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mardi 1 juillet 2008

Shows devant!

L'été est là, les vacances approchent, et c'est synonyme de spectacles en vue pour moi! Après la Saint-Jean, je serai sur scène cette semaine dans deux festivals parmi les plus populaires au Québec!

Tout d'abord, demain, mercredi 2 juillet, à 18h, je serai au Festival International de Jazz de Montréal, sur la grande scène GM au coin de Jeanne-Mance et Sainte-Catherine, pour animer un immense jam de percussions! En guise d'introduction à l'événement, il y aura aussi un numéro de percussions africaines avec Mélissa Lavergne, Antoine Geoffroy, Kattam, Pat Dugas et Dominic Côté. Venez jouer avec nous, les instruments seront fournis!

Le lendemain, jeudi 3 juillet, à 20h30, je serai à Drummondville avec Mélissa Lavergne et une trentaine de percussionnistes pour l'ouverture du Mondial des Cultures. Une très grande cérémonie accueillant tous les artistes venus d'une vingtaine de pays. Au menu, percussions africaines et brésiliennes!

Parallèlement à ces deux spectacles, je vous convie ce soir, à 23h59, au Savoy du Métropolis dans le cadre du Festival de Jazz pour voir et entendre l'excellent groupe électro africain Africana Soul Sisters qui seront en prestation pour la première fois à ce grand événement! Il y aura deux invités spéciaux, soit Kattam et Gotta Lago!

Parlant de Gotta, il sera finalement lui-même en prestation au bar Les Bobards, ce jeudi 3 juillet, à compter de 21h30, avec son band, pour une autre soirée reggae africaine des plus endiablées!

P.S.: Voici un peu pourquoi je ne publie pas souvent d'articles sur mon blogue ces temps-ci. Avec autant de bons shows, je suis rarement assis devant mon écran! Mais, je vous réserve le récit de l'extraordinaire soirée de Saint-Jean Baptiste pour très bientôt!

lundi 23 juin 2008

Une Saint-Jean bien spéciale...

Je n'ai pas vraiment eu le temps de mettre à jour mon blogue ces temps-ci, car je suis passablement occupé. J'ai eu deux pratiques ce week-end car demain, je m'apprête à vivre un autre trip musical très intense. Je foulerai la scène du parc Maisonneuve, sur le coup de minuit, pour la grande finale du spectacle de la Saint-Jean Baptiste (fête nationale du Québec). Une finale devant une foule estimée à plus de 100 000 personnes! Ce sera incroyable!!

Nous avons répété deux fois ce week-end, et notre chef d'orchestre Luc Boivin nous a concocté une partition de percussions vraiment géniale. Attendez-vous à en voir de tous les styles avec du djembé, des surdòs brésiliens, des shekere, et des timbaù. Nous serons une soixantaine à être sur scène! Avec qui et sur quelle musique? Je vous laisse la surprise!

C'est donc un rendez-vous sur place, au parc Maisonneuve, à compter de 21h demain (mardi) soir ou en direct à la télé de Radio-Canada, à compter de 21h30. Mais, notre prestation sera diffusée très tard, vers minuit. Ajustez vos appareils!

Bonne Saint-Jean!

mardi 17 juin 2008

Célébrer l'été avec Taafé Fanga!

Cette semaine, l'été arrive enfin! Et quoi de mieux que de célébrer en grand l'arrivée de la chaude et belle saison avec un super spectacle de musique africaine! Le groupe afro-québécois Taafé Fanga sera en spectacle à l'Alizé ce samedi 21 juin, à 20h30, avec de nombreux invités! Venez goûter à la danse et à la musique de l'Afrique de l'Ouest! Garanti que ça va vous énergiser pour tout l'été!

 

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dimanche 15 juin 2008

Le Métropolis, deux fois plutôt qu'une!

Depuis les deux dernières semaines, j'ai eu la chance de fouler les planches du mythique Métropolis de Montréal deux fois plûtôt qu'une! Le lundi 2 juin dernier, c'était pour la conférence du Festival de Jazz et vendredi, c'était pour le grand party annuel de la compagnie Ubisoft de Montréal. Je vous fait donc un petit topo de ces deux moments forts du début de juin!

Un avant-goût de jazz

Lundi, 9h du matin, les yeux encore pas mal fatigués du week-end, j'arrive au Métropolis, salle de spectacle où sont passés tous les grands noms de la musique. Sur la marquise de la salle, on peut lire en grandes lettres majuscules la tenue de la conférence de presse du Festival de Jazz. En m'engouffrant à l'intérieur, je constate que des techniciens s'affairent à installer d'immenses panneaux où je reconnais le fameux chat, l'emblême du festival. Sur scène, les djembés sont en train d'être déchargés tandis que la plupart de mes collègues musiciens sont déjà arrivés, en ayant un peu les mêmes yeux fatigués que les miens.

La conférence consiste à la divulgation de la programmation extérieure du festival, devant un parterre de plusieurs dizaines de journalistes, la plupart issus du domaine des arts et de la critique musicale. Autant dire que nous devons jouer avec tout notre "savoir-faire" pour être à la hauteur. Nous allons par la suite distribuer des djembés à tout ce beau monde pour qu'ils puissent oublier leur job le temps de quelques minutes.

Le temps de placer tous les instruments et de faire quelques déplacements de scène, nous sommes appelés à aller dans la fameuse loge située sous la scène. Je profite du moment, car je me mets à penser que plein, mais vraiment plein d'artistes de renom sont passés par ici...C'est toujours assez particulier comme feeling.

Après une petite demi-heure de détente et d'attente, nous sommes finalement appelés à nous préparer pour notre entrée en scène. De l'autre côté du mur, j'entends Laurent Saulnier, grand manitou du festival, présenter les différents volets extérieurs du programme d'un des événements musicaux les plus populaires de la planète. Puis, derrière nous, en haut de l'escalier menant sur la grande scène, Alain Simard discute et observe. Vient ensuite le tour du président du salon des instruments SIMM de prendre la parole, pour ensuite faire son solo au djembé. Le signal est ainsi donné...

