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lundi 23 juin 2008

Une Saint-Jean bien spéciale...

Je n'ai pas vraiment eu le temps de mettre à jour mon blogue ces temps-ci, car je suis passablement occupé. J'ai eu deux pratiques ce week-end car demain, je m'apprête à vivre un autre trip musical très intense. Je foulerai la scène du parc Maisonneuve, sur le coup de minuit, pour la grande finale du spectacle de la Saint-Jean Baptiste (fête nationale du Québec). Une finale devant une foule estimée à plus de 100 000 personnes! Ce sera incroyable!!

Nous avons répété deux fois ce week-end, et notre chef d'orchestre Luc Boivin nous a concocté une partition de percussions vraiment géniale. Attendez-vous à en voir de tous les styles avec du djembé, des surdòs brésiliens, des shekere, et des timbaù. Nous serons une soixantaine à être sur scène! Avec qui et sur quelle musique? Je vous laisse la surprise!

C'est donc un rendez-vous sur place, au parc Maisonneuve, à compter de 21h demain (mardi) soir ou en direct à la télé de Radio-Canada, à compter de 21h30. Mais, notre prestation sera diffusée très tard, vers minuit. Ajustez vos appareils!

Bonne Saint-Jean!

mardi 17 juin 2008

Célébrer l'été avec Taafé Fanga!

Cette semaine, l'été arrive enfin! Et quoi de mieux que de célébrer en grand l'arrivée de la chaude et belle saison avec un super spectacle de musique africaine! Le groupe afro-québécois Taafé Fanga sera en spectacle à l'Alizé ce samedi 21 juin, à 20h30, avec de nombreux invités! Venez goûter à la danse et à la musique de l'Afrique de l'Ouest! Garanti que ça va vous énergiser pour tout l'été!

 

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dimanche 15 juin 2008

Le Métropolis, deux fois plutôt qu'une!

Depuis les deux dernières semaines, j'ai eu la chance de fouler les planches du mythique Métropolis de Montréal deux fois plûtôt qu'une! Le lundi 2 juin dernier, c'était pour la conférence du Festival de Jazz et vendredi, c'était pour le grand party annuel de la compagnie Ubisoft de Montréal. Je vous fait donc un petit topo de ces deux moments forts du début de juin!

Un avant-goût de jazz

Lundi, 9h du matin, les yeux encore pas mal fatigués du week-end, j'arrive au Métropolis, salle de spectacle où sont passés tous les grands noms de la musique. Sur la marquise de la salle, on peut lire en grandes lettres majuscules la tenue de la conférence de presse du Festival de Jazz. En m'engouffrant à l'intérieur, je constate que des techniciens s'affairent à installer d'immenses panneaux où je reconnais le fameux chat, l'emblême du festival. Sur scène, les djembés sont en train d'être déchargés tandis que la plupart de mes collègues musiciens sont déjà arrivés, en ayant un peu les mêmes yeux fatigués que les miens.

La conférence consiste à la divulgation de la programmation extérieure du festival, devant un parterre de plusieurs dizaines de journalistes, la plupart issus du domaine des arts et de la critique musicale. Autant dire que nous devons jouer avec tout notre "savoir-faire" pour être à la hauteur. Nous allons par la suite distribuer des djembés à tout ce beau monde pour qu'ils puissent oublier leur job le temps de quelques minutes.

Le temps de placer tous les instruments et de faire quelques déplacements de scène, nous sommes appelés à aller dans la fameuse loge située sous la scène. Je profite du moment, car je me mets à penser que plein, mais vraiment plein d'artistes de renom sont passés par ici...C'est toujours assez particulier comme feeling.

Après une petite demi-heure de détente et d'attente, nous sommes finalement appelés à nous préparer pour notre entrée en scène. De l'autre côté du mur, j'entends Laurent Saulnier, grand manitou du festival, présenter les différents volets extérieurs du programme d'un des événements musicaux les plus populaires de la planète. Puis, derrière nous, en haut de l'escalier menant sur la grande scène, Alain Simard discute et observe. Vient ensuite le tour du président du salon des instruments SIMM de prendre la parole, pour ensuite faire son solo au djembé. Le signal est ainsi donné...

Tour à tour, Cheick Anta, Antoine et toute la bande se déplacent sous les feux des projecteurs! Et quand je dis "feux", le mot est faible! Nous sommes assaillis par des bombardements incessant de flashes de caméras. Ça bourdonne de toute part! Sans compter les quelques dizaines de caméras de télévision que j'ai pu apercevoir dans mon champ de vision. J'ai intérêt à sourire!

Notre performance est électrisante et ne dure que sept petites minutes. Mais ces sept minutes, je vais me les rappeler très longtemps, à cause de toute l'intensité du moment et aussi, parce que cet événement lance mon été de façon assez intense merci. Je vais aussi me rappeler longtemps du moment fantastique qui a suivi où Cheick Anta, de retour dans la loge, n'a pas arrêté de jouer avec une telle intensité et une telle énergie que nous avons jammé pendant un bon 15 minutes à fond la caisse. Je suis certain que les colonnes du Métropolis en tremblent encore aujourd'hui. Si bien que lorsqu'Alain Simard est entré dans la loge et a constaté ce qui se passait, il n'a pu s'empêcher d'esquisser un grand sourire, tout en se demandant probablement quelle bande d'huluberlus il avait devant les yeux. Mais il a adoré, ça j'en suis persuadé.

Je vous garde la seconde partie de mon passage au Métropolis pour un autre article à paraître cette semaine!

mercredi 11 juin 2008

Comment faire des solos de djembé - Leçon 4

Mathieu Charrois vient de m'envoyer sa doute dernière leçon de sa méthode Comment faire des solos de djembé. Dans cette quatrième leçon, vous apprendrez différentes phrases de solos qui peuvent servir de base pour acquérir un bon vocabulaire lorsque vous jouerez un solo. De plus, différentes techniques de frappes sont utilisées, comme le flam et les roulements. Bon apprentissage!


