts et de la critique musicale. Autant dire que nous devons jouer avec tout notre "savoir-faire" pour être à la hauteur. Nous allons par la suite distribuer des djembés à tout ce beau monde pour qu'ils puissent oublier leur job le temps de quelques minutes.

Le temps de placer tous les instruments et de faire quelques déplacements de scène, nous sommes appelés à aller dans la fameuse loge située sous la scène. Je profite du moment, car je me mets à penser que plein, mais vraiment plein d'artistes de renom sont passés par ici...C'est toujours assez particulier comme feeling.

Après une petite demi-heure de détente et d'attente, nous sommes finalement appelés à nous préparer pour notre entrée en scène. De l'autre côté du mur, j'entends Laurent Saulnier, grand manitou du festival, présenter les différents volets extérieurs du programme d'un des événements musicaux les plus populaires de la planète. Puis, derrière nous, en haut de l'escalier menant sur la grande scène, Alain Simard discute et observe. Vient ensuite le tour du président du salon des instruments SIMM de prendre la parole, pour ensuite faire son solo au djembé. Le signal est ainsi donné...

Tour à tour, Cheick Anta, Antoine et toute la bande se déplacent sous les feux des projecteurs! Et quand je dis "feux", le mot est faible! Nous sommes assaillis par des bombardements incessant de flashes de caméras. Ça bourdonne de toute part! Sans compter les quelques dizaines de caméras de télévision que j'ai pu apercevoir dans mon champ de vision. J'ai intérêt à sourire!

Notre performance est électrisante et ne dure que sept petites minutes. Mais ces sept minutes, je vais me les rappeler très longtemps, à cause de toute l'intensité du moment et aussi, parce que cet événement lance mon été de façon assez intense merci. Je vais aussi me rappeler longtemps du moment fantastique qui a suivi où Cheick Anta, de retour dans la loge, n'a pas arrêté de jouer avec une telle intensité et une telle énergie que nous avons jammé pendant un bon 15 minutes à fond la caisse. Je suis certain que les colonnes du Métropolis en tremblent encore aujourd'hui. Si bien que lorsqu'Alain Simard est entré dans la loge et a constaté ce qui se passait, il n'a pu s'empêcher d'esquisser un grand sourire, tout en se demandant probablement quelle bande d'huluberlus il avait devant les yeux. Mais il a adoré, ça j'en suis persuadé.

Je vous garde la seconde partie de mon passage au Métropolis pour un autre article à paraître cette semaine!

mercredi 28 mai 2008

Jam de percussions ce week-end!

Un jam dirigé de percussions africaines est organisé ce samedi, 31 mai, au bar l'Alizé situé à deux pas du métro Berri-UQAM. Ce jam est dirigé par nul autre que les jumeaux Benjamin et Olivier Landry du groupe Taafé Fanga. Le coût d'entrée est de 12$. Veuillez confirmer votre présence par courriel en cliquant ici.


Agrandir le plan

mercredi 21 mai 2008

Jouer du darbouka au Club Soda!

J'ai enfin mis la main sur la copie vidéo de notre fameuse prestation lors du Psyshow 2007 de l'an dernier, spectacle des étudiants du bac en psychologie qui a eu lieu au Club Soda. J'ai accompagné au darbouka mon amie Annie, qui a magnifiquement bien chanté, et mon ami Jérôme, guitariste de talent. Revoir ces images me rappelle de très bons souvenirs! Suivez le lien ci-dessus pour lire le récit de cette superbe soirée!

mardi 20 mai 2008

Le sourire

Il y a de cela plus d'un mois, je suis mandaté pour aller faire une animation de percussions dans une école de la rive nord, avec Gotta, Cheick Anta et Jonathan, un élève de l'école. Magnifique journée de printemps où la neige commence à peine de fondre. Je suis enthousiasmé par cette expérience, parce que notre public est beaucoup plus rafraîchissant et réceptif qu'une bande de vestons cravates BCBG. C'est donc le sourire aux lèvres que nous roulons jusqu'à l'école de l'autre côté de la rivière des Milles-Îles.

Arrivé sur les lieux, je tombe tout de suite sur la directrice qui nous attendait déjà avec impatience. Le premier contact est donc excellent, et nous sommes sitôt conduits au gymnase, lieu où dans quelques instants, une magie certaine va opérer. Bien vite, nous préparons notre matériel, et je discute avec mes comparses de la stratégie à adopter pour que cet après-midi soit mémorable pour les petits bonshommes qui vont venir découvrir la richesse africaine. Notre statégie est simple: basée entièrement sur de l'improvisation, Gotta fera chanter les jeunes, faire un conte, danser les enfants et moi, je prendrai le relais pour les tubes musicaux. Nous devons répéter la séquence deux fois, devant chaque fois 200 jeunes.

L'aspect technique étant maintenant établi, nous attendons l'heure fatidique avec hâte et un bel enthousiasme. La directrice lance soudain son appel à l'interphone, signal que nous devons prendre place pour accueillir le premier groupe d'élèves. Peu de temps après, les premiers groupes font leur entrée, et c'est avec un grand sourire que nous accueillons des enfants hauts comme trois pommes, leur grands yeux fixés sur nous. Nous commençons notre spectacle par un rythme léger, le kuku, et Cheick Anta prend un malin plaisir à aller au micro et à faire chanter les enfants tout en leur indiquant de taper dans les mains. Aussitôt, la magie s'installe, le contact prend forme, et la table est mise pour vivre à nouveau un moment inoubliable.

Gotta, caché derrière d'épais rideaux dans le coin du gymnase, émet aussitôt des cris et agite les bouts de tissu pour manifester sa présence. La réaction est on-ne-peut plus délicieuse dans la salle: un véritable mouvement de surprise se répand, alors que les enfants se lèvent, les yeux grands ouverts, le doigt pointé en direction des rideaux. Gotta fait son entrée, au son du balafon que Cheick Anta joue avec un plaisir manifeste. Un silence teinté de surprise s'installe, et Gotta souhaite la bienvenue aux enfants: «Bienvenue dans notre village d'Afrique».