Tour à tour, Cheick Anta, Antoine et toute la bande se déplacent sous les feux des projecteurs! Et quand je dis "feux", le mot est faible! Nous sommes assaillis par des bombardements incessant de flashes de caméras. Ça bourdonne de toute part! Sans compter les quelques dizaines de caméras de télévision que j'ai pu apercevoir dans mon champ de vision. J'ai intérêt à sourire!

Notre performance est électrisante et ne dure que sept petites minutes. Mais ces sept minutes, je vais me les rappeler très longtemps, à cause de toute l'intensité du moment et aussi, parce que cet événement lance mon été de façon assez intense merci. Je vais aussi me rappeler longtemps du moment fantastique qui a suivi où Cheick Anta, de retour dans la loge, n'a pas arrêté de jouer avec une telle intensité et une telle énergie que nous avons jammé pendant un bon 15 minutes à fond la caisse. Je suis certain que les colonnes du Métropolis en tremblent encore aujourd'hui. Si bien que lorsqu'Alain Simard est entré dans la loge et a constaté ce qui se passait, il n'a pu s'empêcher d'esquisser un grand sourire, tout en se demandant probablement quelle bande d'huluberlus il avait devant les yeux. Mais il a adoré, ça j'en suis persuadé.

Je vous garde la seconde partie de mon passage au Métropolis pour un autre article à paraître cette semaine!

mercredi 11 juin 2008

Comment faire des solos de djembé - Leçon 4

Mathieu Charrois vient de m'envoyer sa doute dernière leçon de sa méthode Comment faire des solos de djembé. Dans cette quatrième leçon, vous apprendrez différentes phrases de solos qui peuvent servir de base pour acquérir un bon vocabulaire lorsque vous jouerez un solo. De plus, différentes techniques de frappes sont utilisées, comme le flam et les roulements. Bon apprentissage!


Phrases de solo. (leçon 4) Voici des phrases de solo. Ces phrases deviendront votre vocabulaire de base pour vos propres improvisations. Vous pouvez répéter chaque phrase en boucle ou laisser des silences entre les répétitions. Prenez note que le doigté est optionnel. Faites les roulements et les flas du côté avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise. 1) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ bss,,4,,,lbsss,roo,lbss,loosoosss,roo,, l 4r l 4r l r 4l 4r l 4r l r l 4r l r 4l 2) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ bss,,4,,,lboosoo,,lbss,loosoos,ls,4,,,, l r4 l 4r l r l 4r 4r l 4r l r l 4r 3) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ booosb,rs,rb,rssb,rsbss,loosoosoosoos, l r4 l r l 4r 4 l 4r l 4r l 4r l r l 4r l r l 4r l r 4) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ s,roo,s,loo,rs,roo,ls,o,ls,oo,rs,ro,4f,,, 4r l4l 4r 4l 4l 4lr 4 5) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ ,s,lss,,ls,ss,4,s,lss,,ls,oo,rs,rs,roo,, 4l 4r 4lr l 4r 4lr 4 4l 6) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ ooss4,oeos4s,oeoss,sgssss4,o,ls,oeoo4o,f, 4e 4 4 l 4 s o b f v s n oeo sgs R L La claque, le cassé, « slap », le « pa » Le coup ouvert, « open », « tone », le ton, le « pi » La basse, le « pou » Le fla utilisant le claque Le fla utilisant le coup ouvert Le fla combinant le coup ouvert et la claque Roulement de coups ouverts (3 notes dans l’espace de 2) Roulement de claques (3 notes dans l’espace de 2) Frappe de la main droite Frappe de la main gauche Méthode djembé solo : www.djembe-solo.ca Blogue de Martin le djembéfola: www.martinledjembefola.com

Liens audio

mardi 3 juin 2008

Une pyramide de tambours

J'ai reçu ce vidéo fort original d'une amie sur Facebook et je tenais à vous le faire partager. Il s'agit de la candidature de Shawn Thériault, percussionniste animant des ateliers pour un organisme à Saint-Jérôme, à l'émission Que feriez vous pour mille piasses diffusée sur les ondes de TVA (au Québec). Ce qui est pas mal spécial dans sa prestation, c'est la disposition des six djembés, et la façon qu'il s'y prend pour en jouer. Bonne chance Shawn!

mercredi 28 mai 2008

Jam de percussions ce week-end!

Un jam dirigé de percussions africaines est organisé ce samedi, 31 mai, au bar l'Alizé situé à deux pas du métro Berri-UQAM. Ce jam est dirigé par nul autre que les jumeaux Benjamin et Olivier Landry du groupe Taafé Fanga. Le coût d'entrée est de 12$. Veuillez confirmer votre présence par courriel en cliquant ici.


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Le hang, un instrument fascinant

Je suis tombé ce week-end sur un vidéo montrant un percussionniste s'adonner à une improvisation fascinante avec un instrument que je n'avais jamais vu auparavant. En forme d'ovni, tout en métal, le musicien y frappait la coque et selon l'endroit où il frappait, il sortait de l'instrument des notes très belles, très mélodieuses. C'est ainsi que j'ai fait la connaissance du hang, tout nouvel instrument qui réinvente à nouveau le domaine des percussions.

Avant d'aller plus loin, voici une image de quelques hanghang (hang au pluriel).

L'instrument a été conçu en 2000 par deux musiciens suisses, Félix Rohner et Sabina Schärer, à Berne. Le mot « hang », en bernois, signifie « main », d'où l'appellation de l'instrument qui se joue avec les mains. Le hang est le fruit de 25 années de recherche en accoustique et en métallurgie. Ce qui est très étonnant en regardant un hang, c'est sa simplicité. Deux dômes de métal en acier juxtaposés forment la caisse de résonance. L'instrument comporte 9 notes, chacune étant générée très précisément par les huit renflements circulaires situés sur le pourtour de la paroi et par la protubérance au sommet (qui correspond à la note la plus grave). Le demi-dôme qui contient toutes ces notes correspond au côté Ding de l'instrument, alors qu'en dessous, l'autre dôme comporte un trou central qui fait penser à un udu. On appelle ce côté le Gu. Plusieurs types de hang existent, chacun ayant été précalibré selon une gamme de notes précises.