Phrases de solo. (leçon 4) Voici des phrases de solo. Ces phrases deviendront votre vocabulaire de base pour vos propres improvisations. Vous pouvez répéter chaque phrase en boucle ou laisser des silences entre les répétitions. Prenez note que le doigté est optionnel. Faites les roulements et les flas du côté avec lequel vous vous sentez le plus à l’aise. 1) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ bss,,4,,,lbsss,roo,lbss,loosoosss,roo,, l 4r l 4r l r 4l 4r l 4r l r l 4r l r 4l 2) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ bss,,4,,,lboosoo,,lbss,loosoos,ls,4,,,, l r4 l 4r l r l 4r 4r l 4r l r l 4r 3) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ booosb,rs,rb,rssb,rsbss,loosoosoosoos, l r4 l r l 4r 4 l 4r l 4r l 4r l r l 4r l r l 4r l r 4) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ s,roo,s,loo,rs,roo,ls,o,ls,oo,rs,ro,4f,,, 4r l4l 4r 4l 4l 4lr 4 5) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ ,s,lss,,ls,ss,4,s,lss,,ls,oo,rs,rs,roo,, 4l 4r 4lr l 4r 4lr 4 4l 6) 1+2 + 3+4 +1+2+ 3+4+ 1+2+ 3+4+ 1 + 2+ 3+4+ ooss4,oeos4s,oeoss,sgssss4,o,ls,oeoo4o,f, 4e 4 4 l 4 s o b f v s n oeo sgs R L La claque, le cassé, « slap », le « pa » Le coup ouvert, « open », « tone », le ton, le « pi » La basse, le « pou » Le fla utilisant le claque Le fla utilisant le coup ouvert Le fla combinant le coup ouvert et la claque Roulement de coups ouverts (3 notes dans l’espace de 2) Roulement de claques (3 notes dans l’espace de 2) Frappe de la main droite Frappe de la main gauche Méthode djembé solo : www.djembe-solo.ca Blogue de Martin le djembéfola: www.martinledjembefola.com

Liens audio

mardi 3 juin 2008

Une pyramide de tambours

J'ai reçu ce vidéo fort original d'une amie sur Facebook et je tenais à vous le faire partager. Il s'agit de la candidature de Shawn Thériault, percussionniste animant des ateliers pour un organisme à Saint-Jérôme, à l'émission Que feriez vous pour mille piasses diffusée sur les ondes de TVA (au Québec). Ce qui est pas mal spécial dans sa prestation, c'est la disposition des six djembés, et la façon qu'il s'y prend pour en jouer. Bonne chance Shawn!

mercredi 28 mai 2008

Jam de percussions ce week-end!

Un jam dirigé de percussions africaines est organisé ce samedi, 31 mai, au bar l'Alizé situé à deux pas du métro Berri-UQAM. Ce jam est dirigé par nul autre que les jumeaux Benjamin et Olivier Landry du groupe Taafé Fanga. Le coût d'entrée est de 12$. Veuillez confirmer votre présence par courriel en cliquant ici.


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mardi 13 mai 2008

Comment faire des solos de djembé - Leçon 3

Voici un troisième article de Mathieu Charrois puisée de sa méthode pour parfaire des solos au djembé. Cette leçon est consacrée à deux exercices permettant de travailler les triolets, tout en augmentant la souplesse et la vitesse.


Comment faire des solos de djembé. (leçon 3) Voici deux exercices très importants pour vous aider à développer la dextérité nécessaire pour faire des solos. Jouez en boucle. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. (Audio 1) 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + 1+ 2+3+4+ 1+2 +3+4 + s,,,4s,,,4s,,,4s,,,4s + +s + ++s 4 4 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + 1+ 2+3+4+ s+ +++s 4 4 1+2 s + +3+4 s s s s s s s s s+s+s s+s+s s+s+s s+s+s+ 4 4 4 4 4 4 4 4 1+2+ 3+4 + 1 +2+ 3+4 + ssss4ssss4ssss4ssss 4 Les triolets sont en bleu. Voici un exercice très efficace pour améliorer votre jeu. Enchaînez les phrases suivantes de haut en bas, puis de bas en haut. Commencez lentement en vous concentrant sur la qualité des sons, et détendez-vous au maximum. Essayez d’augmenter l’amplitude de vos battements de bras. Augmentez graduellement la vitesse. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. Les notes en bleu arrivent sur le temps. Prenez note que cet exercice est en triolets. (Audio 2) 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ +ro+ls+rs o+rs+ls o+ls+rs o+rs+ls 4 4l 4r 4l 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+o+s s+o+s s+o+s 4s+o+s 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+s+o s+s+o s+s+o 4s+s+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4s+o+o s+o+o s+o+o 4s+o+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4o+s+o o+s+o o+s+o 4o+s+o 4 4 1 + 2+ 3+ 4+ 1 + 2+ 3+ 4+ 4o+o+s o+o+s o+o+s 4o+o+s 4 4 s o b La claque, le cassé, « slap », le « pa » Le coup ouvert, « open », « tone », le ton, le « pi » La basse, le « pou »

Fichiers audios

lundi 12 mai 2008

De la percussion en français à Saskatoon!

Je reviens tout juste d'un formidable voyage de trois jours en Saskatchewan, où j'ai participé avec quelques autres percusionnistes et danseuses à un événement très intéressant de la région: l'événement Francofièvre.

Cette journée spéciale regroupe plus de 2000 jeunes du secondaire venus des quatres coins de la Saskatchewan, afin de les rassembler et fêter en français pendant toute une journée. Il va sans dire que j'ai été grandement impressionné par l'ampleur de la francophonie dans cette province, où plus de 100 bénévoles et représentants des commissions scolaires se battent jour après jour pour conserver une fierté de parler la langue de Molière dans un endroit où la langue de Shakespeare prévaut.

Nous partons donc à 6h du matin en direction de l'aéroport, djembés et dunduns en guise de bagages. Nous décollons à 8h et en 20 minutes (!?), nous atterrissons à Ottawa, avant de passer quelques 3 heures et demie dans les airs avant d'atterrir à nouveau en terre saskoise. Ce qui me frappe tout de suite en scrutant le sol à travers le hublot de l'avion, c'est l'ampleur des plaines. Aucune dénivellation n'est perceptible. Et ce, à perte de vue. C'est pas mal impressionnant, moi qui n'aie jamais été plus à l'ouest qu'Ottawa.

Dès la sortie de l'aéroport, nous sommes accueillis par Ron, qui sera notre chauffeur attitré pour tout le séjour. Fort sympathique, il nous renseigne sur la ville et sur l'événement auquel nous allons participer. Cela fait drôle de se sentir comme un véritable musicien en tournée, et tout compte fait, c'est exactement ce que je suis!

Une fois installé à l'hôtel, nous en profitons pour se reposer un peu avant de reprendre la route vers le complexe Prairieland, un énorme édifice ressemblant à un grand aréna où ont lieu tous les grands événements et congrès de la ville. C'est presqu'aussi gros que le Centre Bell en superficie, mais en moins haut. En pénétrant dans la grande salle, je suis aussitôt subjugué par l'immense complexe scénique déployé devant moi. Trois scènes disposées en forme de U se font face à face, dont une très haute et très grande où les membres du groupe Swing, le band le plus populaire de Francofièvre, sont en train de pratiquer et de terminer leur test de son. C'est ensuite à notre tour d'apprivoiser la scène et ses caprices sonores. J'ai bien du plaisir à jouer en ayant un micro acroché à mon tambour et en entendant les vibrations sortir de colonnes de sons de plusieurs centaines de milliers de watt. Wow!