Les deux heures qui suivirent ont été délicieuses par la spontanéité et l'authenticité dégagées par les enfants dans la salle. Un formidable moment ludique teinté de musique et de sourires que je ne suis pas prêt d'oublier. Surtout lorsqu'à la toute fin de notre prestation, un garçon s'est timidement avancé sur la scène avec une pile de dessins que les enfants avaient pris la peine de créer durant l'après-midi. Les dessins représentaient nous quatre, en train de donner notre spectacle.

Lorsque Gotta l'a pris dans ses bras pour le mettre sur ses épaules, le petit avait un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Et plus tard, lorsqu'un des parents responsables des groupes nous a révélé l'importance de ce sourire, ça m'a grandement ému. C'était son premier véritable sourire depuis le début de l'année. Ayant de sérieux troubles de comportements, cet enfant avait, grâce à la magie de la musique, pu se défaire d'un étau considérable. Jamais depuis je n'ai oublié la puissance de ce sourire. Et j'y pense à chaque fois que je joue du tambour maintenant.

lundi 12 mai 2008

De la percussion en français à Saskatoon!

Je reviens tout juste d'un formidable voyage de trois jours en Saskatchewan, où j'ai participé avec quelques autres percusionnistes et danseuses à un événement très intéressant de la région: l'événement Francofièvre.

Cette journée spéciale regroupe plus de 2000 jeunes du secondaire venus des quatres coins de la Saskatchewan, afin de les rassembler et fêter en français pendant toute une journée. Il va sans dire que j'ai été grandement impressionné par l'ampleur de la francophonie dans cette province, où plus de 100 bénévoles et représentants des commissions scolaires se battent jour après jour pour conserver une fierté de parler la langue de Molière dans un endroit où la langue de Shakespeare prévaut.

Nous partons donc à 6h du matin en direction de l'aéroport, djembés et dunduns en guise de bagages. Nous décollons à 8h et en 20 minutes (!?), nous atterrissons à Ottawa, avant de passer quelques 3 heures et demie dans les airs avant d'atterrir à nouveau en terre saskoise. Ce qui me frappe tout de suite en scrutant le sol à travers le hublot de l'avion, c'est l'ampleur des plaines. Aucune dénivellation n'est perceptible. Et ce, à perte de vue. C'est pas mal impressionnant, moi qui n'aie jamais été plus à l'ouest qu'Ottawa.

Dès la sortie de l'aéroport, nous sommes accueillis par Ron, qui sera notre chauffeur attitré pour tout le séjour. Fort sympathique, il nous renseigne sur la ville et sur l'événement auquel nous allons participer. Cela fait drôle de se sentir comme un véritable musicien en tournée, et tout compte fait, c'est exactement ce que je suis!

Une fois installé à l'hôtel, nous en profitons pour se reposer un peu avant de reprendre la route vers le complexe Prairieland, un énorme édifice ressemblant à un grand aréna où ont lieu tous les grands événements et congrès de la ville. C'est presqu'aussi gros que le Centre Bell en superficie, mais en moins haut. En pénétrant dans la grande salle, je suis aussitôt subjugué par l'immense complexe scénique déployé devant moi. Trois scènes disposées en forme de U se font face à face, dont une très haute et très grande où les membres du groupe Swing, le band le plus populaire de Francofièvre, sont en train de pratiquer et de terminer leur test de son. C'est ensuite à notre tour d'apprivoiser la scène et ses caprices sonores. J'ai bien du plaisir à jouer en ayant un micro acroché à mon tambour et en entendant les vibrations sortir de colonnes de sons de plusieurs centaines de milliers de watt. Wow!

Après avoir testé tous les instruments et ajusté tous les micros, nous sommes libres jusqu'au lendemain matin. Nous en profitons pour aller nous balader en ville pour trouver un endroit où aller souper. L'air dehors est très sec et le fond de l'air assez frais. Nous passons de bien agréables moments et nous retournons à l'hôtel repus et épuisés d'une longue, très longue journée. Le réveil-matin sonne quelques heures plus tard, et à peine après avoir engouffré un super déjeuner, nous nous retrouvons dans le camion en route vers le site de Francofièvre.

Il y a déjà des dizaines d'élèves qui sont arrivés pour assister à la première activité de la journée, une joute d'impro en français. Curieuse mais amusante façon de démarrer la journée à 8h30 du matin. Chaque minute qui passe apporte son lot d'étudiants, et bientôt, ils arrivent par dizaines et envahissent l'espace entre les trois scènes, qui se retrouve complètement rempli en un clin d'oeil. Des bands locaux, des DJ et des animateurs se succèdent pour réchauffer la foule, et bientôt, c'est à notre tour de s'exécuter sur scène.

Aux premiers sons des tambours, les élèves se massent près des clôtures le long de la scène, et c'est le sourire aux lèvres qu'ils découvrent la musique africaine. Puis, Iris s'avance au devant et c'est parti pour un super cours de danse africaine. Je suis vraiment impressionné par l'effet de synchronie créé par des centaines de mains, de têtes et de corps qui se baladent dans les airs dans la même direction. Quel superbe énergie! Nous avons vraiment aimé jouer devant tous ces gens, si bien que la demi-heure est passée en coup de vent.

Notre deuxième prestation s'est déroulée au son des bottes et des claquements de mains, alors que nous faisions la démonstration de gumboots (bon, j'étais plutôt en retrait pour ce numéro, laissant le soin aux pros de s'exécuter à ma place...Chacun sa spécialité!). Puis, après le repas, nous avons créer une nouvelle fois une mosaïque de couleurs et de sons avec les fameux tubes, et les jeunes ont vraiment semblé aimer l'effet collectif des notes qui sortaient de toutes parts. C'était galvanisant et rafraîchissant de recevoir autant de belles énergies. Et au son des tubes, Gotta a entamé un reggae à la guitare et cela a mis la table pour la grande finale de la journée, le groupe Franco-Ontarien Swing prenant la relève et mettant le feu dans la foule avec son énergie démentielle. Ce fut une super belle fin de journée.