Le hang se joue idéalement assis, l'instrument reposant sur les cuisses et les genoux, à l'horizontale. Il suffit pour le musicien de taper la paroi aux endroits appropriés pour générer les notes. En frappant dans les zones jouxtant les renflements, le son correspond à la note parfaite. Plus on s'éloigne de ces zones, plus les harmoniques seront persistantes, si bien que plusieurs types de sons peuvent être générés avec l'instrument. En utilisant une technique de frappe s'apparentant au darbouka et au tabla, on peut générer des sons plus secs, plus étouffés, avec moins d'harmoniques que si on frappe librement sur l'instrument. On peut également se servir du côté Gu comportant la grande ouverture pour jouer de la même façon qu'un udu, à défaut de ne pouvoir générer cette fois-ci qu'une seule note avec ses harmoniques.

Malheureusement, le hang ne se vend pas à grande échelle, les créateurs ayant délibérément décidé de se concentrer sur la très grande qualité de leur instrument plutôt que sur une mise en marché plus globale. Il faut donc écrire directement (par la poste ou par fax) auprès d'eux pour s'inscrire à une liste d'attente, et souvent, plusieurs mois sont nécessaires afin de pouvoir mettre la main sur un hang. Le prix est d'environ 1500$ à cause de l'infinie précaution et minutie dans la fabrication du dôme servant à générer les notes. À noter qu'aucun site web officiel ni adresse courriel n'existe sur les créateurs et l'instrument.

Pour vous montrer la très grande beauté de la musique créée avec un hang, voici deux vidéos d'improvisation que j'affectionne particulièrement. Bonne écoute!

Listes de liens pertinents sur le hang

mercredi 21 mai 2008

Jouer du darbouka au Club Soda!

J'ai enfin mis la main sur la copie vidéo de notre fameuse prestation lors du Psyshow 2007 de l'an dernier, spectacle des étudiants du bac en psychologie qui a eu lieu au Club Soda. J'ai accompagné au darbouka mon amie Annie, qui a magnifiquement bien chanté, et mon ami Jérôme, guitariste de talent. Revoir ces images me rappelle de très bons souvenirs! Suivez le lien ci-dessus pour lire le récit de cette superbe soirée!

mardi 20 mai 2008

Le sourire

Il y a de cela plus d'un mois, je suis mandaté pour aller faire une animation de percussions dans une école de la rive nord, avec Gotta, Cheick Anta et Jonathan, un élève de l'école. Magnifique journée de printemps où la neige commence à peine de fondre. Je suis enthousiasmé par cette expérience, parce que notre public est beaucoup plus rafraîchissant et réceptif qu'une bande de vestons cravates BCBG. C'est donc le sourire aux lèvres que nous roulons jusqu'à l'école de l'autre côté de la rivière des Milles-Îles.

Arrivé sur les lieux, je tombe tout de suite sur la directrice qui nous attendait déjà avec impatience. Le premier contact est donc excellent, et nous sommes sitôt conduits au gymnase, lieu où dans quelques instants, une magie certaine va opérer. Bien vite, nous préparons notre matériel, et je discute avec mes comparses de la stratégie à adopter pour que cet après-midi soit mémorable pour les petits bonshommes qui vont venir découvrir la richesse africaine. Notre statégie est simple: basée entièrement sur de l'improvisation, Gotta fera chanter les jeunes, faire un conte, danser les enfants et moi, je prendrai le relais pour les tubes musicaux. Nous devons répéter la séquence deux fois, devant chaque fois 200 jeunes.

L'aspect technique étant maintenant établi, nous attendons l'heure fatidique avec hâte et un bel enthousiasme. La directrice lance soudain son appel à l'interphone, signal que nous devons prendre place pour accueillir le premier groupe d'élèves. Peu de temps après, les premiers groupes font leur entrée, et c'est avec un grand sourire que nous accueillons des enfants hauts comme trois pommes, leur grands yeux fixés sur nous. Nous commençons notre spectacle par un rythme léger, le kuku, et Cheick Anta prend un malin plaisir à aller au micro et à faire chanter les enfants tout en leur indiquant de taper dans les mains. Aussitôt, la magie s'installe, le contact prend forme, et la table est mise pour vivre à nouveau un moment inoubliable.

Gotta, caché derrière d'épais rideaux dans le coin du gymnase, émet aussitôt des cris et agite les bouts de tissu pour manifester sa présence. La réaction est on-ne-peut plus délicieuse dans la salle: un véritable mouvement de surprise se répand, alors que les enfants se lèvent, les yeux grands ouverts, le doigt pointé en direction des rideaux. Gotta fait son entrée, au son du balafon que Cheick Anta joue avec un plaisir manifeste. Un silence teinté de surprise s'installe, et Gotta souhaite la bienvenue aux enfants: «Bienvenue dans notre village d'Afrique».

Les deux heures qui suivirent ont été délicieuses par la spontanéité et l'authenticité dégagées par les enfants dans la salle. Un formidable moment ludique teinté de musique et de sourires que je ne suis pas prêt d'oublier. Surtout lorsqu'à la toute fin de notre prestation, un garçon s'est timidement avancé sur la scène avec une pile de dessins que les enfants avaient pris la peine de créer durant l'après-midi. Les dessins représentaient nous quatre, en train de donner notre spectacle.

