ENFIN!! Les vidéos des prestations que j'ai vécues avec Samajam ont été compilées et mises en ligne sur le popularissime Youtube! Donc, vous pouvez désormais accéder à ces vidéos en accédant au lien qui sera en permanence sur la barre latérale gauche de mon blogue. En ce moment, les vidéos du gala Interbox, de la visite de CTV et du gala Relève en Folies sont disponibles, mais très bientôt il y en aura une panoplie d'autres! Et vu qu'une image vaut mille mots et que je vous en ai parlé en long et en large, voici notre magnifique prestation au Centre Bell! J'apparais à environ 1m45, juste quand le boxeur Lucian Bute sort du ring. Je me situe à droite entre les deux autres percussionnistes, Louis et Nicolas. Mais, soyez bien attentifs, ça passe vraiment vite!!
mercredi 7 février 2007
mardi 6 février 2007
Vivre son rythme
Une autre belle soirée passé à Samajam. Le lundi soir, c'est le programme double, percussionner au cours de danse africaine et après c'est mon cours d'africain traditionnel hebdomadaire. Et comme la semaine dernière, j'ai vécu un détachement complet de la tête pour plonger dans la paix et la joie de ce que je qualifierais «vivre son rythme».
Comme d'habitude, les membres du band de percu arrivent tous vers 18h, et tranquillement nous installons nos instruments, et on se réchauffe pendant que les danseuses arrivent. Puis, dès les premières notes du yankadi, je sens une sensation bizarre s'emparer de moi. Depuis que je peux considérer la percussion comme étant ma passion, j'y éprouve toujours, lorsque je suis en pleine possession de mes moyens, la sensation de vivre mon rythme. Et je décrirais cette impression ou cet état de la façon suivante, tel que vécu dans le temps au fil des minutes.
Tout d'abord, après que le leader ait joué l'appel, le groupe joue chacun sa partie, et le rythme, puissant, envahit la pièce. Les oreilles captent les ondulations de l'air, le cerveau décode les sons, tantôt caverneux, tantôt cristallins. Ce contraste auditif entre dans le corps par les oreilles, passe par la tête, et nous touche droit au coeur. Et dès cet instant, vient s'ancrer en nous, au plus profond de soi, un état de plénitude.
Ce soir, cet état de plaisir s'est transformé pour ainsi dire en quelque chose de plus intense encore. J'étais, si on peut décrire cela en mots, en pure communion avec ce qui m'entourait. D'abord, parlons des danseuses. C'est certain, il y a là un phénomène totalement unique qui se déroule. Au départ, ces personnes sont à toutes fins pratiques dans leur fin de journée, elles ne se parlent pas nécessairement, elles attendent, fatiguées et, cette semaine particulièrement, transies de froid. Puis, durant le cours, elles en viennent à se transformer exactement de la même façon pour en arriver à ne former plus qu'un (ou devrais-je dire une puisqu'il y a juste des filles dans le cours). Les voir se déhancher aux sons des claquements de peaux de chèvre, exactement en même temps, s'avançant si proches de nos tambours, nous souriant, est une bouffée d'énergie incroyable. Et c'est là le secret de vivre son rythme. En vivant ce moment, on ne peut faire autrement que d'oublier la douleur des muscles qui sont complètement ankylosés. Des mains toutes rougies et enflées. De la sueur qui coule sur le front. On part sur une autre planète, le corps prend enfin sa place, endormant tel un somnifère le cerveau.
Ce soir, en me tournant de gauche à droite tout en jouant, je vois mes amis percussionnistes, qui sont tous dans le même état. Ce qui décuple la sensation. Voir Nanci se démener sur son tambour à ma gauche, et voir Cheik Anta à ma droite qui fait gronder son djembé. Entendre derrière moi les battements des douns et le ding des cloches. On ne peut pas faire autrement que de vivre son rythme. On ne peut pas faire autrement que de crier comme un fou. On ne peut faire autrement que de se demander si on rêve ou bien si on est éveillé. Et à la fin, quand le cours se termine et que la musique se tait, on ne peut faire autrement que d'avoir un sourire béat pour des heures et des heures.