Le soir, nous avons répété l'expérience devant les centaines de bénévoles qui depuis six mois avaient organisé l'événement. Ce fut un autre moment fort de mon séjour là-bas, surtout lorsqu'un bénévole originaire du Congo est monté sur la scène pour danser au son des tambours, complètement enivré par l'effet puissant des instruments de son pays. Il a senti l'appel de sa terre natale en quelque sorte. Nous avons joué avec coeur et énergie en son honneur, et je fus bien ému de pouvoir assister à ce moment.

La journée et le spectacle terminé, nous avons profité des quelques heures qui restaient pour aller faire un tour au centre-ville de Saskatoon pour festoyer avec les membres de Swing ainsi que quelques autres bénévoles et membres de l'événement. Une superbe fin de soirée qui consistait au point final du lancement de ma saison estivale, saison qui promet d'en être une riche en émotions et en expérience musicale intensive!

Je vous laisse avec deux extraits de reportages de Radio-Canada qui a couvert l'événement.

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dimanche 6 avril 2008

Une fabuleuse fresque africaine

 

Depuis maintenant trois semaines, nous sommes en train de préparer le fameux spectacle de fin de session. Contrairement à la session dernière, les billets se sont envolés dans le temps de le dire, si bien qu'il m'était inutile d'en faire l'annonce sur mon blogue. Comme je l'avais écrit dernièrement, il régnait un tel enthousiasme dans l'air à chaque jour depuis le dernier mois que nous avions tous immensément hâte de présenter aux gens le fruit de onze semaines de formation en percussion.

Pratiques qui se répètent

Nous avons donc pratiqué durant la dernière semaine les derniers arrangements scéniques et musicaux de chaque numéro. Tout ça a commencé le lundi soir avec Mélissa Lavergne, où nous avons décidé de faire le rythme djolé suivi du soko, avec son fameux chauffé. Le tout entrecoupé bien sûr de solos! Nous décidons collectivement du contenu, qui fera les solos, qui fera les dunduns, qui fera quel accompagnement, etc. Tout ça est bien motivant.

Le lendemain, c'est au tour de la gang des Débutant 3 de pratiquer. Malgré la difficulté que représente l'exécution rythmique du Tiriba, nous arrivons à placer les différents accompagnements de façon adéquate et à tout faire pour minimiser les "faux départs" dans le rythme. Puis, nous enchaînons avec le Kassa et un de ses nombreux cassés. À la fin du cours, je suis assez rassuré pour que le soir du show, le tout soit à la hauteur.

En moins de temps qu'il ne faut, je me retrouve le lendemain soir avec le groupe des Débutant 2 pour leur pratique. Que de contenu il y a dans ce numéro! Ce sera définitivement le numéro le plus créatif de la soirée sans aucun doute! Du chant, du gumboots, de la musique, de la percussion...Beaucoup de déplacements scéniques à prévoir, à décortiquer, à modifier, à préciser...Dur dur que le métier de metteur en scène! Éric et moi sommes exténués, mais ô combien satisfaits du travail accompli.

Finalement, la pratique finale a lieu le jeudi soir en compagnie des recrues Débutant 1, où je leur apprends en quinze minutes un cassé d'intro à notre spectacle. Ça sonne tellement bien que lorsque Louis s'amène pour commencer le cours, il n'en revient pas de la finesse de l'exécution! Quand je vous dis que nous avons des étudiants de première qualité! Encore une fois, la soirée se passe en un clin d'oeil, car il faut paufiner les enchaînements, placer les quelques 80 étudiants sur scène, donner différentes directives, vérifier l'espace disponible avec les danseuses, etc...Est-ce que je peux vous dire que je n'ai pas vu ma semaine passer ?

Enfin le grand soir!

Vendredi arrive enfin, et ma journée passe en un coup de vent. J'arrive à Samajam assez tôt le temps de prendre un peu mon souffle et relaxer avant la fébrilité de l'avant-spectacle. Et très rapidement, cette frénésie s'empare de tout l'édifice. 17h30, Mélissa arrive et nous devons aller dans la grande salle faire le test de son et pratiquer avec le groupe des avancés et des intermédiaires. La pratique terminée, je retourne dans la loge au premier étage et c'est la cacophonie la plus complète, tous les étudiants étant arrivés en même temps.

Les prochaines minutes jusqu'à un peu passé 20 heures font place à une véritable tornade. Je dois vérifier un paquet de détails, des instruments jusqu'aux micros, en passant par des dizaines de questions d'élèves. J'ai dû monter et descendre des escaliers une vingtaine de fois sinon plus, me faufilant tant bien que mal entre les dizaines de personnes du public arrivant en masse. Louis m'apostrophe afin de donner des directives aux élèves de son groupe, et lorsque j'arrive en bas dans la loge, il règne une chaleur tropicale. Je prends un grand respire et je réussis tant bien que mal à faire entrer le silence dans la salle. Tous sont fébrile, l'électricité monte d'un cran, et à 20h15, le signal est donné aux élèves Débutant 1 de monter au deuxième pour aller se placer dans la grande salle.

En me postant devant la porte pour les guider, je ressens en ce moment une très grande fierté. De voir tous ces sourires, ces visages illuminés, ces yeux pétillants, cela réchauffe le coeur et me procure un pic d'adrénaline. Il est clair que les prochaines minutes seront marquées dans ma mémoire pour longtemps, très longtemps.

