mardi 15 mai 2007

Deux percussionnistes en spectacle!


Avis à tous ceux et celles qui aiment danser sur des "percs", et surtout à la communauté de Samajam qui lisent ce blogue, deux de nos talentueuses percussionnistes, j'ai nommé Isabelle D. et Nanci S. ont décidé de jumeler leur tambour pour faire un show qui va déplacer de l'air! Rajoutez à cela un petit brin de musique électronique et vous êtes en business pour une soirée des plus réussies! Pour ne rien manquer, voici les infos pertinentes:

QUAND? Ce samedi, 19 mai, à 22h
OÙ? L'Anonyme Lounge (cliquez pour voir la carte et l'adresse)
QUOI? Soirée Bal en Blanc
QUI? Isabelle D. et Nanci S. aux djembés africains, DJ Perry "The Wisard" Lamarre aux platines

Venez les encourager en grand nombre!

dimanche 13 mai 2007

Comment jouer du djembé: la posture

Depuis que j'ai commencé à écrire mon blogue, je me suis rendu compte, suite aux requêtes de recherche pointant vers mon carnet, que j'avais passé à côté d'une occasion unique d'exposer quelques conseils de base sur l'ABC de jouer du djembé africain. Et bien qu'à cela ne tienne, je corrige cette lacune et j'espère initier certains percussionnistes en herbe à profiter de ces quelques conseils qui m'ont grandement aidé, au fil du temps, à m'améliorer dans certains aspects de mon jeu.

Mon guide est surtout destiné aux personnes qui sont des novices dans l'art de jouer de la percussion. Le monde du tambour étant d'une richesse infinie, il me reste moi-même une quantité incroyable de notions à maîtriser.

Je commence ainsi une nouvelle section de mon blogue intitulée Comment jouer du tambour qui sera mise à jour à chaque début de semaine. Vous trouverez dans cette section une série de petits trucs qui vous guideront à bien débuter et à bien apprivoiser votre tambour. Je n'exclue pas l'idée de parler de plusieurs types de tambours, mais évidemment, je traiterai plus en profondeur du djembé africain qui demeure le type de percussions le plus populaire dans le monde.

En guise de première partie, j'aimerais débuter mes conseils avec la posture corporelle à adopter lorsqu'on joue du tambour, ainsi que la position idéale de l'instrument selon la posture.

Assis ou debout?

Première question essentielle à répondre avant toute chose! Joue-t'on du djembé assis ou debout? Et bien, c'est avant tout une question de préférence. Personnellement, je joue presque toujours debout, et ce, pour plusieurs raisons. Tout d'abord, jouer debout permet de mieux sentir la rythmique, en balançant les pieds de gauche à droite. Droite étant le premier temps dans la mesure. En gardant ainsi un balancement constant, on évite de céder à la tentation d'accélérer comme des fous. Par contre, j'ai demandé la question à Cheick Anta, mon maître djembéfola Sénégalais qui m'enseigne, et ce dernier m'a répondu que dans les grands ballets de son pays, les djembéfolas jouent presque tout le temps assis, à cause de la longue durée des concerts.

Miroir, miroir, dis-moi comment je suis placé!

Ceci étant dit, surtout lorsqu'on joue debout, il importe d'attacher le djembé de façon adéquate. C'est même le point le plus important à considérer afin d'assurer d'éviter les blessures fâcheuses, notamment les tendinites, les déplacements vertébraux, les raideurs musculaires au cou, aux poignets et dans le dos, etc. Une règle d'or: lorsque vous sentez une tension à un endroit de votre corps en jouant, cessez immédiatement de jouer et portez attention, après vous avoir dégourdi afin d'éradiquer la douleur, à quel endroit exact elle apparaît. Le jeu du djembé est extrêmement physique et souvent, jouer sans avoir une posture adéquate provoque rapidement des douleurs musculaires. Un truc de pro qui m'a été donné: si vous le pouvez, jouer devant un miroir. Portez attention aux diverses parties de votre corps, surtout le cou, les mains et les bras. Vous serez ainsi beaucoup plus à même de corriger votre position en voyant votre propre reflet.