Lorsque Gotta l'a pris dans ses bras pour le mettre sur ses épaules, le petit avait un sourire fendu jusqu'aux oreilles. Et plus tard, lorsqu'un des parents responsables des groupes nous a révélé l'importance de ce sourire, ça m'a grandement ému. C'était son premier véritable sourire depuis le début de l'année. Ayant de sérieux troubles de comportements, cet enfant avait, grâce à la magie de la musique, pu se défaire d'un étau considérable. Jamais depuis je n'ai oublié la puissance de ce sourire. Et j'y pense à chaque fois que je joue du tambour maintenant.

mardi 13 mai 2008

Comment faire des solos de djembé - Leçon 3

Voici un troisième article de Mathieu Charrois puisée de sa méthode pour parfaire des solos au djembé. Cette leçon est consacrée à deux exercices permettant de travailler les triolets, tout en augmentant la souplesse et la vitesse.


Comment faire des solos de djembé. (leçon 3) Voici deux exercices très importants pour vous aider à développer la dextérité nécessaire pour faire des solos. Jouez en boucle. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. (Audio 1) 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + 1+ 2+3+4+ 1+2 +3+4 + s,,,4s,,,4s,,,4s,,,4s + +s + ++s 4 4 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + 1+ 2+3+4+ s+ +++s 4 4 1+2 s + +3+4 s s s s s s s s s+s+s s+s+s s+s+s s+s+s+ 4 4 4 4 4 4 4 4 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + ssss4ssss4ssss4ssss 4 Les triolets sont en bleu. Voici un exercice très efficace pour améliorer votre jeu. Enchaînez les phrases suivantes de haut en bas, puis de bas en haut. Commencez lentement en vous concentrant sur la qualité des sons, et détendez-vous au maximum. Essayez d’augmenter l’amplitude de vos battements de bras. Augmentez graduellement la vitesse. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. Les notes en bleu arrivent sur le temps. Prenez note que cet exercice est en triolets. (Audio 2) 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ +ro+ls+rs o+rs+ls o+ls+rs o+rs+ls 4 4l 4r 4l 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+o+s s+o+s s+o+s 4s+o+s 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+s+o s+s+o s+s+o 4s+s+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+o+o s+o+o s+o+o 4s+o+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4o+s+o o+s+o o+s+o 4o+s+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4o+o+s o+o+s o+o+s 4o+o+s 4 4 s o b La claque, le cassé, « slap », le « pa » Le coup ouvert, « open », « tone », le ton, le « pi » La basse, le « pou »

Fichiers audios

lundi 12 mai 2008

De la percussion en français à Saskatoon!

Je reviens tout juste d'un formidable voyage de trois jours en Saskatchewan, où j'ai participé avec quelques autres percusionnistes et danseuses à un événement très intéressant de la région: l'événement Francofièvre.

Cette journée spéciale regroupe plus de 2000 jeunes du secondaire venus des quatres coins de la Saskatchewan, afin de les rassembler et fêter en français pendant toute une journée. Il va sans dire que j'ai été grandement impressionné par l'ampleur de la francophonie dans cette province, où plus de 100 bénévoles et représentants des commissions scolaires se battent jour après jour pour conserver une fierté de parler la langue de Molière dans un endroit où la langue de Shakespeare prévaut.

Nous partons donc à 6h du matin en direction de l'aéroport, djembés et dunduns en guise de bagages. Nous décollons à 8h et en 20 minutes (!?), nous atterrissons à Ottawa, avant de passer quelques 3 heures et demie dans les airs avant d'atterrir à nouveau en terre saskoise. Ce qui me frappe tout de suite en scrutant le sol à travers le hublot de l'avion, c'est l'ampleur des plaines. Aucune dénivellation n'est perceptible. Et ce, à perte de vue. C'est pas mal impressionnant, moi qui n'aie jamais été plus à l'ouest qu'Ottawa.

Dès la sortie de l'aéroport, nous sommes accueillis par Ron, qui sera notre chauffeur attitré pour tout le séjour. Fort sympathique, il nous renseigne sur la ville et sur l'événement auquel nous allons participer. Cela fait drôle de se sentir comme un véritable musicien en tournée, et tout compte fait, c'est exactement ce que je suis!

Une fois installé à l'hôtel, nous en profitons pour se reposer un peu avant de reprendre la route vers le complexe Prairieland, un énorme édifice ressemblant à un grand aréna où ont lieu tous les grands événements et congrès de la ville. C'est presqu'aussi gros que le Centre Bell en superficie, mais en moins haut. En pénétrant dans la grande salle, je suis aussitôt subjugué par l'immense complexe scénique déployé devant moi. Trois scènes disposées en forme de U se font face à face, dont une très haute et très grande où les membres du groupe Swing, le band le plus populaire de Francofièvre, sont en train de pratiquer et de terminer leur test de son. C'est ensuite à notre tour d'apprivoiser la scène et ses caprices sonores. J'ai bien du plaisir à jouer en ayant un micro acroché à mon tambour et en entendant les vibrations sortir de colonnes de sons de plusieurs centaines de milliers de watt. Wow!

Après avoir testé tous les instruments et ajusté tous les micros, nous sommes libres jusqu'au lendemain matin. Nous en profitons pour aller nous balader en ville pour trouver un endroit où aller souper. L'air dehors est très sec et le fond de l'air assez frais. Nous passons de bien agréables moments et nous retournons à l'hôtel repus et épuisés d'une longue, très longue journée. Le réveil-matin sonne quelques heures plus tard, et à peine après avoir engouffré un super déjeuner, nous nous retrouvons dans le camion en route vers le site de Francofièvre.

Il y a déjà des dizaines d'élèves qui sont arrivés pour assister à la première activité de la journée, une joute d'impro en français. Curieuse mais amusante façon de démarrer la journée à 8h30 du matin. Chaque minute qui passe apporte son lot d'étudiants, et bientôt, ils arrivent par dizaines et envahissent l'espace entre les trois scènes, qui se retrouve complètement rempli en un clin d'oeil. Des bands locaux, des DJ et des animateurs se succèdent pour réchauffer la foule, et bientôt, c'est à notre tour de s'exécuter sur scène.