L'envol du kuku

Louis s'empresse de saluer le public et de leur souhaiter la bienvenue. Puis, Gotta met la table pour une atmosphère de pur plaisir et de créativité en racontant le conte de l'oiseau kuku, le rythme que les Débutant 1 vont jouer en harmonie. Le public est vite conquis par son histoire, qui se termine par l'appel. Et j'ai l'honneur d'ouvrir la soirée en musique avec mon dununba, où je joue en force les notes du rythme kuku. Bien vite, mon ami Truc se greffe à cette musique avec son sanbang, et Estelle fait de même avec son kenkeni. À ce moment, je ferme les yeux, et me laisse bercer par la musique.

Le numéro s'est terminé en force, et j'étais vraiment content de la performance d'élèves qui voilà trois mois à peine n'avaient jamais touchés à un tambour de leur vie. Les voilà debout, fiers, heureux et capables de jouer sans aucune fausse note. C'est là un exploit qui mérite qu'on en voit un petit extrait.

Liberté de créer

Après que la table soit mise pour une soirée musicale inoubliable, c'est au tour des élèves Débutant 2 de s'exécuter. Bien installé aux dunduns, je me suis laissé emporter par la force créatrice de ce groupe qui avait décidé pour l'occasion de se donner un nom de scène tout-à-fait approprié: «Liberté». Elle était très visible cette liberté sur scène. Je fus très ému de voir toute cette belle énergie se manifester sur scène, avec Gotta et son tamboa, un yankadi extraordinairement bien exécuté, un chant qui allait droit au coeur, un numéro de gumboots complètement renversant, et pour terminer, le rythme djolé et une pièce de Gotta qui fut encore une fois fort réussie.

Un groupe en or

Après toute cette frénésie, ce fut au groupe Débutant 3 de prendre place sur scène. Toute la session, Éric et moi attendions ce moment avec impatience. Nous sommes partis de rien et nous avons pris le pari assez risqué de montrer un rythme de niveau avancé à des étudiants qui en sont à leur troisième session de percussions seulement. Le pari a fort heureusement penché en notre faveur, et comment ! Après l'ouverture du spectacle avec le cassé du Tiriba, nous avons montré qu'avec coeur, persévérance et une écoute collective hors du commun, nous pouvions accomplir des miracles. Jamais je n'ai entendu un rythme avec une si belle qualité de jeu, juste assez rapide pour eux, et un délice pour l'oreille. Jugez-en par vous même!

Par la suite, nous avons entamé un autre rythme aux antipodes de l'atmosphère que nous avions instauré, en y allant d'un kassa fort, puissant, qui a fait battre mon coeur de prof à tout rompre devant ces élèves qui constituent un groupe en or et qui iront loin, sans nul doute!

Le Noir qui ressort

Après avoir joué pendant près de 45 minutes consécutives sur scène, j'ai pu profiter enfin d'un moment de pause. Que de beaux visages, de belles paroles j'ai eu droit ! On ne pouvait espérer meilleure prestation de la part des élèves. Tous étaient très, très contents du résultat. J'ai assisté au numéro des élèves intermédiaires en me trouvant une place dans la foule, et j'ai pu constaté de plein fouet toute l'évolution et le travail accompli par ce groupe d'étudiants. C'était beau, émouvant et merveilleux à la fois. Un cocktail délicieux de tous les sentiments et qualificatifs positifs possibles jaillissaient dans ma tête.

J'ai dû vite redescendre sur Terre, car après ce groupe, c'était au tour de mon groupe d'avancés de prendre la relève. J'allais enfin pouvoir jouer du djembé ! Bien vite, tout le monde est en place au sein de la foule, car c'est de là que nous commençons notre numéro. Et dès que Mélissa Lavergne a entamé le premier solo, je suis entré dans un tel état de jeu qu'il m'est difficile de le décrire en mots, tellement c'était puissant et grisant. Je ne pensais plus à rien, j'étais prêt à livrer dans un condensé de quelques minutes les trois derniers mois de pratique et de préparation.

Tour à tour, chacun des élèves de mon groupe ont livré un solo au sein de la foule avant de monter sur la scène. C'était inspirant et beau à voir. Tout le monde s'amusait. J'étais l'avant-dernier à m'exécuter. Et lorsque ce fut à mon tour de jouer, j'ai tout simplement laisser sortir le Noir Africain qui sommeillait en dedans de moi. J'étais connecté à l'énergie incroyable qui s'est installée dans chaque espace du local au cours de la soirée, et je me suis laissé porté par elle. Complètement galvanisé, j'ai laissé mes mains frapper le tambour, exprimer cette soif de jouer, cette envie de répandre ma passion pour cet instrument, cette joie d'être là tout simplement...Ça a donné tout un moment musical, d'après les nombreux cris d'exclamation et les applaudissements de la foule, qui m'ont porté jusqu'à la scène, où j'ai pu prendre un semblant de conscience de ce qui venait d'arriver...Je venais de jouer mon plus beau solo à vie.

Le reste, je vous laisse le voir par vous-même, puisque ces images valent tellement plus que milles mots...Si vous vous demandez le rythme qui était joué, c'était le magnifique soko.

 

Retour à la réalité

Après cette extraordinaire prestation, j'étais tellement fier de cette soirée. Jamais je n'avais senti autant de belles et riches émotions. C'était cent fois mieux que ce que j'avais espéré. Des dizaines de gens sont venus me féliciter de ma performance, n'en revenant pas de ce que j'avais livré sur scène. C'était la cerise sur le sundae. Se faire dire que je suis « inspirant », que je sais « exprimer ma passion », mon « lâcher-prise », wow, je ne savais trop quoi dire. Une chose est sûre, c'est que j'en avais eu assez. Dès que le spectacle s'est terminé au son de la formidable performance de Cheick Anta, vers le coup de minuit, j'ai décidé de quitter sur ce sommet...Et sur le trajet du retour, en retraçant le fil des événements, jamais je ne me suis senti autant convaincu du bien fondé de cet instrument et de cette musique. Ce soir-là, j'ai déposé ma tête sur l'oreiller en entendant encore les dizaines d'irréductibles qui jouaient encore pour toute la nuit, et bon dieu que la musique était belle, véritable berceuse...

