lundi 7 mai 2007

Des Cantons-de-l'Est à Mont-Laurier!

Avant-hier je faisais une escapade à Magog, et voilà que demain je vais me retrouver dans le Nord, parmi les mouches noires, à Mont-Laurier! Avec Louis et quelques autres personnes de Samajam, nous allons être accueillis par le maire de la municipalité qui nous convie à un banquet avec spectacle et conférence de presse. Je vous en fait le compte-rendu comme d'habitude mercredi!

dimanche 6 mai 2007

Tambours et tubes en Estrie

Hier midi, j'arrive avec un peu plus de 15 minutes de retard au local de pratique pour créer en moins d'une heure un numéro d'ouverture que je vais présenter avec une vingtaine d'autres samajamiens. Les traits tirés, mais toujours de bonne humeur, Louis Bellemare est déjà en train d'exposer le plan de match aux troupes. Ces moments de pratique sont toujours un peu spécial, dans le sens que souvent, nous allons dans une direction musicale pour ensuite bifurquer dans une toute autre avenue. Celle -là ne fait pas exception!

Je suis vraiment content de revoir Moïse. Ce Togolais d'origine, arrivé au Québec il y a un peu plus de six mois maintenant, joue un instrument dont je suis encore une fois tombé sous le charme: la calebasse. À l'état d'origine, la calebasse est une plante qui pousse en Afrique, dont le fruit ressemble à une amphore. En guise d'instrument, elle sert surtout de caisse de résonance à la sitar, au berimbaù, à la kora ou au balafon. Mais j'adore quand elle est utilisée seule, comme un dôme reposant sur un baril vide, comme percussion. Ça remplace aisément un ensemble de batterie complète. En frappant avec le poing sur le sommet, on obtient une basse tonitruante, ronde et très vibrante, alors qu'en fouettant les côtés avec le pouce ou l'index, les claques sont riches et très caractéristiques. Les rythmes que Moïse réussit à sortir de cette noix de coco format géante sont tellement groovy qu'on ne peut que taper du pied avec le sourire aux lèvres.

Avec lui et Cheick Anta, on se munit de duns et nous allons pratiquer une partie qui s'adaptera bien au kuku que les autres sont en train de pratiquer dans l'autre salle. Puis, nous répétons bout à bout la totalité du numéro d'ouverture, et après, c'est le branle-bas de combat car nous sommes déjà en retard sur l'horaire et nous devons partir à Magog. Le temps de manger salades, sandwich, jus de légumes, une pomme et un biscuit, je saute dans un des deux camions qui nous amène à destination. Une heure et des poussières plus tard, nous arrivons à «Magog centre-ville», plus précisément à l'aréna de la ville, où aura lieu dans deux heures à peine le gala des bénévoles de Magog avec le maire.

À peine le temps de décharger la remorque de nos instruments, Louis regroupe les percussionnistes, puis nous introduit au maire de la ville, un monsieur fort sympathique qui a toutes les caractéristiques du maire de région, avec sa grande hospitalité et sa bonne humeur. C'est lui qui introduira notre numéro en improvisant sur un djembé après son discours inaugural. Il ne nous reste que cinq petites minutes pour paufiner le numéro sans instruments, seulement avec les déplacements sur scène. Difficile de se concentrer alors que les techniciens fourmillent à installer les micros et à faire les tests de son.

Finalement, nous avons quelques minutes de pause et nous retournons dans la loge, soit le vestiaire de l'équipe locale de hockey de Magog. De petites bouchées sont déjà prêtes à être mangées, mais seulement après notre numéro. Le metteur en scène vient vite nous avertir d'être standby en coulisses car ce sera bientôt notre tour. En faisant le tour de l'aréna, je constate que la salle sera composée d'environ 600 personnes. Puis, le maire fait enfin son entrée, son discours, puis il frappe sur le djembé, et c'est à nous de jouer!

Chaque fois que je vis un spectacle, je constate qu'on arrive à toujours mieux performer. Le numéro a été franchement pas mal réussi, en quinze minutes. Moïse était le premier à fouler la scène et en effectuant un numéro de percussions sur sa calebasse. Incroyable la puissance de cet instrument, ça résonnait dans l'aréna avec une telle force que les murs en tremblaient presque. Puis, Cheick est venu accompagner Moïse au djembé et les deux se sont échangés des solos dont eux seuls possèdent le secret. Par la suite, j'ai monté sur scène accompagné des autres élèves de Cheick pour effectuer notre pièce "Samajam Diouf" avec ses supers cassés. Michel Séguin Jr. a ensuite pris la relève avec les baguettes et ses passes de coudes. Il a fait participé la foule avec brio en chantant et en leur faisant taper des mains. Puis, Moïse et moi avons remonté sur scène avec les duns pour entamer le fameux kuku, qui s'est terminé par une grande apothéose alors que quarante personnes se partageaient un coin de scène, jouant du djembé. Encore une fois, les applaudissements ont témoigné l'incroyable pouvoir du tambour qui fait son effet dans le coeur des gens.