Après avoir testé tous les instruments et ajusté tous les micros, nous sommes libres jusqu'au lendemain matin. Nous en profitons pour aller nous balader en ville pour trouver un endroit où aller souper. L'air dehors est très sec et le fond de l'air assez frais. Nous passons de bien agréables moments et nous retournons à l'hôtel repus et épuisés d'une longue, très longue journée. Le réveil-matin sonne quelques heures plus tard, et à peine après avoir engouffré un super déjeuner, nous nous retrouvons dans le camion en route vers le site de Francofièvre.

Il y a déjà des dizaines d'élèves qui sont arrivés pour assister à la première activité de la journée, une joute d'impro en français. Curieuse mais amusante façon de démarrer la journée à 8h30 du matin. Chaque minute qui passe apporte son lot d'étudiants, et bientôt, ils arrivent par dizaines et envahissent l'espace entre les trois scènes, qui se retrouve complètement rempli en un clin d'oeil. Des bands locaux, des DJ et des animateurs se succèdent pour réchauffer la foule, et bientôt, c'est à notre tour de s'exécuter sur scène.

Aux premiers sons des tambours, les élèves se massent près des clôtures le long de la scène, et c'est le sourire aux lèvres qu'ils découvrent la musique africaine. Puis, Iris s'avance au devant et c'est parti pour un super cours de danse africaine. Je suis vraiment impressionné par l'effet de synchronie créé par des centaines de mains, de têtes et de corps qui se baladent dans les airs dans la même direction. Quel superbe énergie! Nous avons vraiment aimé jouer devant tous ces gens, si bien que la demi-heure est passée en coup de vent.

Notre deuxième prestation s'est déroulée au son des bottes et des claquements de mains, alors que nous faisions la démonstration de gumboots (bon, j'étais plutôt en retrait pour ce numéro, laissant le soin aux pros de s'exécuter à ma place...Chacun sa spécialité!). Puis, après le repas, nous avons créer une nouvelle fois une mosaïque de couleurs et de sons avec les fameux tubes, et les jeunes ont vraiment semblé aimer l'effet collectif des notes qui sortaient de toutes parts. C'était galvanisant et rafraîchissant de recevoir autant de belles énergies. Et au son des tubes, Gotta a entamé un reggae à la guitare et cela a mis la table pour la grande finale de la journée, le groupe Franco-Ontarien Swing prenant la relève et mettant le feu dans la foule avec son énergie démentielle. Ce fut une super belle fin de journée.

Le soir, nous avons répété l'expérience devant les centaines de bénévoles qui depuis six mois avaient organisé l'événement. Ce fut un autre moment fort de mon séjour là-bas, surtout lorsqu'un bénévole originaire du Congo est monté sur la scène pour danser au son des tambours, complètement enivré par l'effet puissant des instruments de son pays. Il a senti l'appel de sa terre natale en quelque sorte. Nous avons joué avec coeur et énergie en son honneur, et je fus bien ému de pouvoir assister à ce moment.

La journée et le spectacle terminé, nous avons profité des quelques heures qui restaient pour aller faire un tour au centre-ville de Saskatoon pour festoyer avec les membres de Swing ainsi que quelques autres bénévoles et membres de l'événement. Une superbe fin de soirée qui consistait au point final du lancement de ma saison estivale, saison qui promet d'en être une riche en émotions et en expérience musicale intensive!

Je vous laisse avec deux extraits de reportages de Radio-Canada qui a couvert l'événement.

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dimanche 13 avril 2008

Prestation du djolé et du soko en intégral

Je vous mets ici notre prestation intégrale de la semaine dernière, avec le groupe avancé de l'école et Mélissa Lavergne. Nous avons performé le djolé et le soko comme rythmes. Ajoutez à cela des solos qui détonnent, et cela donne un bien bon show. Bon visionnement!

Partie 1 - Solos d'introduction et le djolé

Partie 2 - Le soko avec solos et chauffés

Comment faire des solos de djembé - Leçon 2

Voici un deuxième article de Mathieu Charrois tiré de sa méthode sur les solos. Dans cet article, il est question de la combinaison de phrases binaires et des triolets. Bonne pratique! Les audios réfèrent aux 5 exercices proposés.

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Combinaison de phrases binaires Maintenant que vous maîtrisez les phrases courtes, pratiquez vous à en combiner plusieurs ensemble. Vous prouvez répéter la même phrase, puis la combiner à une autre, etc… Utilisez les sons ouverts et les claques et essayez plusieurs combinaisons de sons, ainsi vous créerez vos propres solos. Vous pouvez aussi répéter la même phrase courte et en changer les sons. Toutes les combinaisons sont possibles, en autant qu’elles soient agréables à entendre. Alterner les mains (droite\gauche) et ensuite, essayer avec le doigté suggéré. (Audio 1 et 2) 1) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,lsrs,r4sls,ls4,ls,lsr4s,rsls,lsrs,r34sls,ls4,ls,lsr4s,rsls 4 2) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,ss,4oo,s4,s,s4s,oo4,ss,4oo,s4,o,s4s,ss Vous pouvez répéter la même phrase courte et en changer les sons. Voici un exemple avec la phrase qui suit : répétez 2 fois en changeant la dernière frappe. Vous pouvez entendre cette phrase sur plusieurs enregistrements du rythme Soli Lent. (Audio 3) 3) 1 + 2 + 3 + 4 + 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2+ 3 +4 + 1 + 2 + 3 + 4 + 4,lsrs,r4sls,ls4,lsrs,r4sls,lo,lsrs,r4sls,ls4,lsrs,r4sls,lo 4 Les triolets Les triolets sont souvent utilisés dans les solos. Ils divisent le temps en trois, ce qui donne la possibilité de jouer dans les silences sur un rythme binaire (le binaire disivant quant à lui le temps en deux, tel qu’expliqué plus haut). De cette façon, vous êtes assuré d’être bien entendu ! Les notes en bleu arrivent sur le temps. (Audio 4 et 5) 4) 1 +2 + 3+ 4+ 1 +2+ 3+ 4+ r4s+s+s 4ls+s+s 4rs+s+s 4ls+s+s lr rl lr rl 5) 1 + 2 + 3+ 4+ 1 + 2 +3 + 4+ r4o+o+s 4ls+o+o 4rs+s+o 4lo+s+s lr rl lr rl


dimanche 6 avril 2008

Une fabuleuse fresque africaine

 

Depuis maintenant trois semaines, nous sommes en train de préparer le fameux spectacle de fin de session. Contrairement à la session dernière, les billets se sont envolés dans le temps de le dire, si bien qu'il m'était inutile d'en faire l'annonce sur mon blogue. Comme je l'avais écrit dernièrement, il régnait un tel enthousiasme dans l'air à chaque jour depuis le dernier mois que nous avions tous immensément hâte de présenter aux gens le fruit de onze semaines de formation en percussion.