Ça ne fait aucun doute, tout le monde arborait la même couleur ce soir-là, et ce, autant en dehors qu'en dedans.

Et cette couleur est le Noir de l'Afrique.

lundi 3 mars 2008

Gotta remet ça aux Bobards!

Gotta Lago et son groupe seront encore une fois au bar Les Bobards, ce jeudi 6 mars 2008, à compter de 21h30, pour une autre soirée festive de rythmes et de musique endiablées! Ce qui est bien avec Gotta, c'est qu'on ne sait jamais trop à quoi s'attendre, à part bien sûr, de bouger et de danser!

Plusieurs invités spéciaux seront sur place, notamment Sadio Cissoko à la kora.

C'est un rendez-vous donc au 4328 boul. Saint-Laurent, coin Marie-Anne! N'oubliez pas d'apporter vos percussions!

Coût d'entrée: 5$

Myspace de Gotta

BOBARDaffiche mars 08

dimanche 10 février 2008

Xavier Rudd à Montréal: un orchestre à deux mains

 

Quoi de mieux que de profiter d'un samedi soir pour décompresser et aller entendre de l'excellente musique ? C'est ce que je viens tout juste de faire en allant voir Xavier Rudd au Métropolis dans le deuxième concert qu'il donnait à Montréal. Une décision de dernière minute que je ne regrette tellement, mais alors tellement pas! Les trente dollars qu'ont coûté le billet en ont valu amplement la peine, et comment !! C'était la première fois que je le voyais live et mes attentes ont été largement dépassées!

Pour les néophytes, Xavier Rudd est un auteur compositeur interprète australien qui a connu un succès monstre en 2005, grâce à son album Food in the Belly. Sa particularité est qu'il est un multi-instrumentiste accompli. Sur scène, il est littéralement entouré par une pléiade d'instruments. Le style musical de cet artiste est unique, mêlant le blues, le roots, le rock, avec une sauce percussive où se mélangent les guitares et les lapsteels, les percussions et surtout, les yidakis, autrement plus connus sous le nom de didjeridoo. Voilà donc pour la parenthèse documentaire.

Lorsque je mets les pieds dans la salle, celle-ci est déjà pas mal remplie au parterre. Sur scène, un gigantesque montage d'instruments est caché derrière un immense drap noir côté jardin, alors que du côté cour, un deuxième drap noir cache ce qui a manifestement l'air d'une batterie. Peu après 21h, les lumières se ferment enfin, et un homme à la carrure imposante s'avance sur scène, drôlement vêtu. De ma position, je ne peux pas distinguer vraiment s'il s'agit bien de Xavier Rudd, mais lorsque l'éclairage révèle ses traits, je me rends compte qu'il s'agit d'un aborigène australien en chair et en os avec son didjeridoo !!

Lorsqu'il se met à jouer de son instrument, je sens automatiquement une décharge électrique parcourir ma colonne vertébrale, tellement la vibration sonore est transcendante, intensément forte. Le didjeridoo est, à mon humble avis, l'instrument à vent qui est le cousin du tambour, tellement l'énergie, la puissance et la capacité à faire détonner l'énergie chez un public est similaire. Après une bonne minute où j'ai les tympans qui agissent comme des diapasons résonnant au souffle de l'aborigène, ce dernier se met à expliquer comment il faut souffler dans l'immense tube de bois. Puis, il explique les origines des différents sons, s'apparentant à des cris d'animaux de la forêt australienne. Une formidable introduction à un spectacle qui nous fera plonger dans l'univers de la musique australienne et de ses racines.

Après ce petit amuse-gueule musical, les lumières s'éteignent à nouveau, les techniciens de scène enlèvent enfin les draps et je peux enfin admirer la disposition de tous les instruments. Ce qui frappe tout de suite sur l'immense plate-forme surélevée du côté jardin, ce sont les 3 didjeridoos installés sur leur support. Plus à gauche, un mini-gong et un carillon sont juchés sur un support. Et à droite, une panoplie de petites percussions, surtout des mini-tambours. De l'autre côté de la scène, une batterie de petite taille avec des congas et des bongos sont installés. Pas de doute, la percussion sera à l'affiche pour ce show-là !

Xavier et son batteur prennent enfin place derrière leurs jouets, et le spectacle démarre. Les chansons défilent et le public se délecte des prouesses musicales des deux formidables musiciens. Pendant que Xavier Rudd chante, joue de la guitare, frappe du pied son kick et souffle dans ses didj, son acolyte frappe la mesure de sa batterie. Lentement mais sûrement, la musique me rentre dedans, trouve son écho jusque dans mes trippes, pour finalement me laisser pantois d'admiration devant la qualité du spectacle. Oui, ils sont bel et bien deux et ils jouent autant d'instruments !

Les moments d'improvisation sont ceux qui ont littéralement électrifié le Métropolis. Quand Xavier est seul derrière ses instruments, il est comme un petit garçon. Je ne sais trop comment il parvient à maîtriser autant l'indépendance des membres. Ses deux pieds font chacun une partie de rythmes, pendant que ses mains frappent les percussions selon un pattern qui est complètement différent. Puis, sa bouche crée une mélodie puissante, vibrante, transcendante lorsqu'il fait des beats aux didjeridoos. Complètement démentiel.

La foule est totalement conquise, tout comme moi, puisque ce n'est pas souvent qu'un artiste de cette trempe livre autant sur scène. Il ne parle pas beaucoup ce Xavier Rudd (hormis son fameux « How you're feeling? »), mais il n'a pas besoin de parler dans le fond, sa musique le fait à sa place ! Cet orchestre à deux mains a livré une superbe performance, et j'attends vivement son retour...Je ne suis pas le seul d'ailleurs ! Il représente vraiment ce que la musique a de mieux: apporter une dose de réconfort et oublier, le temps de 120 minutes, nos tourments. 