Mais, nous avions encore une autre présence à faire, cette fois-ci avec les fameux tubes Samajam. Munis de 300 tubes, nous en avons distribué dans toute la salle, et, accompagnant Louis sur la scène, nous avons répété l'expérience de la symphonie en tubes une deuxième fois. Cette fois-ci a été encore plus impressionnante avec l'acoustique d'aréna. Les couleurs et les sons étaient vraiment surréalistes. Malgré certaines craintes, la foule a adoré notre créativité avec ses bouts de plastique. Nous avons donc quitté l'Estrie avec l'assurance d'avoir instaurer dans ce coin du Québec un peu de chaleur et de soleil en ce début de printemps!

samedi 5 mai 2007

Virée à Magog

Je pars dans quelques heures dans la super belle région de l'Estrie, à Magog, avec la gang de Samajam. Nous allons faire le party dans l'assemblée annuelle de la mairie. Nous avons tout juste deux heures pour monter un spectacle composé de différents numéros, un peu comme nous l'avions fait la semaine dernière au gala Femmes et Cinéma.

J'ai bien hâte d'aller dans ce coin du Québec, ça fait des lunes que je ne suis pas allé. Et avec la superbe température et les arbres qui bourgeonnent, ce sera à coup sûr magnifique. Je vous en fais un compte-rendu détaillé dès mon retour!

En attendant, allez dehors dire bonjour au soleil!

mercredi 2 mai 2007

Mathématique musicale

Depuis trois semaines déjà, la nouvelle session de cours de percussion africaine est commencée. Et le mercredi soir, j'assiste, avant mon cours avec Mélissa Lavergne, à celui qu'elle donne au premier groupe d'élèves intermédiaires. C'est une excellente façon de pratiquer, et surtout, de me familiariser avec les duns. Je sens vraiment une progression avec cet instrument d'accompagnement. C'est vraiment ultra satisfaisant de sentir la coordination des mains, la cloche, le son qui résonne de la peau de vache épaisse...Mais surtout, sentir tous les djembés qui s'appuient sur un pattern sans cesse répétitif et métronome de baguettes. Aussitôt que j'accélère, les djembés me suivent dans le tempo, comme une énorme locomotive quittant une gare.

Pour une rare fois ce soir, nous avons quitté le monde du binaire pour s'aventurer dans celui moins connu du ternaire. En musique, dans la grande majorité des cas, le rythme est divisé en mesures de quatre temps. C'est ce qu'on appelle le mode binaire. Les temps se divisent en deux parties égales, et chaque temps contient des notes qui vont s'équilibrer au travers de toute la mesure. C'est le cas des rythmes que j'ai révisé avec Mélissa comme le kassa (rythme africain traditionnel joué lors des récoltes) et le makru (rythme de séduction). De façon globale, cela donne l'impression de régularité. Par contre, si je pense au swing et au jazz, bien entendu, ce qui en fait un style tellement particulier, c'est la propension au déséquilibre. Cette fois, le mode est ternaire. Les temps ternaires se divisent en trois parties égales et non en deux. Souvent, il y aura deux notes par temps ternaires de joué, et une note occupera le tiers du temps et l'autre, les deux tiers (ou vice-versa).

J'espère ne pas vous avoir perdu jusque-là! J'avoue que tout cela sonne plus comme de la mathématique versus de la musique. Mais bon. Je me devais de vous expliquer cela car c'est une des colonnes primordiales à décortiquer lorsqu'on visite le temple du rythme. C'est donc dans le monde du ternaire que j'ai pris un malin plaisir à plonger. Nous avons vu le fameux soko, rythme que Michel Séguin nous avait introduit la session dernière. C'est le rythme africain de prédilection pour la circoncision des jeunes garçons. Les parties de djembé sont ultra simples à jouer séparément, mais attention, les mettre ensembles demandent tout un défi. Et je ne parle même pas des parties de duns qui elles sont complètement démentes. Une part sur le premier temps, l'autre sur le "4 et 1", l'autre juste après l'avant dernière-note. C'est la beauté des rythmes, chacun possède sa dose de gymnastique mentale à laquelle il faut s'attarder pour avancer...

Je vous laisse en vous laissant ce lien qui vous permettra de mieux comprendre la mécanique du solfège, si comme moi vous vous couchez tard et que vous n'avez absolument rien compris de ce que je viens de décrire. Sacré mathématiques...

mardi 1 mai 2007

Mongrain et les «émo»

C'est rare que je sors du cadre de mon blogue, mais je ne peux sous aucun prétexte ne pas partager avec vous ce bijou d'extrait vidéo que j'ai trouvé sur Youtube. Il s'agit d'un extrait du célèbre Jean-Luc Mongrain qui, dans le cadre de son Grand Journal à TQS, découvre ce que c'est qu'être "emo" en lisant le courrier des lecteurs. Du Mongrain à son meilleur. Je ris encore des "têtes d'acier", "fresh", "métalleux", "skater" et j'en passe...

Template developed by Confluent Forms LLC; more resources at BlogXpertise