Aux premiers sons des tambours, les élèves se massent près des clôtures le long de la scène, et c'est le sourire aux lèvres qu'ils découvrent la musique africaine. Puis, Iris s'avance au devant et c'est parti pour un super cours de danse africaine. Je suis vraiment impressionné par l'effet de synchronie créé par des centaines de mains, de têtes et de corps qui se baladent dans les airs dans la même direction. Quel superbe énergie! Nous avons vraiment aimé jouer devant tous ces gens, si bien que la demi-heure est passée en coup de vent.

Notre deuxième prestation s'est déroulée au son des bottes et des claquements de mains, alors que nous faisions la démonstration de gumboots (bon, j'étais plutôt en retrait pour ce numéro, laissant le soin aux pros de s'exécuter à ma place...Chacun sa spécialité!). Puis, après le repas, nous avons créer une nouvelle fois une mosaïque de couleurs et de sons avec les fameux tubes, et les jeunes ont vraiment semblé aimer l'effet collectif des notes qui sortaient de toutes parts. C'était galvanisant et rafraîchissant de recevoir autant de belles énergies. Et au son des tubes, Gotta a entamé un reggae à la guitare et cela a mis la table pour la grande finale de la journée, le groupe Franco-Ontarien Swing prenant la relève et mettant le feu dans la foule avec son énergie démentielle. Ce fut une super belle fin de journée.

Le soir, nous avons répété l'expérience devant les centaines de bénévoles qui depuis six mois avaient organisé l'événement. Ce fut un autre moment fort de mon séjour là-bas, surtout lorsqu'un bénévole originaire du Congo est monté sur la scène pour danser au son des tambours, complètement enivré par l'effet puissant des instruments de son pays. Il a senti l'appel de sa terre natale en quelque sorte. Nous avons joué avec coeur et énergie en son honneur, et je fus bien ému de pouvoir assister à ce moment.

La journée et le spectacle terminé, nous avons profité des quelques heures qui restaient pour aller faire un tour au centre-ville de Saskatoon pour festoyer avec les membres de Swing ainsi que quelques autres bénévoles et membres de l'événement. Une superbe fin de soirée qui consistait au point final du lancement de ma saison estivale, saison qui promet d'en être une riche en émotions et en expérience musicale intensive!

Je vous laisse avec deux extraits de reportages de Radio-Canada qui a couvert l'événement.

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dimanche 13 avril 2008

Prestation du djolé et du soko en intégral

Je vous mets ici notre prestation intégrale de la semaine dernière, avec le groupe avancé de l'école et Mélissa Lavergne. Nous avons performé le djolé et le soko comme rythmes. Ajoutez à cela des solos qui détonnent, et cela donne un bien bon show. Bon visionnement!

Partie 1 - Solos d'introduction et le djolé

Partie 2 - Le soko avec solos et chauffés

Comment faire des solos de djembé - Leçon 2

Voici un deuxième article de Mathieu Charrois tiré de sa méthode sur les solos. Dans cet article, il est question de la combinaison de phrases binaires et des triolets. Bonne pratique! Les audios réfèrent aux 5 exercices proposés.

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Combinaison de phrases binaires Maintenant que vous maîtrisez les phrases courtes, pratiquez vous à en combiner plusieurs ensemble. Vous prouvez répéter la même phrase, puis la combiner à une autre, etc… Utilisez les sons ouverts et les claques et essayez plusieurs combinaisons de sons, ainsi vous créerez vos propres solos. Vous pouvez aussi répéter la même phrase courte et en changer les sons. Toutes les combinaisons sont possibles, en autant qu’elles soient agréables à entendre. Alterner les mains (droite\gauche) et ensuite, essayer avec le doigté suggéré. (Audio 1 et 2) 1) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,lsrs,r4sls,ls4,ls,lsr4s,rsls,lsrs,r34sls,ls4,ls,lsr4s,rsls 4 2) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,ss,4oo,s4,s,s4s,oo4,ss,4oo,s4,o,s4s,ss Vous pouvez répéter la même phrase courte et en changer les sons. Voici un exemple avec la phrase qui suit : répétez 2 fois en changeant la dernière frappe. Vous pouvez entendre cette phrase sur plusieurs enregistrements du rythme Soli Lent. (Audio 3) 3) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,lsrs,r4sls,ls4,lsrs,r4sls,lo,lsrs,r4sls,ls4,lsrs,r4sls,lo 4 Les triolets Les triolets sont souvent utilisés dans les solos. Ils divisent le temps en trois, ce qui donne la possibilité de jouer dans les silences sur un rythme binaire (le binaire disivant quant à lui le temps en deux, tel qu’expliqué plus haut). De cette façon, vous êtes assuré d’être bien entendu ! Les notes en bleu arrivent sur le temps. (Audio 4 et 5) 4) 1 +2 + 3+ 4+ 1 +2+ 3+ 4+ r4s+s+s 4ls+s+s 4rs+s+s 4ls+s+s lr rl lr rl 5) 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2 +3 + 4+ r4o+o+s 4ls+o+o 4rs+s+o 4lo+s+s lr rl lr rl


dimanche 6 avril 2008

Une fabuleuse fresque africaine

 

Depuis maintenant trois semaines, nous sommes en train de préparer le fameux spectacle de fin de session. Contrairement à la session dernière, les billets se sont envolés dans le temps de le dire, si bien qu'il m'était inutile d'en faire l'annonce sur mon blogue. Comme je l'avais écrit dernièrement, il régnait un tel enthousiasme dans l'air à chaque jour depuis le dernier mois que nous avions tous immensément hâte de présenter aux gens le fruit de onze semaines de formation en percussion.

Pratiques qui se répètent

Nous avons donc pratiqué durant la dernière semaine les derniers arrangements scéniques et musicaux de chaque numéro. Tout ça a commencé le lundi soir avec Mélissa Lavergne, où nous avons décidé de faire le rythme djolé suivi du soko, avec son fameux chauffé. Le tout entrecoupé bien sûr de solos! Nous décidons collectivement du contenu, qui fera les solos, qui fera les dunduns, qui fera quel accompagnement, etc. Tout ça est bien motivant.