En cherchant un peu sur Youtube, j'ai trouvé deux extraits vidéos maison du spectacle. En voici un premier. La pièce est ma préférée, soit la magnifique chanson Messages qu'on retrouve sur l'album Food in the Belly. L'extrait a été enregistré la veille, le 8 février.

Le deuxième extrait vidéo montre la virtuosité de ce musicien hors-pair alors qu'il en met plein la vue avec un jam musical intense! L'extrait a été enregistré le 7 février au Capitole de Québec.

Entrevue avec Xavier Rudd (Le Soleil)

Critique du spectacle au Capitole de Québec (Le Soleil)

Photos du spectacle

vendredi 8 février 2008

Le retour d'Africana Soul Sisters!

Je viens de recevoir une nouvelle que j'attendais depuis longtemps! Mélissa Lavergne et ses comparses musiciens de Belle et Bum, Marie-Josée Frigon et J-F Lemieux, seront en prestation mardi prochain, le 12 février, au Divan Orange, à compter de 22h ! Le grand retour d'Africana Soul Sisters!

Africana Soul Sisters est une formation de musique percussive électronique alliant les percussions de Mélissa Lavergne (djembé, congas, bongos, darbouka), à la basse de J-F Lemieux et aux cuivres de Marie-Josée Frigon. Le tout savamment mixé aux laptops. Venez voir et entendre les impros musicales disjonctées de ces musiciens de grand talent !

Coût d'entrée: 5$.

lundi 4 février 2008

Escapade dans la vallée de l'or

Vendredi voilà plus d'une semaine, le directeur de production de mon école me laisse un message m'invitant à réserver mon mardi et mon mercredi de la semaine prochaine pour un corpo. Cette fois, c'est l'endroit qui sort de l'ordinaire, car nous allons à Val-d'Or, en Abitibi, dans le nord-ouest de la province (je le précise pour situer les lecteurs ne connaissant pas très bien la géographie québécoise). Je devais donc m'embarquer dans un périple de 700 km en voiture vers le nord.

Le mardi suivant, par un matin glacial, sac de sport contenant mes effets à la main, je me présente au point de rendez-vous à Laval, non loin de la 15, où j'ai attendu que l'on vienne me chercher. Puis, voyant les deux camions blancs bien distinctifs s'approcher, je me suis dit que j'étais pour vivre encore de bien beaux moments grâce au tambour...Et ce fut effectivement le cas.

Les yeux encore souillés de sommeil, je salue mes collègues qui sont pas mal dans le même état, à part Gotta, qui lui, peu importe l'heure du jour, est toujours super éveillé...Et c'est super, car dès que je le vois, les dernières volutes de fatigues se dissipent aussitôt. J'ai bien hâte de mettre les pieds dans la vallée de l'or, et moi qui trouvait déjà que Mont-Laurier était situé au bout du monde...

Nous montons ainsi vers le nord, sur la 15 qui devient la 117, toujours droit devant nous. Sur le chemin, on écoute de la bonne musique africaine, du reggae, et même, nous regardons le show de la troupe Gumboots sur DVD, ainsi que celui de la troupe Stomp...Ça fait passer le temps diablement vite! Si vite en fait que je me rends compte que Mont-Laurier n'est plus qu'à une trentaine de kilomètres. Cela fait étrange d'y repasser, cela me rappelle les bons moments du temps des Fêtes lorsque j'y étais allé, pour décrocher totalement...Mais, cela est une autre histoire.

Passé Mont-Laurier, nous entrons par la suite dans le parc de la Vérendrye, où le paysage enneigé témoigne à quel point le Québec n'a rien à envier aux autres endroits dans le monde pour la beauté de son paysage. La route est bien dégagée, ce qui est rassurant vu la quantité de courbes et de vallons à parcourir. Je dois m'armer de patience en voyant la pancarte verte annonçant que Val-d'Or est à 280 bornes de nous...Le bout du monde je vous dis!

Après des heures à rouler à travers des rangées d'arbres enneigés, sans rencontrer le moindre village, hormis Le Domaine, restaurant improvisé au bord d'un lac, là où la plupart des camionneurs passent pour se désaltérer et se reposer, nous arrivons enfin aux portes de Val-d'Or, aux dire d'un écriteau nous souhaitant la bienvenue. À peine entré dans la ville, nous arrivons à notre hôtel (le seul de la ville pratiquement), où nous allons décharger le matériel et prendre possession des lieux. Puis, nous profitons d'une bonne heure de repos, et je sombre ausitôt dans une sieste énergisante.

À peine éveillé, je me rhabille en uniforme pour aller rejoindre les autres au lobby, puis nous nous préparons, une fois dans la loge, à accueillir l'équipe de direction des caisses Desjardins de Val-d'Or. Ils sont tous fort sympathiques, et leur training se passe dans le plaisir et la bonne humeur. Toute l'équipe se retrouve ensuite en arrière scène où nous attendons, instrument en main, à l'introduction de bienvenue du président. Ce dernier se met ensuite à accueillir le groupe, et très vite, c'est au tour d'Amar et moi à s'avancer et à laisser libre cours, enfin, à la grande surprise.

J'ai eu un plaisir fou à jouer des duns avec Amar au djembé, c'est ce que nous avions prévu et c'est une nouveauté qui est vraiment à reconsidérer dans le futur. Les gens sont vraiment surpris de nous voir, la soixantaine de personnes dans la salle sont témoins de l'effet puissant des percussions. Ça crie, ça tape des mains, exactement ce que l'on voulait. Et lorsque toute l'équipe de direction sort de sa cachette, c'est l'explosion de joie et de sourires sur tous les visages.