Pratiques qui se répètent

Nous avons donc pratiqué durant la dernière semaine les derniers arrangements scéniques et musicaux de chaque numéro. Tout ça a commencé le lundi soir avec Mélissa Lavergne, où nous avons décidé de faire le rythme djolé suivi du soko, avec son fameux chauffé. Le tout entrecoupé bien sûr de solos! Nous décidons collectivement du contenu, qui fera les solos, qui fera les dunduns, qui fera quel accompagnement, etc. Tout ça est bien motivant.

Le lendemain, c'est au tour de la gang des Débutant 3 de pratiquer. Malgré la difficulté que représente l'exécution rythmique du Tiriba, nous arrivons à placer les différents accompagnements de façon adéquate et à tout faire pour minimiser les "faux départs" dans le rythme. Puis, nous enchaînons avec le Kassa et un de ses nombreux cassés. À la fin du cours, je suis assez rassuré pour que le soir du show, le tout soit à la hauteur.

En moins de temps qu'il ne faut, je me retrouve le lendemain soir avec le groupe des Débutant 2 pour leur pratique. Que de contenu il y a dans ce numéro! Ce sera définitivement le numéro le plus créatif de la soirée sans aucun doute! Du chant, du gumboots, de la musique, de la percussion...Beaucoup de déplacements scéniques à prévoir, à décortiquer, à modifier, à préciser...Dur dur que le métier de metteur en scène! Éric et moi sommes exténués, mais ô combien satisfaits du travail accompli.

Finalement, la pratique finale a lieu le jeudi soir en compagnie des recrues Débutant 1, où je leur apprends en quinze minutes un cassé d'intro à notre spectacle. Ça sonne tellement bien que lorsque Louis s'amène pour commencer le cours, il n'en revient pas de la finesse de l'exécution! Quand je vous dis que nous avons des étudiants de première qualité! Encore une fois, la soirée se passe en un clin d'oeil, car il faut paufiner les enchaînements, placer les quelques 80 étudiants sur scène, donner différentes directives, vérifier l'espace disponible avec les danseuses, etc...Est-ce que je peux vous dire que je n'ai pas vu ma semaine passer ?

Enfin le grand soir!

Vendredi arrive enfin, et ma journée passe en un coup de vent. J'arrive à Samajam assez tôt le temps de prendre un peu mon souffle et relaxer avant la fébrilité de l'avant-spectacle. Et très rapidement, cette frénésie s'empare de tout l'édifice. 17h30, Mélissa arrive et nous devons aller dans la grande salle faire le test de son et pratiquer avec le groupe des avancés et des intermédiaires. La pratique terminée, je retourne dans la loge au premier étage et c'est la cacophonie la plus complète, tous les étudiants étant arrivés en même temps.

Les prochaines minutes jusqu'à un peu passé 20 heures font place à une véritable tornade. Je dois vérifier un paquet de détails, des instruments jusqu'aux micros, en passant par des dizaines de questions d'élèves. J'ai dû monter et descendre des escaliers une vingtaine de fois sinon plus, me faufilant tant bien que mal entre les dizaines de personnes du public arrivant en masse. Louis m'apostrophe afin de donner des directives aux élèves de son groupe, et lorsque j'arrive en bas dans la loge, il règne une chaleur tropicale. Je prends un grand respire et je réussis tant bien que mal à faire entrer le silence dans la salle. Tous sont fébrile, l'électricité monte d'un cran, et à 20h15, le signal est donné aux élèves Débutant 1 de monter au deuxième pour aller se placer dans la grande salle.

En me postant devant la porte pour les guider, je ressens en ce moment une très grande fierté. De voir tous ces sourires, ces visages illuminés, ces yeux pétillants, cela réchauffe le coeur et me procure un pic d'adrénaline. Il est clair que les prochaines minutes seront marquées dans ma mémoire pour longtemps, très longtemps.

L'envol du kuku

Louis s'empresse de saluer le public et de leur souhaiter la bienvenue. Puis, Gotta met la table pour une atmosphère de pur plaisir et de créativité en racontant le conte de l'oiseau kuku, le rythme que les Débutant 1 vont jouer en harmonie. Le public est vite conquis par son histoire, qui se termine par l'appel. Et j'ai l'honneur d'ouvrir la soirée en musique avec mon dununba, où je joue en force les notes du rythme kuku. Bien vite, mon ami Truc se greffe à cette musique avec son sanbang, et Estelle fait de même avec son kenkeni. À ce moment, je ferme les yeux, et me laisse bercer par la musique.

Le numéro s'est terminé en force, et j'étais vraiment content de la performance d'élèves qui voilà trois mois à peine n'avaient jamais touchés à un tambour de leur vie. Les voilà debout, fiers, heureux et capables de jouer sans aucune fausse note. C'est là un exploit qui mérite qu'on en voit un petit extrait.

Liberté de créer

Après que la table soit mise pour une soirée musicale inoubliable, c'est au tour des élèves Débutant 2 de s'exécuter. Bien installé aux dunduns, je me suis laissé emporter par la force créatrice de ce groupe qui avait décidé pour l'occasion de se donner un nom de scène tout-à-fait approprié: «Liberté». Elle était très visible cette liberté sur scène. Je fus très ému de voir toute cette belle énergie se manifester sur scène, avec Gotta et son tamboa, un yankadi extraordinairement bien exécuté, un chant qui allait droit au coeur, un numéro de gumboots complètement renversant, et pour terminer, le rythme djolé et une pièce de Gotta qui fut encore une fois fort réussie.

Un groupe en or

Après toute cette frénésie, ce fut au groupe Débutant 3 de prendre place sur scène. Toute la session, Éric et moi attendions ce moment avec impatience. Nous sommes partis de rien et nous avons pris le pari assez risqué de montrer un rythme de niveau avancé à des étudiants qui en sont à leur troisième session de percussions seulement. Le pari a fort heureusement penché en notre faveur, et comment ! Après l'ouverture du spectacle avec le cassé du Tiriba, nous avons montré qu'avec coeur, persévérance et une écoute collective hors du commun, nous pouvions accomplir des miracles. Jamais je n'ai entendu un rythme avec une si belle qualité de jeu, juste assez rapide pour eux, et un délice pour l'oreille. Jugez-en par vous même!

Par la suite, nous avons entamé un autre rythme aux antipodes de l'atmosphère que nous avions instauré, en y allant d'un kassa fort, puissant, qui a fait battre mon coeur de prof à tout rompre devant ces élèves qui constituent un groupe en or et qui iront loin, sans nul doute!