Le lendemain, c'est au tour de la gang des Débutant 3 de pratiquer. Malgré la difficulté que représente l'exécution rythmique du Tiriba, nous arrivons à placer les différents accompagnements de façon adéquate et à tout faire pour minimiser les "faux départs" dans le rythme. Puis, nous enchaînons avec le Kassa et un de ses nombreux cassés. À la fin du cours, je suis assez rassuré pour que le soir du show, le tout soit à la hauteur.

En moins de temps qu'il ne faut, je me retrouve le lendemain soir avec le groupe des Débutant 2 pour leur pratique. Que de contenu il y a dans ce numéro! Ce sera définitivement le numéro le plus créatif de la soirée sans aucun doute! Du chant, du gumboots, de la musique, de la percussion...Beaucoup de déplacements scéniques à prévoir, à décortiquer, à modifier, à préciser...Dur dur que le métier de metteur en scène! Éric et moi sommes exténués, mais ô combien satisfaits du travail accompli.

Finalement, la pratique finale a lieu le jeudi soir en compagnie des recrues Débutant 1, où je leur apprends en quinze minutes un cassé d'intro à notre spectacle. Ça sonne tellement bien que lorsque Louis s'amène pour commencer le cours, il n'en revient pas de la finesse de l'exécution! Quand je vous dis que nous avons des étudiants de première qualité! Encore une fois, la soirée se passe en un clin d'oeil, car il faut paufiner les enchaînements, placer les quelques 80 étudiants sur scène, donner différentes directives, vérifier l'espace disponible avec les danseuses, etc...Est-ce que je peux vous dire que je n'ai pas vu ma semaine passer ?

Enfin le grand soir!

Vendredi arrive enfin, et ma journée passe en un coup de vent. J'arrive à Samajam assez tôt le temps de prendre un peu mon souffle et relaxer avant la fébrilité de l'avant-spectacle. Et très rapidement, cette frénésie s'empare de tout l'édifice. 17h30, Mélissa arrive et nous devons aller dans la grande salle faire le test de son et pratiquer avec le groupe des avancés et des intermédiaires. La pratique terminée, je retourne dans la loge au premier étage et c'est la cacophonie la plus complète, tous les étudiants étant arrivés en même temps.

Les prochaines minutes jusqu'à un peu passé 20 heures font place à une véritable tornade. Je dois vérifier un paquet de détails, des instruments jusqu'aux micros, en passant par des dizaines de questions d'élèves. J'ai dû monter et descendre des escaliers une vingtaine de fois sinon plus, me faufilant tant bien que mal entre les dizaines de personnes du public arrivant en masse. Louis m'apostrophe afin de donner des directives aux élèves de son groupe, et lorsque j'arrive en bas dans la loge, il règne une chaleur tropicale. Je prends un grand respire et je réussis tant bien que mal à faire entrer le silence dans la salle. Tous sont fébrile, l'électricité monte d'un cran, et à 20h15, le signal est donné aux élèves Débutant 1 de monter au deuxième pour aller se placer dans la grande salle.

En me postant devant la porte pour les guider, je ressens en ce moment une très grande fierté. De voir tous ces sourires, ces visages illuminés, ces yeux pétillants, cela réchauffe le coeur et me procure un pic d'adrénaline. Il est clair que les prochaines minutes seront marquées dans ma mémoire pour longtemps, très longtemps.

L'envol du kuku

Louis s'empresse de saluer le public et de leur souhaiter la bienvenue. Puis, Gotta met la table pour une atmosphère de pur plaisir et de créativité en racontant le conte de l'oiseau kuku, le rythme que les Débutant 1 vont jouer en harmonie. Le public est vite conquis par son histoire, qui se termine par l'appel. Et j'ai l'honneur d'ouvrir la soirée en musique avec mon dununba, où je joue en force les notes du rythme kuku. Bien vite, mon ami Truc se greffe à cette musique avec son sanbang, et Estelle fait de même avec son kenkeni. À ce moment, je ferme les yeux, et me laisse bercer par la musique.

Le numéro s'est terminé en force, et j'étais vraiment content de la performance d'élèves qui voilà trois mois à peine n'avaient jamais touchés à un tambour de leur vie. Les voilà debout, fiers, heureux et capables de jouer sans aucune fausse note. C'est là un exploit qui mérite qu'on en voit un petit extrait.

Liberté de créer

Après que la table soit mise pour une soirée musicale inoubliable, c'est au tour des élèves Débutant 2 de s'exécuter. Bien installé aux dunduns, je me suis laissé emporter par la force créatrice de ce groupe qui avait décidé pour l'occasion de se donner un nom de scène tout-à-fait approprié: «Liberté». Elle était très visible cette liberté sur scène. Je fus très ému de voir toute cette belle énergie se manifester sur scène, avec Gotta et son tamboa, un yankadi extraordinairement bien exécuté, un chant qui allait droit au coeur, un numéro de gumboots complètement renversant, et pour terminer, le rythme djolé et une pièce de Gotta qui fut encore une fois fort réussie.

Un groupe en or

Après toute cette frénésie, ce fut au groupe Débutant 3 de prendre place sur scène. Toute la session, Éric et moi attendions ce moment avec impatience. Nous sommes partis de rien et nous avons pris le pari assez risqué de montrer un rythme de niveau avancé à des étudiants qui en sont à leur troisième session de percussions seulement. Le pari a fort heureusement penché en notre faveur, et comment ! Après l'ouverture du spectacle avec le cassé du Tiriba, nous avons montré qu'avec coeur, persévérance et une écoute collective hors du commun, nous pouvions accomplir des miracles. Jamais je n'ai entendu un rythme avec une si belle qualité de jeu, juste assez rapide pour eux, et un délice pour l'oreille. Jugez-en par vous même!

