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mardi 17 juillet 2007

Je chante sous la douche!

C'est immanquable, je chante sous la douche. Et chaque fois, j'allume mon système de son pour fredonner quelque chose tout en me faisant ratatiner le coco. Et depuis quelques temps, je n'étais jamais satisfait de mes choix. Le genre de situation où on laisse le lecteur à shuffle et il ne fait pas un très bon DJ en choisissant une toune qui ne se fredonne pas, qui ne se turlute pas comme dirait ma mère..... Jusqu'à aujourd'hui!

Mes amis, j'ai trouvé l'album parfait pour vous, idéal en ces journées chaudes d'été et très certainement ZE album pour prendre sa douche en chantant! Il s'agit du Very Best Of des Beach Boys!! Il n'y a pas une toune sur les trente que je n'ai pas déjà entendu et dont je ne sais pas l'air! Garanti que ça vous mettre de bonne humeur pour toute la journée! À vos micros!

Good, good, good, good vibrations!!

mardi 17 avril 2007

La voix d'un ange (VIDÉO!)


Quel est l'ingrédient de prédilection pour garantir de passer la meilleure soirée de la semaine? La musique bien sûr! Et c'est encore mieux quand on en savoure live devant soi! Et c'est encore meilleur quand le show qu'on regarde est assumé par la crème de la crème...Alors là, pas de doute, c'est dans la poche!

Ce soir, j'ai accompagné mes parents à la Place-des-Arts, à la salle Wilfrid Pelletier, voir une des plus grandes artistes canadiennes contemporaines. Il s'agit de Loreena McKennitt, une chanteuse, musicienne, auteur-compositrice-interprète dans une classe à part. Sa musique joue à toutes les semaines ou presque depuis maintenant dix ans assurément. Ses CD jouent et rejouent dans le salon et la voiture, mes parents ne s'en lassent jamais. Pour ma part, évidemment, je n'ai pas accroché lorsque j'avais 15 ans, mais comme le vin et le café, on y prend goût. Aujourd'hui, je peux dire avec conviction que mon attrait pour la percussion puise ces racines dans sa musique. En effet, cet artiste de très grand talent a un don pour mêler les musiques celtiques, arabes, basques, pour en créer un mosaïque de notes absolument fabuleux.

J'ai rarement vu un spectacle aussi professionnel que celui de ce soir. Rodé au quart de tour. Pas une fausse note, un son parfait, un éclairage bleuté qui nous plongeait dans le monde des rêves et de la nuit. Et quelle crème que celle de ses musiciens!! Entourée de huit musiciens, avec plus d'une vingtaine d'instruments, la dame a la voix d'ange a carrément envouté son auditoire. Préférant garder les paroles en sourdine et jouer au maximum de sa musique, elle a offert un greatest hits mêlé à ses plus récentes pièces de son dernier album, An Ancient Muse. Pas moins d'une vingtaine de chansons se sont succédées en deux sets. Et elle a su combler ses fans avec trois rappels. Montréal fait définitivement partie d'un des coups de coeur de la dame à la voix d'or.

Armé de mes jumelles, je ne quittais pas les musiciens. Quatres d'entre eux jouaient des percussions. Et wow, quelle collection il y avait là! Boràn, conga, triangle, doumbek, batterie, djembé, dolki et tabla...J'étais carrément en état de transe de voir autant de percussions s'harmoniser parfaitement dans mes oreilles. Et quelle beauté de voir se greffer aux rythmes de la harpe, du violoncelle, du violon, de la contrebasse, de la viole, du oud, de la guitare... Et additionner à cette fresque de notes et de son une voix, la voix la plus pure, juste et dure comme le cristal, tellement belle qu'elle vous atteint droit au coeur, et vous jurez pour deux petites heures que vous êtes rendus aux portes du paradis.

Le moment fort de son spectacle, pour moi, a été lorsqu'elle a chanté la très belle chanson Dante's Prayer, où je n'ai pu pensé au drame qui a sévi la veille chez nos voisins du sud. Ses paroles ont comme été soudainement tellement lourdes de sens, me faisant rendre compte que j'étais tellement chanceux et privilégié de vivre ce moment de qualité avec mes parents. Voici pour clôturer ce billet un extrait des paroles...

Breathe life into this feeble heart
Lift this mortal veil of fear
Take these crumbled hopes, etched with tears
We'll rise above these earthly cares

Cast your eyes on the ocean
Cast your soul to the sea
When the dark night seems endless
Please remember me
Please remember me

MISE À JOUR

Critique et entrevue de La Presse

MISE À JOUR #2

Entrevue de Canoë

Extraits du spectacle en vidéo!

jeudi 5 avril 2007

Critique de l'échec du matériel

Enfin!! Après 5 ans à attendre, à me retaper sans arrêt les Rêvez-mieux, Quatre saisons dans le désordre et Tricycle, enfin, j'ai entre les mains le morceau de plastique poli contenant les trésors des nouvelles chansons de Daniel Bélanger! Et après en avoir fait l'écoute en boucle depuis maintenant 2 jours, je peux enfin vous en faire mon humble critique.