Le Noir qui ressort

Après avoir joué pendant près de 45 minutes consécutives sur scène, j'ai pu profiter enfin d'un moment de pause. Que de beaux visages, de belles paroles j'ai eu droit ! On ne pouvait espérer meilleure prestation de la part des élèves. Tous étaient très, très contents du résultat. J'ai assisté au numéro des élèves intermédiaires en me trouvant une place dans la foule, et j'ai pu constaté de plein fouet toute l'évolution et le travail accompli par ce groupe d'étudiants. C'était beau, émouvant et merveilleux à la fois. Un cocktail délicieux de tous les sentiments et qualificatifs positifs possibles jaillissaient dans ma tête.

J'ai dû vite redescendre sur Terre, car après ce groupe, c'était au tour de mon groupe d'avancés de prendre la relève. J'allais enfin pouvoir jouer du djembé ! Bien vite, tout le monde est en place au sein de la foule, car c'est de là que nous commençons notre numéro. Et dès que Mélissa Lavergne a entamé le premier solo, je suis entré dans un tel état de jeu qu'il m'est difficile de le décrire en mots, tellement c'était puissant et grisant. Je ne pensais plus à rien, j'étais prêt à livrer dans un condensé de quelques minutes les trois derniers mois de pratique et de préparation.

Tour à tour, chacun des élèves de mon groupe ont livré un solo au sein de la foule avant de monter sur la scène. C'était inspirant et beau à voir. Tout le monde s'amusait. J'étais l'avant-dernier à m'exécuter. Et lorsque ce fut à mon tour de jouer, j'ai tout simplement laisser sortir le Noir Africain qui sommeillait en dedans de moi. J'étais connecté à l'énergie incroyable qui s'est installée dans chaque espace du local au cours de la soirée, et je me suis laissé porté par elle. Complètement galvanisé, j'ai laissé mes mains frapper le tambour, exprimer cette soif de jouer, cette envie de répandre ma passion pour cet instrument, cette joie d'être là tout simplement...Ça a donné tout un moment musical, d'après les nombreux cris d'exclamation et les applaudissements de la foule, qui m'ont porté jusqu'à la scène, où j'ai pu prendre un semblant de conscience de ce qui venait d'arriver...Je venais de jouer mon plus beau solo à vie.

Le reste, je vous laisse le voir par vous-même, puisque ces images valent tellement plus que milles mots...Si vous vous demandez le rythme qui était joué, c'était le magnifique soko.

 

Retour à la réalité

Après cette extraordinaire prestation, j'étais tellement fier de cette soirée. Jamais je n'avais senti autant de belles et riches émotions. C'était cent fois mieux que ce que j'avais espéré. Des dizaines de gens sont venus me féliciter de ma performance, n'en revenant pas de ce que j'avais livré sur scène. C'était la cerise sur le sundae. Se faire dire que je suis « inspirant », que je sais « exprimer ma passion », mon « lâcher-prise », wow, je ne savais trop quoi dire. Une chose est sûre, c'est que j'en avais eu assez. Dès que le spectacle s'est terminé au son de la formidable performance de Cheick Anta, vers le coup de minuit, j'ai décidé de quitter sur ce sommet...Et sur le trajet du retour, en retraçant le fil des événements, jamais je ne me suis senti autant convaincu du bien fondé de cet instrument et de cette musique. Ce soir-là, j'ai déposé ma tête sur l'oreiller en entendant encore les dizaines d'irréductibles qui jouaient encore pour toute la nuit, et bon dieu que la musique était belle, véritable berceuse...

Ça ne fait aucun doute, tout le monde arborait la même couleur ce soir-là, et ce, autant en dehors qu'en dedans.

Et cette couleur est le Noir de l'Afrique.

jeudi 3 avril 2008

La vie sociale et le djembé

Un des aspects les plus fascinants et les plus intéressants de la percussion africaine, c'est le sentiment d'appartenance à un groupe, à un clan. Bien sûr, le djembé tire ses racines de cette observation. Le rythme n'existe que parce que plusieurs djembéistes le créent. Chacun y va de sa contribution, chacun joue son propre accompagnement, et les notes s'imbriquent les unes dans les autres comme si elles ne formaient qu'un tout cohérent et vraiment mélodieux à l'oreille.

Par contre, cette simple mise en commun de capacités musicales va beaucoup plus loin que ça. Le djembé, pour moi en tout cas, m'apporte beaucoup plus que le simple fait de garnir ma vie de notes de musique. Outre le fait d'être extrêmement libérateur en faisant relâcher la tension intérieure (qui n'a jamais voulu "fesser" sur quelque chose pour se défouler), il me permet de pouvoir entrer en contact avec mon prochain, de reconnecter complètement avec la fameuse «bête sociale» qui sommeille en moi. C'est une courroie de rapprochement qui n'a pas son pareil, qui m'a permis de vivre des activités sociales qui sont rendues primordiales pour moi et de vivre des activités de groupe inoubliables.

Le djembé m'a surtout permis de rencontrer des gens qui autrement seraient passés complètement inaperçus. Mon réseau social s'est donc enrichi de personnes qui exercent des métiers différents, qui ont des pensées et des mentalités complètement diverses aux miennes, qui ont un train de vie que je n'oserais même pas imaginer. Mais, une passion, un intérêt et un désir commun nous habite tous, celui de renouer avec l'esprit de groupe, de clan, et cela est rendu possible grâce au djembé.

Nul doute que la pratique de cet instrument a chamboulé de fond en comble ma vie, et continue de le faire. Et il est amusant de constater que des sondages à saveur scientifique viennent confirmer haut la main cet état de fait.

Incroyable et fascinant de voir qu'un simple morceau de tronc d'arbre recouvert d'une peau de chèvre peut avoir autant d'impact...Vous ne trouvez pas ?

mercredi 26 mars 2008

Mon cours dans le journal!

Un article est apparu hier dans le journal 24 heures concernant le cours que j'ai eu la chance de donner aux élèves Débutant 2 en février dernier. Un cours formidable portant sur les solos. La journaliste qui était présente ce soir-là livre ici sa version de la soirée, et ma foi, je suis très content du topo. À lire!

lundi 24 mars 2008

Les solos de djembé - Leçon 1

Voici la première leçon de Mathieu Charrois tirée de sa méthode sur les solos. J'en profite pour tester une nouvelle plate-forme qui évitera de charger inutilement Acrobat pour lire le fichier. Vous avez simplement à cliquer sur la flèche pointant vers le bas dans la barre de menu en haut à droite pour faire apparaître les options, notamment les boutons de zoom (+ / -) permettant de zoomer dans le document.


Faites-moi part de vos commentaires et suggestions sur cette nouvelle chronique!