Comme d'habitude, les membres du band de percu arrivent tous vers 18h, et tranquillement nous installons nos instruments, et on se réchauffe pendant que les danseuses arrivent. Puis, dès les premières notes du yankadi, je sens une sensation bizarre s'emparer de moi. Depuis que je peux considérer la percussion comme étant ma passion, j'y éprouve toujours, lorsque je suis en pleine possession de mes moyens, la sensation de vivre mon rythme. Et je décrirais cette impression ou cet état de la façon suivante, tel que vécu dans le temps au fil des minutes.
Tout d'abord, après que le leader ait joué l'appel, le groupe joue chacun sa partie, et le rythme, puissant, envahit la pièce. Les oreilles captent les ondulations de l'air, le cerveau décode les sons, tantôt caverneux, tantôt cristallins. Ce contraste auditif entre dans le corps par les oreilles, passe par la tête, et nous touche droit au coeur. Et dès cet instant, vient s'ancrer en nous, au plus profond de soi, un état de plénitude.
Ce soir, cet état de plaisir s'est transformé pour ainsi dire en quelque chose de plus intense encore. J'étais, si on peut décrire cela en mots, en pure communion avec ce qui m'entourait. D'abord, parlons des danseuses. C'est certain, il y a là un phénomène totalement unique qui se déroule. Au départ, ces personnes sont à toutes fins pratiques dans leur fin de journée, elles ne se parlent pas nécessairement, elles attendent, fatiguées et, cette semaine particulièrement, transies de froid. Puis, durant le cours, elles en viennent à se transformer exactement de la même façon pour en arriver à ne former plus qu'un (ou devrais-je dire une puisqu'il y a juste des filles dans le cours). Les voir se déhancher aux sons des claquements de peaux de chèvre, exactement en même temps, s'avançant si proches de nos tambours, nous souriant, est une bouffée d'énergie incroyable. Et c'est là le secret de vivre son rythme. En vivant ce moment, on ne peut faire autrement que d'oublier la douleur des muscles qui sont complètement ankylosés. Des mains toutes rougies et enflées. De la sueur qui coule sur le front. On part sur une autre planète, le corps prend enfin sa place, endormant tel un somnifère le cerveau.
Ce soir, en me tournant de gauche à droite tout en jouant, je vois mes amis percussionnistes, qui sont tous dans le même état. Ce qui décuple la sensation. Voir Nanci se démener sur son tambour à ma gauche, et voir Cheik Anta à ma droite qui fait gronder son djembé. Entendre derrière moi les battements des douns et le ding des cloches. On ne peut pas faire autrement que de vivre son rythme. On ne peut pas faire autrement que de crier comme un fou. On ne peut faire autrement que de se demander si on rêve ou bien si on est éveillé. Et à la fin, quand le cours se termine et que la musique se tait, on ne peut faire autrement que d'avoir un sourire béat pour des heures et des heures.
samedi 3 février 2007
Le Dieu sur la Banquise
Il y avait longtemps que je n'avais pas eu la chance de vivre une soirée comme celle d'hier. Et aussi d'avoir, au réveil, l'impression que j'étais encore dans le même état physique que la veille. Mais bon, il faut ce qu'il faut dans la vie.
Vers 17h hier soir, j'avais bien hâte au retour des parents. Ils revenaient de leur vacances à la totale, soit une croisière de 12 jours dans les Caraïbes. Ils ont passé par Haïti, Le Mexique, Le Costa Rica et la Colombie. Rien de moins. Soudain, j'entends la sonnette retentir, je vais ouvrir et ma mère aux couleurs résolument post rayons de soleil, le sourire radieux, entre avec sa valise, suivit de mon père qui lui aussi arbore fièrement son teint brun. Une chance que j'étais à la maison, sinon ils auraient poirotés dehors longtemps, ma mère ayant oublié l'endroit où elle avait rangé sa clé (conseil: ne rangez pas votre clé dans le coffre à bijoux foutu au plus profond de votre valise, ce n'est pas très pratique).