La position assise avec le tambour

Le tambour, lorsqu'on joue assis, doit reposer sur une surface rugueuse, idéalement un tapis ou, dans le cas où il n'y en a pas dans la pièce, une serviette, afin d'éviter que l'instrument ne glisse continuellement sous vos mains. Serrer les jambes autour du fût est aussi une bonne façon d'éviter les glissements impromptus. En jouant assis, le tambour doit être incliné vers l'avant, formant un angle de ± 45 degrés avec la verticale. Vos mains doivent ainsi reposer sur la peau sans que vos poignets ne "cassent" ou soient pliés, forçant par conséquent les mains à être repliées à l'intérieur, à éviter absolument. Les mains sur la peau forment ainsi un triangle, et elles ne sont donc pas en parallèle. Il faut jouer finalement le dos bien droit, en ayant les fesses un peu ramenées au devant du siège ou vous êtes installé. Les bras sont allongés naturellement le long du corps, et il faut à tout prix éviter de sortir les coudes, c'est ce qui cause les tensions le plus souvent.

La position debout avec le tambour

Jouer debout demande de l'endurance, une bonne condition physique et une certaine souplesse. Si vous commencez à jouer du djembé, je vous recommande de jouer assis pour vous familiariser et vous concentrer avec les mouvements des mains et des bras. Une fois cela acquis, vous pouvez commencer à jouer debout pendant de courts laps de temps. Vous verrez que le seul poids du djembé apporte une toute nouvelle dimension à l'art de jouer. Cela m'amène à vous parler maintenant de l'extrême importance de la ceinture ou de la courroie à utiliser pour attacher votre djembé et ainsi le maintenir en bonne position devant vous lorsque vous serez appelés à jouer debout.

Idéalement, je trouve personnellement que le poids de l'instrument doit être supporté par les épaules et la taille, et non seulement uniquement par la taille. Certains de mes profs détestent la sensation d'avoir les épaules restreintes par une ceinture, mais je trouve qu'après quelques tentatives, on en vient à complètement oublier ce facteur et notre endurance en est décuplée car les épaules aident grandement à endurer la gravité inhérente à l'instrument. De plus, votre colonne vertébrale en souffrira beaucoup moins à long terme. J'utilise pour ma part une courroie croisée dans le dos (marque Remo, disponible dans les grands magasins d'instruments de musique, souvent placées avec les courroies de guitare, pour un montant d'une trentaine de dollars) qui est auto ajustable et qui permet de pouvoir jouer debout sans problème pendant plusieurs heures après avoir, bien sûr, apprivoisé le jeu en position debout. Vous pouvez également trouver d'autres modèles similaires (avec mousquetons et coussinées pour un meilleur confort) dans les quincailleries. Peu importe votre choix, n'oubliez pas que la courroie garantit un support physique idéal pour bien jouer et surtout, jouer longtemps. Ne lésinez donc pas sur une courroie de qualité. Vérifiez bien les coutures, les crochets et soyez à l'aise surtout avec sa mise en place.

En résumé, ne prenez jamais à la légère votre posture lorsque vous serez dans des jams de musique avec votre djembé. Prenez le temps qu'il faut pour bien vous préparer à jouer. Votre qualité de jeu et votre plaisir n'en seront que meilleurs.

jeudi 10 mai 2007

Dolce calòr...

Quand je me suis levé hier matin, je ne pouvais faire autrement que d'avoir le sourire aux lèvres, tellement j'attendais ce moment. Le front couvert d'une mince pellicule de sueur, je sentais enfin la chaleur des premiers soubresauts de l'été envahir ma chambre. Le soleil envoyait des rayons plus acérés que d'habitude dans la cuisine, les plantes et les arbres dehors se délectaient de la lumière en pointant leurs feuilles vers l'astre diurne, et les oiseaux chantaient une symphonie qui souhaitait la bienvenue au printemps, le vrai.