MISE À JOUR: Comment imprimer les leçons?

Pour imprimer le contenu des leçons, vous devez pointer avec votre souris le mot iPaper. Un menu va ensuite apparaître. Choisissez l'option «Print». Par la suite, la fenêtre d'impression de votre navigateur va apparaître et le reste est identique à une impression normale.



Read this doc on Scribd: Comment faire des solos de djembé - Leçon 1
Comment faire des solos de djembé. (leçon 1) « Le djembé n’est pas seulement un instrument de musique, il parle », comme se plaît à le dire Mamady Keita, grand maître de cet instrument. Pour le faire parler, il faut en connaître le vocabulaire, les mots, pour en faire des phrases. C’est de cette façon que l’on peut faire parler le djembé, sinon, vous ne ferez que du bruit. Ces articles auront pour but de vous expliquer comment arriver à faire des solos de djembé. Je vous donnerai des exercices, je vous expliquerai comment construire une bonne phrase de solo et je vais vous fournir des phrases de solo. Pour apprendre à faire des solos, vous devez utiliser 3 chemins différents. Premièrement, vous devez apprendre du vocabulaire, vous en verrez quelques exemples dans cette leçon. Cela inclut aussi le travail du son, de la vitesse, de la précision et de l’endurance. Deuxièmement, vous devez tenter d’imiter les maîtres du djembé, essayer de reprendre des phrases que vous entendez d’eux. Cela veut aussi dire que vous devez en écouter beaucoup ! Troisièmement, vous devez plonger et essayer de créer vos propres solos. Lorsque vous faites une bonne phrase, répétez-la et prenez-la en note. Cela vous permettra de la réutiliser lorsque l’inspiration ne sera pas au rendez-vous. La connaissance des rythmes est très importante. Avant de faire un solo sur un rythme, vous devez tout d’abord en connaître quelques accompagnements, la mélodie des dunduns et bien sûr vous devez pouvoir placer l’appel. L’appel est en quelque sorte la clé du rythme, il est le signal de départ et de fin. Lorsqu’il y a des danseurs, l’appel leur indique quand changer de mouvement. De plus, pour être un bon soliste, la clarté des sons est primordiale. Le coup ouvert et la claque doivent être très distincts. Exercices : Voici le premier exercice que je suggère. Cet exercice ne s’applique pas seulement aux improvisations, il sera aussi très bénéfique pour votre jeu en général et il améliorera votre sens du rythme ainsi que votre précision. 1. Comptez à voix haute et tapez du pied sur les temps forts, soit le 1 et le 3. 1 +2+ 3+ 4+ Tapez du pied sur le 1 et le 3. Vous devez compter : 1 et 2 et 3 et 4 et + = et 2. Frappez votre djembé à chaque emplacement marqué d’un « X ». Par exemple, pour l’exercice 1, frappez sur le 1 et le 3. Premièrement, faite l’exercice en jouant les notes fantômes, c’est-à-dire que vous touchez légèrement la peau avec le bout des doigts à chaque pulsation. 1 +2+ 3+ 4+ s,,,4s,,, r4 r Frappez votre djembé (claque, coup ouvert ou basse) 1 +2+ 3+ 4+ s,,,4s,,, r4 r • Notes fantômes Il faut Alterner les mains de droite à gauche pour les droitiers, et de gauche à droite pour les gauchers. La main à utiliser est indiquée au haut de la partition : R= droite L= gauche (inverser pour les gauchers) (N’en tenez pas compte pour l’instant.) 3. Une fois que vous maîtrisez bien la phrase, jouez-la, mais cette fois, sans jouer les notes fantômes. 4. Utilisez un métronome pour marquer le 1 et le 3. Commencez lentement et augmentez graduellement la vitesse. Vous devez taper du pied à chaque « bip » du métronome. 5. Une fois que vous maîtrisez bien la phrase, jouez-la, mais cette fois sans compter. Vous devez sentir en vous à quel moment frapper la peau. 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,,4s,,,4s,,,4s,,, r4 r r r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,s,,,s,,,s,,,s, 4 r 4 r 4 r 4 r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ exemple audio 1 ,,,ls,,,ls,,,ls,,,ls 4 4 4 4 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,s,,,s,,,s,,,s,, 4l 4l 4l 4l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,s,,s,s,,s,,s, r4 l4 r r4 l4 r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ exemple audio 2 ss,,ss,,ss,,ss,, r4 l 4r l r4 l 4r l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,ss,,ss,,ss,,ss 4 rl4 rl4 rl4 rl 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,ss,,,,,,ss,,,,, 4lr 4 4lr 4 1 +2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ s,,lss,,lss,,lss,,ls 4r 4r 4r 4r 1 +2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,s,s,s,s,s,s,s,s 4l l4l l4l l4l l 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,,,s,s,s,,,s,s,s 4 l4l l4 l4l l 1+2 + 3+4+ 1 +2+ 3+ 4+ ,s,ss,,,,s,ss,,, exemple audio 3 4l l 4r 4l l 4r 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,sss,sss,sss,sss 4lrl4lrl4lrl4lrl 1+2 + 3+4+ 1+2 + 3+4+ ,sss,s,s,sss,s,s 4lrl4l l4lrl4l l


Fichiers audio

Un nouveau collaborateur

Je suis très heureux aujourd'hui de vous annoncer qu'un nouveau collaborateur se joint à mon blogue! Il s'agit de Mathieu Charrois, percussionniste spécialisé dans l'art des solos. Mathieu a mis au point une technique détaillée et très efficace pour maîtriser et découvrir l'art de faire des solos au djembé sur des rythmes binaires et ternaires. Il m'a gracieusement offert de publier quelques leçons de sa pédagogie sur mon cybercarnet et c'est un privilège pour moi que de pouvoir faire profiter de ses conseils à la communauté percussive francophone et mondiale.

Je vous invite fortement à consulter ces articles, ne serait-ce que pour partir du bon pied dans l'art de jouer des solos. J'ai conclu avec Mathieu de publier ses leçons dans l'ordre, en partant avec la base, donc même les djembéistes qui débutent dans l'apprentissage des percussions pourront en profiter!

Surveillez donc cet espace pour y consulter la première leçon de cette série consacrée sur les solos! En attendant, je vous invite à consulter le site de Mathieu Charrois, notamment sa biographie.

jeudi 13 mars 2008

Apprendre à l'africaine

Cette semaine, il y a eu un petit changement au programme des cours, ce fut Cheick Anta Faye, notre cher ami et prof de percussions africaines, qui a été en charge d'enseigner les cours des élèves avancés et débutants 2. Lundi soir, après une journée éreintante, je me suis amené à l'école avec une hâte extrême de pouvoir bénéficier des enseignements de ce grand maître, puisque cela faisait longtemps que je n'avais pas assisté à ses cours.