Il y a eu un je-ne-sais-quoi de spécial dans ce corpo-là. J'ai senti un élan d'accueil, de véritable désir de faire une pause, de profiter à fond du moment présent. La température glaciale du local a fait place à une chaleur bienfaitrice, réconfortante. Et que dire de l'équipe qui a donné son 110% du début à la fin, avec Gotta à la guitare qui a fait chanter et danser les participants sur du ya-ya. Val-d'Or nous a même accordé une première: un rappel ! On se serait cru dans un véritable show rock. Ça m'a fait chaud au coeur de voir la lueur dans les yeux de tout ce beau monde, du bien bon monde, qui me donne le goût de remettre les pieds dans ce coin de pays, assurément !

samedi 2 février 2008

Gotta Lago Project en prestation!

gotta_7fev

Mon bon ami et artiste Ivoirien hors pair Gotta Lago sera en spectacle ce jeudi, 7 février prochain, aux Bobards (coin Saint-Laurent et Marie-Anne) avec son groupe. Venez festoyer et jouer de la musique en apportant vos propres percussions et ce, dès 21h30 ! Vous aurez aussi la chance de voir et entendre deux grands percussionnistes du Sénégal, Sadio Cissokho et Cheick Anta Faye. Ce spectacle est donné dans le cadre du mois de l'Histoire des Noirs.

Au plaisir de vous y rencontrer!

lundi 28 janvier 2008

Des bottes et un tambour!

Je viens de tomber sur l'extrait vidéo du numéro de Gumboots de la troupe d'Afrique en Mouvement, Amaqhawé, que les membres ont présenté lors du dernier Show du Refuge en décembre dernier, à la Place-des-Arts. Un superbe numéro harmonisant le rythme africain et la danse. Admirez à quel point le jeu technique et musical de Mélissa Lavergne est en parfaite symbiose avec les coups de bottes des danseurs. Clairement le meilleur numéro du spectacle!

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mardi 22 janvier 2008

Imposer le rythme

J'ai vécu une super belle expérience jeudi dernier, alors que j'étais convoqué à un autre corpo avec la grande équipe de Samajam au grand complet. Mais, cette fois-ci, c'était d'autant plus spécial parce que la veille, j'avais aidé à déplacer 700 (oui, vous avez bien lu) djembés dans la grande salle de conférence de l'hôtel Hyatt annexée au Complexe Desjardins. L'entreprise avait en effet réserver l'hôtel pour y tenir son grand congrès annuel, qui cette année avait (quelle coïncidence !) décidé d'avoir comme thème: «Imposer le rythme». Quoi de mieux que de souligner la chose au sens propre ?

Depuis que je suis mandaté pour faire des corpos avec Samajam, j'ai participé à des événements de toutes les sortes et surtout, de toutes les ampleurs possibles. Mais, celui-là était d'autant plus spécial par l'imposante organisation qui était à l'oeuvre. Pour la toute première fois, toute l'équipe de prof de Samajam était convoquée: Pat Dugas, Mélissa Lavergne, Richard Gingras, les frères Labrosse, Sadio Cissoko, Cheick Anta, Gotta Lago...Du talent à l'état brut pour faire vivre des moments plus qu'intenses à l'équipe de cols blancs qui n'avaient aucune espèce d'idée du genre de moment que nous allions leur faire vivre, évidemment!

C'est ainsi que j'arrive en début d'après-midi à l'hôtel Hyatt, où déjà le congrès bat son plein. J'ai à peine le temps de déposer mes effets et revêtir mon uniforme que déjà, les instructions quant à la mise en scène sont donnés. J'ai un peu de peine à croire que je vais partager la scène avec autant de musiciens de talent. Une superbe chance et, il faut l'avouer, une belle récompense. La salle est énorme et il y a en fait trois scènes, une principale au centre où il y aura la plupart des musiciens, et deux autres scènes satellites situées côtés cour et jardin. Je suis assigné sur la scène côté cour où je serai avec Mélissa! Je suis vraiment content de pouvoir partager une scène avec elle, ne serait-ce que pour son grand charisme, bien sûr, mais surtout parce qu'elle est devenue, au fil des mois où j'ai suivi des cours avec elle, une amie et une source d'inspiration très motivante...Mais évidemment, à ce moment-là, je ne pense pas vraiment à tout ça, trop occupé à trouver des mousquetons pour attacher mon djembé et essayer de me concentrer...

Les instructions de dernière minute étant données, tout le monde sait à peu près ce qu'il a à faire. Je dis bien «à peu près», parce que je sais pertinamment qu'une fois sur scène, il faut s'attendre à tout sauf le plan de match initial. Et comme de fait, dès que nous sommes passés au travers de la foule, et que nous montons sur scène, il faut repenser à tout ce qui a été convenu puisque l'équipe de l'entreprise ont décidé de sortir tout de suite les sept cent djembés de leur cachette! Oups...Mais bon, ce n'est pas la première fois que nous faisons face à la musique...

L'énergie est incroyable. L'acoustique de la salle faisant encore plus résonner les sons des djembés, on se croirait plus de deux mille plutôt que "seulement" sept cent...La technique est déployée comme dans les grands spectacles, avec quatre écrans géants derrière nous, des moniteurs, une équipe de caméraman...Je constate à peine mon visage en format 12 pieds par 8 sur l'écran derrière moi. Je fais juste tripper sur scène avec Sadio à mes côtés et Mélissa Lavergne de l'autre. Pas besoin de vous dire que l'adrénaline coulait à plein débit dans mes veines ! J'ai tellement eu de plaisir avec Mélissa et notre section de foule à faire jouer des roulements qui sonnaient comme des coups de tonnerre dans la salle! Tous les visages étaient radieux! L'heure a passé en une fraction de seconde, et je suis descendu de mon podium un peu étourdi par tout ce que je venais de vivre...