Mettant mon nez à l'extérieur (et ce, malgré les allergies printanières), muni d'un bon café, je voulais moi aussi profiter de ce cadeau du mercredi matin, et sitôt je décide de me mettre en mode vacances pour une journée: au diable la barbe rasée pour simplement tailler les bouts qui dépassent, au diable les bas chauds et les souliers pour une bonne paire de "gougounes", et surtout, au diable les pantalons pour des bermudas avec les motifs à palmiers et aux couleurs estivales. C'est accoutré de cette façon que je suis allé au centre-ville, puis au local de percussions pour mon cours avec Mélissa Lavergne.

Bon Dieu que ça fait du bien de voir les gens avec un sourire! Tout le monde est beau, tout le monde est accueillant, ça insuffle une énergie tellement positive et revigorante! Et, mention spéciale aux demoiselles, c'est à ce moment de l'année que vous êtes les plus belles, pas de doute! Pas étonnant d'ailleurs que je lise cet article dans La Presse de ce matin. Moi aussi j'appuie les propos à 100%! Vive le printemps!

mercredi 9 mai 2007

Lauriermontois d'un jour

Une autre super belle journée passée dans les Hautes-Laurentides hier. J'étais avec Louis à Mont-Laurier, pour inaugurer la neuvième saison de l'école d'été des Arts et métiers d'arts de la municipalité. Franchement, je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait un tel engouement pour la musique et la percussion dans ce coin du Québec. J'ai été agréablement surpris par l'effervescence, l'intérêt et la grande passion des Lauriermontois pour la préservation des arts. Mais, commençons par le début.

J'arrive au local à midi trente et tranquillement, Cheick, Moïse, Christian, Marcel, Hélène et Michèle paquetons les tambours et les douns dans la grosse van et partons chercher Louis chez lui, pour ensuite emprunter la 15 qui nous mènera dans les contrées nordiques des Laurentides. Je suis pas mal heureux de pouvoir faire cette nouvelle escapade car j'aime bien ce coin de pays, dans les montagnes. En plus que la température est magnifique à l'extérieur. Nous passons les trois prochaines heures dans la van à discuter de ce que nous allons faire comme numéro. Cheick montre à ceux et celles qui sont moins familiers la pièce Samajam Diouf. Puis, après un laps de temps qui ne m'a pas apparu aussi long que d'habitude, nous arrivons aux portes de Mont-Laurier, et quoi de mieux que l'effigie d'un McDonald's pour nous souhaiter la bienvenue. Nous arrivons à l'école des arts, et le temps de manger une bouchée au Tim Horton's d'à côté, nous filons à la polyvalente voir la salle où aura lieu le souper champêtre avec le maire ce soir.

Puis, nous nous dépêchons à aller à la radio locale car nous devons jouer là-bas dans 15 minutes. Le local est minuscule, et Hugo, l'animateur fort sympathique, a un grand sourire en nous voyant arriver, lui-même étant un percussionniste dans ses temps libres. Louis fait ensuite une entrevue pour parler de l'événement estival qui lancera en très grande pompe la saison de l'école des arts. En fait, le grand atelier d'été auquel j'ai participé l'an dernier se fera à Mont-Laurier au lieu de Saint-Michel-des-Saints comme auparavant. L'atelier est une occasion unique de plonger dans le monde de la percussion afin d'aller découvrir des nouvelles facettes de sa personnalité, notamment celle de l'Artiste en nous. Improvisation, charisme, prendre sa place, tout ça à travers la musique, les rites de passage, les nuits blanches et des rencontres inoubliables. En résumé, c'est pas mal énergisant, tellement en fait qu'on en sort transformé pour plusieurs semaines, voire même plusieurs mois.