Assis en demi-cercle, nous étions une dizaine tout au plus à savourer ce moment unique. Cheick Anta est doté d'une modestie et d'une grande humilité malgré toute son expertise. Jamais je n'ai entendu un djembéiste avoir une telle dextérité dans la capacité à produire des sons aussi clairs. Le fruit d'années de pratique et de jeu.

Tout au long de ce lundi soir, nous avons plongé avec délice dans l'art d'apprendre des rythmes à l'africaine, sans notion de pulsion, de rythmique, de ternaire ou de binaire. Car Cheick ne connaît absolument pas ce monde cartésien et occidental de la musique. Pour lui, il suffit de chanter et de jouer, de rejouer et rejouer, jusqu'à temps que, comme par magie, le déclic se fasse. Il faut donc être pas mal ouvert d'esprit pour pouvoir bénéficier de cette méthode qui est pour le moins déstabilisante mais fascinante, car oui, elle fonctionne!

Nous avons donc joué ce soir là un rythme nommé Liberté. Un rythme magnifique, avec des appels spéciaux et des accompagnements uniques, comme seul un africain en connaît le secret. Rarement aie-je senti la puissance et l'harmonie d'un rythme. Il suffit d'avoir un seul contact visuel avec Cheick Anta et ça nous éblouit. Je perçois aussitôt tout ce qui se cache derrière le rythme. Et en ce lundi soir, cela cadrait parfaitement bien avec la soirée. Durant cet instant précis, jamais je ne me suis senti aussi libre, et aussi vivant !

dimanche 9 mars 2008

Des mots pour oublier les maux

En ce soir d'hiver où Dame nature ne cesse de vouloir laisser sortir sa colère, où les congères s'accumulent, épaississant le tapis blanc recouvrant les restes de couleurs foncées sur le sol, je suis au chaud dans mon igloo pour écrire un nouveau texte, assis devant mon écran, pianotant sur le clavier. Une autre grosse semaine est sur le point de prendre fin, et je ne peux passer sous silence la fabuleuse soirée de mercredi soir, où, malgré la fatigue et un début de bronchite, j'ai enseigné à un groupe d'étudiants vraiment doués, allumés et qui en un rien de temps m'ont fait oublier tous mes maux.

J'avais bien hâte à ce cours, ne serait-ce que pour mettre un baume sur une journée amorphe et monotone. Je savais exactement quel plan de match appliquer, quelles cartes de mon jeu sortir. Jusqu'à ce qu'un coup de téléphone vienne un peu chambouler le tout. L'école m'annonce qu'une journaliste viendra suivre le cours pour écrire un papier sur l'atmosphère chez Samajam. Je me dis que c'est parfait, et que c'est une super occasion de tester ma capacité d'adaptation. Je raccroche le combiné confiant, mais en même temps, je doute de mes capacités de concentration...Le mal de gorge qui me tenaille ne semble pas vouloir s'estomper...

Sitôt arrivé à l'école, je ressens un grand soulagement en entendant déjà les tamtams et la musique sortir des structures de la bâtisse. Elle suinte déjà la bonne humeur et l'énergie, élément tellement nécessaire à mon bien-être ces jours-ci. J'entre donc à l'intérieur avec un regain de confiance, galvanisé par toute cette musique. Je me fais bientôt introduire à la charmante journaliste, je lui souhaite un bon cours, puis je retourne prendre place sur la scène, derrière mon djembé, allume mon micro, et j'y oublie aussitôt tout le reste.

Sans aucun effort, je savais exactement quoi dire, dans quel ordre, à quelle vitesse donner le cours...Essentiellement, je voulais lui donner une teinte plus spéciale. S'éloigner un peu de la routine des rythmes. Plonger dans quelque chose de plus instinctif, de plus créatif. Et lorsqu'est venu le temps de former un grand cercle avec le groupe, et lorsque j'ai placé mon djembé en plein centre, prenant une profonde inspiration pour expliquer l'art des solos, j'ai tout de suite su que ma décision était la bonne.

Les lumières du local tamisées, les élèves disposés en grand cercle, battant la mesure avec leur tambour, fournissant un filet aux mailles serrées pour les quelques courageux qui seraient pour se lancer dans quelques secondes, j'ai pris un moment pour bien apprécier le moment, saisir à cet instant précis ce que le groupe ressentait, et ça m'a tout de suite plu. Tel un colonisateur parti à la découverte de nouveaux mondes, j'amenais avec moi de nouveaux compagnons pour leur faire découvrir une terre nouvelle, un monde méconnu, celui où les barrières de la raison tombent pour laisser émerger les plus belles et plus profondes émotions.

Ce que je retiens de cette fabuleuse fin de cours, c'est chaque individu qui, bien sûr, se sont approchés d'abord timidement pour prendre place derrière le tambour que j'avais placé derrière le cercle. Chacun ont fermé les yeux, pris une grande inspiration, et ont commencé à faire leur première frappe. Puis, vint ensuite une deuxième...et une troisième...Peu à peu, les mots qui sortaient de l'instrument se mettaient à faire des phrases qui prenaient tout leur sens. Le local fusait d'une créativité sans limite. Les mots parvenaient à mes oreilles et sont parvenus, en un éclair, à me faire oublier mes maux...

mardi 4 mars 2008

Comment apprendre un rythme ?

Aujourd'hui, je vais répondre à une question qui m'est insconsciamment posée par la grande majorité des étudiants. J'utilise le mot "inconscient" ici, parce que je sais pertinamment que tout le monde se pose un jour ou l'autre cette fameuse question, mais personne n'ose la demander de vive voix de peur de se faire passer pour un incompris. Alors, qu'à cela ne tienne, après la lecture de cet article, vous pourrez, je l'espère, entamer un apprentissage éclairé de vos rythmes.

Avant toute chose, il faut avoir en tête que l'apprentissage d'un rythme est beaucoup plus que de la simple mémorisation. C'est un art qui s'apprend, un entraînement qui doit devenir journalier, pour faire en sorte que l'effort investi devienne une habitude. Voilà pourquoi la majorité des gens se sentent déstabilisés aux premiers abords, puisque souvent, plusieurs pensent que de simplement apprendre par coeur le rythme est suffisant, ce qui est tout faux. Voyons d'abord l'approche de base à adopter pour pouvoir garantir d'investir le bon effort et ne pas gaspiller temps et énergie de façon inutile.

Visuel ou auditif ?