Par la suite, nous avons entamé un autre rythme aux antipodes de l'atmosphère que nous avions instauré, en y allant d'un kassa fort, puissant, qui a fait battre mon coeur de prof à tout rompre devant ces élèves qui constituent un groupe en or et qui iront loin, sans nul doute!

Le Noir qui ressort

Après avoir joué pendant près de 45 minutes consécutives sur scène, j'ai pu profiter enfin d'un moment de pause. Que de beaux visages, de belles paroles j'ai eu droit ! On ne pouvait espérer meilleure prestation de la part des élèves. Tous étaient très, très contents du résultat. J'ai assisté au numéro des élèves intermédiaires en me trouvant une place dans la foule, et j'ai pu constaté de plein fouet toute l'évolution et le travail accompli par ce groupe d'étudiants. C'était beau, émouvant et merveilleux à la fois. Un cocktail délicieux de tous les sentiments et qualificatifs positifs possibles jaillissaient dans ma tête.

J'ai dû vite redescendre sur Terre, car après ce groupe, c'était au tour de mon groupe d'avancés de prendre la relève. J'allais enfin pouvoir jouer du djembé ! Bien vite, tout le monde est en place au sein de la foule, car c'est de là que nous commençons notre numéro. Et dès que Mélissa Lavergne a entamé le premier solo, je suis entré dans un tel état de jeu qu'il m'est difficile de le décrire en mots, tellement c'était puissant et grisant. Je ne pensais plus à rien, j'étais prêt à livrer dans un condensé de quelques minutes les trois derniers mois de pratique et de préparation.

Tour à tour, chacun des élèves de mon groupe ont livré un solo au sein de la foule avant de monter sur la scène. C'était inspirant et beau à voir. Tout le monde s'amusait. J'étais l'avant-dernier à m'exécuter. Et lorsque ce fut à mon tour de jouer, j'ai tout simplement laisser sortir le Noir Africain qui sommeillait en dedans de moi. J'étais connecté à l'énergie incroyable qui s'est installée dans chaque espace du local au cours de la soirée, et je me suis laissé porté par elle. Complètement galvanisé, j'ai laissé mes mains frapper le tambour, exprimer cette soif de jouer, cette envie de répandre ma passion pour cet instrument, cette joie d'être là tout simplement...Ça a donné tout un moment musical, d'après les nombreux cris d'exclamation et les applaudissements de la foule, qui m'ont porté jusqu'à la scène, où j'ai pu prendre un semblant de conscience de ce qui venait d'arriver...Je venais de jouer mon plus beau solo à vie.

Le reste, je vous laisse le voir par vous-même, puisque ces images valent tellement plus que milles mots...Si vous vous demandez le rythme qui était joué, c'était le magnifique soko.

 

Retour à la réalité

Après cette extraordinaire prestation, j'étais tellement fier de cette soirée. Jamais je n'avais senti autant de belles et riches émotions. C'était cent fois mieux que ce que j'avais espéré. Des dizaines de gens sont venus me féliciter de ma performance, n'en revenant pas de ce que j'avais livré sur scène. C'était la cerise sur le sundae. Se faire dire que je suis « inspirant », que je sais « exprimer ma passion », mon « lâcher-prise », wow, je ne savais trop quoi dire. Une chose est sûre, c'est que j'en avais eu assez. Dès que le spectacle s'est terminé au son de la formidable performance de Cheick Anta, vers le coup de minuit, j'ai décidé de quitter sur ce sommet...Et sur le trajet du retour, en retraçant le fil des événements, jamais je ne me suis senti autant convaincu du bien fondé de cet instrument et de cette musique. Ce soir-là, j'ai déposé ma tête sur l'oreiller en entendant encore les dizaines d'irréductibles qui jouaient encore pour toute la nuit, et bon dieu que la musique était belle, véritable berceuse...

Ça ne fait aucun doute, tout le monde arborait la même couleur ce soir-là, et ce, autant en dehors qu'en dedans.

Et cette couleur est le Noir de l'Afrique.

jeudi 3 avril 2008

Prendre sa place

Petit moment de détente ici...Comment ne pas être subjugué par ce vidéo coréen moche mettant en scène un band maison où le batteur maîtrise un petit peu trop intensément l'art de prendre sa place dans un groupe...J'en oublie la peignure de la chanteuse...

Avis aux percussionnistes ici, n'essayer pas de détourner l'attention dans une performance, cela peut se retourner contre vous...

Trouvé sur le site de Dominic Arpin

mercredi 26 mars 2008

Mon cours dans le journal!

Un article est apparu hier dans le journal 24 heures concernant le cours que j'ai eu la chance de donner aux élèves Débutant 2 en février dernier. Un cours formidable portant sur les solos. La journaliste qui était présente ce soir-là livre ici sa version de la soirée, et ma foi, je suis très content du topo. À lire!

lundi 24 mars 2008

Les solos de djembé - Leçon 1

Voici la première leçon de Mathieu Charrois tirée de sa méthode sur les solos. J'en profite pour tester une nouvelle plate-forme qui évitera de charger inutilement Acrobat pour lire le fichier. Vous avez simplement à cliquer sur la flèche pointant vers le bas dans la barre de menu en haut à droite pour faire apparaître les options, notamment les boutons de zoom (+ / -) permettant de zoomer dans le document.


Faites-moi part de vos commentaires et suggestions sur cette nouvelle chronique!

MISE À JOUR: Comment imprimer les leçons?

Pour imprimer le contenu des leçons, vous devez pointer avec votre souris le mot iPaper. Un menu va ensuite apparaître. Choisissez l'option «Print». Par la suite, la fenêtre d'impression de votre navigateur va apparaître et le reste est identique à une impression normale.