J'ai rejoué une deuxìème fois dans le hall de la salle de conférence avec encore une fois, Sadio, Cheick Anta et Mélissa. Un autre super beau moment de musique où on se laissait aller avec des solos de djembés et des cassés, pendant que l'équipe de cadres battait la mesure de leur main et que les invités entraient dans la salle pour leur gala de remise de prix annuel. Jouer en compagnie de percussionnistes aussi talentueux, et être capable de suivre le rythme, c'est toujours quelque chose de très très enrichissant.

Cette journée incroyable s'est terminée le soir avec un spectacle de percussions donné par toute l'équipe de la troupe Samajam, dirigée par Pat Dugas. J'aurais pu décider de faire partie de la bande moi aussi, mais sans trop savoir pourquoi, j'avais l'intuition que je devais me retirer et savourer le spectacle de l'oeil d'un spectateur. Être de l'autre côté du miroir. Et wow, je n'ai pas été déçu! Un moment tout-à-fait magique, où j'ai constaté que les événements corporatifs prennent une toute nouvelle tournure. Mêlant les quatre grands styles de la percussion, le mélange était juste parfait entre le numéro carrément génial de percussion flamenco au cajòn, suivi de la pièce méditerranéenne au darbouka, suivi du latino, de l'africain et finalement, la cerise sur le sundae, le brésilien.

Je vous laisse avec un extrait vidéo de la portion brésilienne du spectacle. Et rien ne peut mieux résumer les paroles qu'un employé de la compagnie assez jeune m'a dites en voulant savoir si je faisais partie de la bande de musiciens qui se démenaient sur scène:

Wow, j'ai jamais vu autant de vieux danser sur un plancher de danse!

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jeudi 10 janvier 2008

Retour sur le corpo de Rona (vidéo)

En souvenir du passage de Samajam au siège social de la compagnie Rona en novembre dernier, voici un petit vidéo qui résume assez bien merci l'intensité et l'énergie créative de cette soirée haute en couleur! À voir!


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Vidéaste: Daniel Lemieux, alias la Repouce

lundi 7 janvier 2008

Lancement du EP de Blandilo

Quoi de mieux que de commencer l'année du bon pied par un bon show de percussions ? Ça tombe bien, il y en aura un excellent qui se déroulera cette semaine ! Il s'agit du duo de percussionnistes Blandilo qui donnera un spectacle en l'honneur du lancement de leur album EP...Savant mélange de percussions de toutes origines et de musique électronique, ce duo est composé de Joannie Labelle et Merlin Ettore.

Cet événement aura lieu ce jeudi, 10 janvier 2008, à 20h au théâtre Plaza, situé tout près du métro Beaubien, au 6505 Saint-Hubert. Le coût d'entrée est de 10$. Et j'ai eu vent qu'il y aurait de belles surprises à ce concert !

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un extrait vidéo réalisé au dernier Drum Fest à Montréal!

Liens pertinents:

MISE À JOUR (10/01/08)

Je viens de recevoir le line up du show de ce soir, et ouf, ce sera tout un spectacle! Voici donc les invités qui joueront en compagnie de Blandilo !

Blaise Borboën-Leonard: violon
Carlo Birri : basse
Sebastien Cloutier: clavier
Youri Raymond: vocal, guitare
Pierre-Philippe Côté: contre-basse, clavier, vocal
Mario Allard: sax alto
Julien Marquis: sax ténor
Benoît Roland: électronique, vocal
Vincent Perreau: guitare
Luc Boivin: percussions
Matt Toupin: batterie, vocal
Patrick Dugas: percussions
Dominic Côté: percussions
Luca Perluzzo Masad: percussions
Cathy Sunderland: vocal
Joannie Labelle: percussions
Merlin Ettore: batterie, électronique

La clé dans le contact

Ça y est! 2007 est officiellement derrière nous! J'espère que vous avez bien profité de vos vacances en famille, ou avec vos amis...Pour ma part, j'ai décidé de vraiment décrocher, en étant un peu partout dans la province, de Gatineau à Mont-Laurier...J'en ai profité pour me ressourcer, refaire mes forces, reprendre goût au plaisir de jouer de la percussion en m'accordant un véritable sevrage...J'ai vraiment hâte de voir ce que 2008 me réserve comme surprises...Et ça, il y en aura vraiment tout plein, j'en suis convaincu!

Comme c'est le début d'un nouveau cycle de 366 jours (si vous ne le saviez pas, 2008 est une année bissextile), j'ai cru bon vous dresser un bilan de mon année 2007 en vous listant les billets sur mon blogue qui témoignent des moments forts de cette dernière année.

JANVIER

FÉVRIER

MARS

  • La première intervention avec les fameux tubes musicaux, où on a constaté qu'il ne suffit de pas grand chose pour créer une magie et une joie collective chez des gens qui n'ont pas l'habitude de jouer des rythmes.
  • La Journée des Maîtres du mois de mars, où j'ai eu la chance de jouer avec Linda Thalie et jammer aux sons des beats électroniques de maître Alain Vinet, DJ et directeur musical du Cirque du Soleil. Hallucinant !!
  • Le Psyshow 2007, où j'ai eu la chance de partager avec deux très bons amis là scène du mythique Club Soda pendant 10 minutes...Juste pour ce trip, ça n'a pas de prix.

AVRIL

  • Les premiers examens de ceinture jaune où j'avais le mandat d'évaluer les étudiants. Jamais je n'oublierai l'éclat dans les yeux des étudiants qui ont réussi cette exigeante évaluation, ce fut mon salaire pour le restant de l'année.
  • Le gala Femmes et Cinéma, où nous avons monté avec Luc Boivin un concept complètement sauté où nos djembés étaient éclairés avec des spots lumineux de couleur, et où la créativité dépassait les limites.

MAI

  • L'intervention corporative à Magog avec l'équipe de la mairie et des bénévoles. Plus de 500 personnes jouant avec les tubes...Pour les sons et la couleur, ça méritait vraiment le détour!
  • Cette fameuse soirée où, par les premières chaleurs de l'été, j'ai eu une drôle d'anecdote à raconter dans le métro de Montréal...

JUIN