Je suis toujours fasciné par cette dualité chez les gens qui se manifeste presque à tout coup lors des cours. Combien de fois aie-je entendu dire que « j'ai de la difficulté à apprendre parce que je suis visuel, j'ai besoin de voir avant d'entendre ». Le fameux schisme entre le caractère visuel ou auditif rend l'apprentissage des percussions plutôt hermétique. Selon moi, il faut mettre à contribution les deux pôles, les deux conceptions, car dans chacune d'elle, il s'y trouve des moyens pour bien mémoriser et assimiler la matière. C'est pourquoi dans cet article, je vais présenter la démarche pour apprendre les rythmes selon les deux approches, dans le but d'établir une synthèse qui vous aidera à consolider votre apprentissage en vous affranchissant de cette vision trop restreinte de voir tout selon une seule et même vision.

La tradition orale

Il ne faut pas se le cacher, les rythmes africains sont transmis et enseignés d'abord et avant tout de manière orale. Les élèves s'installent à côté de leur grand maître dans les cérémonies de danse en Afrique et pendant des heures, ils reproduisent tant bien que mal ce que leur maître leur demande, seulement en écoutant et en regardant. Aucune note manuscrite n'est disponible, encore moins les enregistrements audio. Pourtant, ces rythmes ont traversé les siècles et les générations pour arriver jusqu'à nous, en étant certes quelques peu déformés (donnant ainsi lieu à une richesse incroyable de diversité dans les accompagnements), mais encore aujourd'hui, les maîtres djembéfola et les griots transmettent cet héritage basé uniquement sur la mémorisation et les sons.

Cette approche n'est certainement pas adaptée à l'enseignement occidental. Chez nous, tout doit être plus cartésien, et surtout, immortalisé sur le papier. Il a donc fallu convertir cette approche pûrement auditive pour créer un système de notation simple, compréhensible et universel, s'affranchissant des langues et des pays. Des grands maîtres djembéfola comme Mamady Keita et Famoudou Konaté sont grandement responsables de la diffusion et du maintien des connaissances des rythmes africains dans la civilisation occidentale. Sans eux, nous en serions encore au stade de tenter de briser la barrière entre le visuel et l'auditif.

C'est pourquoi selon moi, un équilibre entre les systèmes de notation écrite et les enregistrements auditifs consiste à la clé dans l'apprentissage des percussions.

Pendant le cours: l'exposition au rythme

La première étape consiste à se faire introduire au rythme lors des cours. Comme moi, vous êtes subjugué par la beauté du rythme lorsque le prof et ses assistants jouent devant vous les trois accompagnements, le tout s'imbriquant dans une majestueuse harmonie. L'étonnement passé, il est maintenant temps de s'atteler à la tâche de décortiquer tout cela.

Pour y arriver, je conseille d'abord et avant tout de ne pas vous attarder à l'ordre des mains. C'est souvent un handicap, du moins au début, que de savoir d'emblée quelle main joue en premier. Ayez simplement en tête le principe suivant:

La main forte est celle qui marque le temps.

 

Cela signifie que si vous êtes droitier, la main droite va, la plupart du temps, marquer la pulsation rythmiques (soit les 4 temps d'une mesure binaire ou les 3 temps d'une mesure ternaire). Et vive-versa si vous êtes gaucher.

En observant toujours le prof exécuter l'unité rythmique, repérez, de façon auditive, les sons qui marquent la pulsation d'une part, et en même temps, les mains qui y correspondent. C'est la base absolue pour établir ses repères. Car, lorsque plus tard, le rythme sera joué dans son intégralité, c'est à ses repères qu'il faudra s'accrocher si jamais vous perdez le fil. Cette étape mène finalement à la suivante, qui consiste à apprendre la séquence sonore des accompagnements rythmiques et sentir le rythme.

Après le cours: la consolidation

À la suite du cours, deux choses peuvent arriver. Soit vous avez réussi à franchir la première phase décrite auparavant avec succès, soit il y a encore du travail à faire de ce côté. N'ayez crainte, c'est souvent juste une question de temps si tel est le cas. La deuxième étape consiste à consolider le rythme à la maison, en effectuant de petites manoeuvres bien simples qui vous sauveront du temps.

Si vous suivez des cours hebdomadaires, vous avez donc sept jours pour consolider votre apprentissage. Durant les deux premiers jours, ne regardez pas tout de suite la partition écrite. Essayez de vous replonger dans l'atmosphère du cours et chanter le rythme. Chanter-le jusqu'à en être saturé. C'est là que la dimension auditive prend le dessus sur le visuel. En chantant avec le système «POU-PI-PA», vous allez arriver à vous affranchir de l'effort conscient nécessaire pour retenir le rythme. Personnellement, j'effectue cette manoeuvre en marchant le jour pour me rendre au travail, car mes pieds font la pulsation au sol pendant que je suis en train de me remémorer les frappes. Vous pouvez tout aussi bien faire la même chose en tapant sur le volan de la voiture (sans les pieds bien entendu!...)

Au troisième jour et pendant les jours précédant le nouveau cours, assoyez-vous maintenant et ouvrez votre partition écrite. C'est maintenant le temps d'associer le contenu auditif avec le contenu visuel pour pouvoir arriver à bien comprendre la rythmique des accompagnements. Il existe beaucoup de trucs pour y arriver, et un des plus efficaces est d'identifier, via un système de couleur, les frappes qui tombent sur les temps et qui consistent à la base du rythme. En subdivisant chaque espace qui est compris entre deux temps (donc entre deux couleurs), concentrez vous sur ce que vous voyez, et recommencer à chanter à voix haute. Une fois le rythme en entier bien compris, c'est à ce moment que je vous recommande de vous concentrer sur l'ordre des mains. En procédant ainsi, vous empêchez de focuser sur les détails des mains et vous faciliter grandement l'intégration du rythme.

L'étape ultime: l'intégration

Lors de votre cours suivant, où d'habitude le prof fait un retour sur le contenu de la semaine d'avant, vous aurez l'occasion d'intégrer le rythme. C'est l'étape ultime de votre apprentissage. Si vous êtes en mesure de rejouer les divers accompagnements sans trop d'efforts conscients, c'est signe que vous avez bien assimilé la matière. Encore mieux, si vous êtes en mesure de le montrer à d'autres élèves, alors votre intégration est presque complétée.

Sachez par contre que selon le niveau où vous en êtes, l'intégration peut très bien se faire selon une période de temps plus ou moins longue. Il n'est pas rare de voir plusieurs semaines s'écouler avant de bien maîtriser un rythme. Une deuxième dimension de l'intégration du rythme est de voir si vous êtes en mesure de le jouer à divers vitesses et sur une longue période. Assimiler les frappes est une chose, jouer pendant plusieurs minutes un même accompagnent en est une autre !

Finalement, retenez ces trois mots pour ne pas perdre de vue le fil de votre apprentissage: exposition-consolidation-intégration. Cette méthode est tout-à-fait personnelle et vous pouvez en tirer l'ensemble ou un point bien précis selon votr