Il y a toujours un caractère événementiel à la sortie d'un nouveau Bélanger. Comme retrouver une vieille paire de pantoufles enfouies au plus profond d'un garde-robe. J'en ai eu un excellent exemple lundi soir au Métropolis où il a été accueilli telle une rock star. Ô qu'on s'est ennuyé par une très longue absence, mais dans le fond je sais bien que ça vaut trop la peine, vu la classe à part dans laquelle les oeuvres de Bélanger se tiennent. Et c'est la première fois que je pouvais découvrir les nouvelles chansons live devant moi au lancement de lundi soir. Géniale idée que d'offrir ce spectacle gratuit, qui avait la classe, la prestance et le professionnalisme de tout show payant.

J'avais très hâte de pouvoir mettre le CD dans mon lecteur, m'asseoir, fermer mon cellulaire, et écouter d'un couvert à l'autre L'échec du matériel. Et je peux maintenant dire qu'encore une fois, Daniel Bélanger frappe dans le mille. Le propos est radicalement différent de ses oeuvres précédentes. En fait, le message en est un de conscientisation. Comme dit le titre de l'album, le matérialisme de la société est voué à l'échec. En cela, je ne connaissais pas Daniel Bélanger autant revendicateur. Mais, après en avoir fait l'écoute, cette revendication est faite d'une manière qui ne verse jamais dans un ton engagé comme on en est habitué d'en entendre. Encore une fois, tout est dosé à la perfection. Avec retenue et juste assez de messages dénonciateurs, on ne peut qu'acquiescer aux propos de Bélanger et de son constat. Ce dernier peut faire paraître son dernier cru comme étant noir, sombre et taciturne, mais il n'en est rien.

Ce que j'adore de Bélanger, c'est sa guitare. Des mélodies et des envolées qui sont sa marque de commerce. Et contrairement à Rêver mieux, il y a dans cet album un retour à cette guitare dans trois chansons, qui sont tout de suite pour moi les meilleures de l'album. D'abord, celle qui introduit le disque, La fin de l'homme, où Bélanger ouvre de façon percutante son propos en lançant un sérieux avertissement au monde. La poésie est là tout autour / Fragile, fragile, fragile et puis c'est fini... Superbe utilisation de la guitare comme percussion, et superbe dépouillement de la musique. Un autre classique vient de naître. Dans la même perspective, la superbe chanson La collision, clairement mon coup de coeur de cet album, utilise un peu la même trame musicale, mais cette fois-ci Bélanger traite de l'errance d'un individu, qui déménage de ville en ville, sans jamais se sentir bien, jusqu'à temps qu'il se décide, enfin, à s'affronter et à entrer en collision avec lui-même. La pièce titre de l'album, L'échec du matériel, contient encore une fois les même instruments. Propos cette fois de l'angoisse de l'homme face à toute cette valeur artificielle qui l'entoure, qui le hante, de sa responsabilité de maintenir le monde avant qu'il ne s'effondre...Sombre beauté que cette chanson, qui résume en elle seule tout le reste de l'album.

Dans une autre perspective, j'ai adoré les envolées de piano d'Une manière de parler, avec ses choeurs. Super belle idée que d'ajouter d'ailleurs des choeurs de voix aux chansons. Omniprésents dans pas mal toutes les chansons, ces choeurs appuient très bien les paroles sans jamais verser dans l'excès. Bélanger y arrive à dénoncer sans exagérer les propos vides de sens de la télévision, du changement climatique (intense utilisation de l'écriture automatique dans la pièce Tout à coup), et même, de la perte d'emplois des travailleurs d'usine. Mention spéciale aux deux pièces instrumentales, Amusements et Demain peut-être. La première utilise des échantillons de balles de ping-pong et de tennis pour faire un rythme auxquels se couchent de superbes envolées de piano, alors que la deuxième est plus étoffée, mais ô combien belle à entendre avec ses choeurs, ses guitares, ses percussions indiennes et ses violons.

Le seul bémol que je peux trouver à cet album, c'est peut-être quelques chansons qui cadrent moins bien avec le reste, comme la dernière chanson clôturant l'album. Peut-être dois-je encore réécouter l'album pour en découvrir le sens profond. Car oui, c'est un album tellement profond qu'il en faut plusieurs écoutes pour en décortiquer le sens et baigner dans un monde où le matériel est tenu en échec, où le temps prend une pause afin de se laisser voguer par la mélodie d'un maître incontesté du génie musical québécois.

Ma cote: 4 étoiles sur 5 (sujette à augmenter suite à plusieurs écoutes).

mardi 20 février 2007

Le retour de Bélanger!!

ENFIN!!!!!

Après cinq interminables années (bon ok je parle pour moi là on se calme...), mon artiste québécois préféré est sur le point de sortir son nouvel album!! Notez ça dans vos agendas les amis, le 3 avril prochain, Daniel Bélanger, comme Elvis Gratton qui sort de sa tombe, va ressusciter, va sortir de sa tanière, et je veux pas lui mettre de pression, mais je suis certain que ce sera une autre bombe qui va nous pêter en pleine figure! Ah ce que l'album Rêver mieux a joué dans mon lecteur CD, véritable porte d'entrée dans le monde des rêves quand je n'arrivais pas à dormir...Et ça veut dire quoi ça? Qui dit album dit spectacle!! Et il vous faut AB-SO-LU-MENT voir Daniel Bélanger en show avant de mourir, tellement il est incroyable en spectacle!!

Parenthèse: J'assume ma "groupiness" pour ceux qui se questionnent...