Fin de la parenthèse. Nous revenons pour le début du souper champêtre, et nous faisons les introductions d'usage. Le maire, un Haïtien qui a décidé de prendre racine à Mont-Laurier en acceptant un poste comme enseignant dans un cégep voilà quelques années, est l'exemple parfait de la tolérance et de l'ouverture qui règne sur la ville. La directrice de l'école des arts nous invite ensuite à prendre place aux tables, où il y a les dignitaires et les attachés de presse des députés bloquistes et péquistes du comté de Curé-Antoine-Labelle. Beaucoup de questions nous sont posées. Je remarque alors que nous sommes attendus de pied ferme pour cet été, qu'il y a un réel engouement.

Le restant de la soirée, je tombe sous le charme de cette petite civilisation du Québec perdue dans le nord. Les projets et les idées bouillonnent dans la ville, ça en est rafraichissant. Notre numéro d'ouverture avec la pièce Samajam Diouf est fort réussie. Marcel et Moïse entrent avec des keskes, sorte de maracas en version miniature liée à une corde qui se joue en les faisant tournoyer autour de la main. Puis, Moïse s'installe à la calebasse, suivi de Cheick, puis de toute la bande. Les regards sont remplis de joie et d'étonnement. L'atmosphère est à la rigolade lorsqu'on sort les tubes et que Louis montre toute la puissance du rythme chez des gens qui ne jouent pas nécessairement de la musique.

Plus tard dans la soirée, le maire tient un discours senti ou il trace un parallèle entre notre numéro de percussions et son pays, Haïti, ou les esclaves se sont enfuis dans des contrées connus d'eux seuls pour se libérer de leur bourreau lors de la guerre, et, cachés, ils tenaient des cérémonies où la musique tribale des tambours résonnaient, comme un cri libérateur. C'est ce à quoi j'ai pensé sur le chemin du retour, en pleine nuit, alors que Moïse jouait du djembé et Cheick chantait en improvisant sur ces paroles: «Mi wawa djembé, mi wawa doun, mi wawa Samajam». Ça signifie: «J'aime le djembé, j'aime les douns, j'aime Samajam». Ce moment a été l'instant de grâce qui a mis un point final à une autre journée de rencontres inoubliables.

lundi 7 mai 2007

Courir pour le cancer

Mon amie Véro vient de m'envoyer un courriel pour m'annoncer qu'elle a l'intention de courir pour le cancer "en bas de la ceinture". J'occupe donc un peu d'espace sur mon blogue pour lui laisser la parole et vous inviter à lui faire un petit don pour l'encourager. Merci de tout coeur!

Chers amis,

Ça y est, je vais le faire, je vais me déshabiller en public et mettre certaines choses au grand jour.

Et oui, je vais exposer une grosse affaire : je vais sensibiliser la population de Montréal aux cancers sous la ceinture. Les cancers « des parties » ne reçoivent pas assez d'attention et sont encore malheureusement considérés comme tabous - les cancers de la prostate, du colon, des ovaires, de l'utérus, pour n'en nommer que quelques-uns. On doit faire quelque chose pour mettre fin à ces cancers dévastateurs et trouver des traitements appropriés.

C'est pourquoi j'ai décidé de m'impliquer et de marcher/courir dans la Soirée des culottés. Des milliers de participants, habillés ou déshabillés selon leur goût, défileront dans les rues en marchant 5 Km ou en courant 10 Km. C'est pour une bonne cause. Nous allons amasser des tas d'argent,qui soutiendront directement les activités de recherche du Centre du cancer Segal en matière de traitements pour ces terribles cancers. J'ai accepté d'amasser au moins 300 $. Si je ne ramasse pas au moins ça, je ne peux pas participer à l'événement qui aura lieu le 2 juin prochain. Cliquez ici pour aller sur ma page personnelle et faire un don via carte de crédit. Je le fais pour soutenir une de mes amies en médecine dont la mère est décédée d'un cancer du colon en 2005. Encouragez une fille "pas d'cheveux " à courir pour le cancer!

Merci pour vos dons et passez le message à vos contacts!

Véro
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