Read this doc on Scribd: Comment faire des solos de djembé - Leçon 1
Comment faire des solos de djembé. (leçon 1) « Le djembé n’est pas seulement un instrument de musique, il parle », comme se plaît à le dire Mamady Keita, grand maître de cet instrument. Pour le faire parler, il faut en connaître le vocabulaire, les mots, pour en faire des phrases. C’est de cette façon que l’on peut faire parler le djembé, sinon, vous ne ferez que du bruit. Ces articles auront pour but de vous expliquer comment arriver à faire des solos de djembé. Je vous donnerai des exercices, je vous expliquerai comment construire une bonne phrase de solo et je vais vous fournir des phrases de solo. Pour apprendre à faire des solos, vous devez utiliser 3 chemins différents. Premièrement, vous devez apprendre du vocabulaire, vous en verrez quelques exemples dans cette leçon. Cela inclut aussi le travail du son, de la vitesse, de la précision et de l’endurance. Deuxièmement, vous devez tenter d’imiter les maîtres du djembé, essayer de reprendre des phrases que vous entendez d’eux. Cela veut aussi dire que vous devez en écouter beaucoup ! Troisièmement, vous devez plonger et essayer de créer vos propres solos. Lorsque vous faites une bonne phrase, répétez-la et prenez-la en note. Cela vous permettra de la réutiliser lorsque l’inspiration ne sera pas au rendez-vous. La connaissance des rythmes est très importante. Avant de faire un solo sur un rythme, vous devez tout d’abord en connaître quelques accompagnements, la mélodie des dunduns et bien sûr vous devez pouvoir placer l’appel. L’appel est en quelque sorte la clé du rythme, il est le signal de départ et de fin. Lorsqu’il y a des danseurs, l’appel leur indique quand changer de mouvement. De plus, pour être un bon soliste, la clarté des sons est primordiale. Le coup ouvert et la claque doivent être très distincts. Exercices : Voici le premier exercice que je suggère. Cet exercice ne s’applique pas seulement aux improvisations, il sera aussi très bénéfique pour votre jeu en général et il améliorera votre sens du rythme ainsi que votre précision. 1. Comptez à voix haute et tapez du pied sur les temps forts, soit le 1 et le 3. 1 +2+ 3+ 4+ Tapez du pied sur le 1 et le 3. Vous devez compter : 1 et 2 et 3 et 4 et + = et 2. Frappez votre djembé à chaque emplacement marqué d’un « X ». Par exemple, pour l’exercice 1, frappez sur le 1 et le 3. Premièrement, faite l’exercice en jouant les notes fantômes, c’est-à-dire que vous touchez légèrement la peau avec le bout des doigts à chaque pulsation. 1 +2+ 3+ 4+ s,,,4s,,, r4 r Frappez votre djembé (claque, coup ouvert ou basse) 1 +2+ 3+ 4+ s,,,4s,,, r4 r • Notes fantômes Il faut Alterner les mains de droite à gauche pour les droitiers, et de gauche à droite pour les gauchers. La main à utiliser est indiquée au haut de la partition : R= droite L= gauche (inverser pour les gauchers) (N’en tenez pas compte pour l’instant.) 3. Une fois que vous maîtrisez bien la phrase, jouez-la, mais cette fois, sans jouer les notes fantômes. 4. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. Commencez lentement et augmentez graduellement la vitesse. Vous devez taper du pied à chaque « bip » du métronome. 5. Une fois que vous maîtrisez bien la phrase, jouez-la, mais cette fois sans compter. Vous devez sentir en vous à quel moment frapper la peau. 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,,4s,,,4s,,,4s,,, r4 r r r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,s,,,s,,,s,,,s, 4 r 4 r 4 r 4 r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ exemple audio 1 ,,,ls,,,ls,,,ls,,,ls 4 4 4 4 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,s,,,s,,,s,,,s,, 4l 4l 4l 4l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,s,,s,s,,s,,s, r4 l4 r r4 l4 r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ exemple audio 2 ss,,ss,,ss,,ss,, r4 l 4r l r4 l 4r l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,ss,,ss,,ss,,ss 4 rl4 rl4 rl4 rl 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,ss,,,,,,ss,,,,, 4lr 4 4lr 4 1 +2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,lss,,lss,,lss,,ls 4r 4r 4r 4r 1 +2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,s,s,s,s,s,s,s,s 4l l4l l4l l4l l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,,s,s,s,,,s,s,s 4 l4l l4 l4l l 1+2 + 3+4+ 1 +2+ 3+ 4+ ,s,ss,,,,s,ss,,, exemple audio 3 4l l 4r 4l l 4r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,sss,sss,sss,sss 4lrl4lrl4lrl4lrl 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,sss,s,s,sss,s,s 4lrl4l l4lrl4l l


Fichiers audio

Un nouveau collaborateur

Je suis très heureux aujourd'hui de vous annoncer qu'un nouveau collaborateur se joint à mon blogue! Il s'agit de Mathieu Charrois, percussionniste spécialisé dans l'art des solos. Mathieu a mis au point une technique détaillée et très efficace pour maîtriser et découvrir l'art de faire des solos au djembé sur des rythmes binaires et ternaires. Il m'a gracieusement offert de publier quelques leçons de sa pédagogie sur mon cybercarnet et c'est un privilège pour moi que de pouvoir faire profiter de ses conseils à la communauté percussive francophone et mondiale.

Je vous invite fortement à consulter ces articles, ne serait-ce que pour partir du bon pied dans l'art de jouer des solos. J'ai conclu avec Mathieu de publier ses leçons dans l'ordre, en partant avec la base, donc même les djembéistes qui débutent dans l'apprentissage des percussions pourront en profiter!

Surveillez donc cet espace pour y consulter la première leçon de cette série consacrée sur les solos! En attendant, je vous invite à consulter le site de Mathieu Charrois, notamment sa biographie.

jeudi 13 mars 2008

Apprendre à l'africaine

Cette semaine, il y a eu un petit changement au programme des cours, ce fut Cheick Anta Faye, notre cher ami et prof de percussions africaines, qui a été en charge d'enseigner les cours des élèves avancés et débutants 2. Lundi soir, après une journée éreintante, je me suis amené à l'école avec une hâte extrême de pouvoir bénéficier des enseignements de ce grand maître, puisque cela faisait longte