Quel beau voyage ils ont fait! Le temps de faire cuire la sublime pizza concoctée par ma grand-mère, on s'installe devant le téléviseur, j'y branche la caméra numérique et c'est parti pour environ 300 photos de sable, de plages paradisiaques, de couchers de soleils magiques, de paquebots géants et de beaucoup beaucoup de photos du canal de Panama, rêve devenu réalité pour mon cher père ingénieur et expert dans le domaine éclusier. Sérieusement, je regrette un peu de ne pas avoir été avec eux, mais bon, j'ai choisi Cuba au lieu d'une croisière, la vie comporte des choix déchirants parfois...
Vers 22h, j'appelle mon pote Alex qui est déjà en ville pour aller le rejoindre, lui, Ofélie, AC, Kada et Lionel, à mon endroit fétiche, Le Dieu du Ciel. Allant consulter les horaires de bus sur le Net, j'y croise la p'tite et ça ne prend pas grand chose pour la convaincre de venir nous joindre à nous. J'arrive donc sur place pour constater que la place est bondée. Mais, par chance, mes amis ont déjà trouvé une table mais pas de chaises. Je reste donc une bonne partie de ma soirée debout, dégustant la juste tellement trop bonne cream ale Gaélique et la stout Déesse Nocturne. Après trois pintes et sentant les effluves d'alcool se dissoudre dans mes veines, et en constatant que je ne suis pas le seul dans cet état, on bouge pour cette fois se déplacer dans un temple gastronomique montréalais.
À la fin d'une soirée bien arrosée, le Québécois moyen va aller faire la file dans un endroit fétiche pour se remplir la panse afin de mieux absorber les contrecoups du houblon. Et quoi de mieux que de se diriger vers le temple de la poutine, La Banquise. Juste le temps de dégriser un peu en marchant vers la voiture de Kada sur Rachel, et attendre que ce dernier réussisse à déverrouiller son jeep en n'y parvenant qu'en passant par le coffre arrière, on pénètre enfin dans le restaurant qui est encore plus plein qu'un Saint-Hubert à 18h le soir. On s'asseoit à une banquette, et on décide de commander trois méga poutines. Une au smoked meat, une autre merguez et ma préférée, celle avec les morceaux de poulet et une montagne de petits pois. Quel régal!! Sentir l'explosion du fromage en grain se mêler à la sauce brune et aux frites grasses, c'est une sensation qui est tellement gratifiante, surtout à 3hre du matin. Comme si inconsciemment on attend ce moment depuis des siècles. Ça ne prend pas grand chose pour se faire plaisir dans la vie, vous ne trouvez pas?
Après ça, et en ayant clairement l'impression que ça se termine trop vite encore une fois, j'embarque avec Alex et Lionel sur le chemin du retour, où je me dis que parfois, les excès sont nécessaires pour apprécier à quel point la vie est faite de petites choses toutes simples mais ô combien nécessaires!
Vers 17h hier soir, j'avais bien hâte au retour des parents. Ils revenaient de leur vacances à la totale, soit une croisière de 12 jours dans les Caraïbes. Ils ont passé par Haïti, Le Mexique, Le Costa Rica et la Colombie. Rien de moins. Soudain, j'entends la sonnette retentir, je vais ouvrir et ma mère aux couleurs résolument post rayons de soleil, le sourire radieux, entre avec sa valise, suivit de mon père qui lui aussi arbore fièrement son teint brun. Une chance que j'étais à la maison, sinon ils auraient poirotés dehors longtemps, ma mère ayant oublié l'endroit où elle avait rangé sa clé (conseil: ne rangez pas votre clé dans le coffre à bijoux foutu au plus profond de votre valise, ce n'est pas très pratique).
Quel beau voyage ils ont fait! Le temps de faire cuire la sublime pizza concoctée par ma grand-mère, on s'installe devant le téléviseur, j'y branche la caméra numérique et c'est parti pour environ 300 photos de sable, de plages paradisiaques, de couchers de soleils magiques, de paquebots géants et de beaucoup beaucoup de photos du canal de Panama, rêve devenu réalité pour mon cher père ingénieur et expert dans le domaine éclusier. Sérieusement, je regrette un peu de ne pas avoir été avec eux, mais bon, j'ai choisi Cuba au lieu d'une croisière, la vie comporte des choix déchirants parfois...
Vers 22h, j'appelle mon pote Alex qui est déjà en ville pour aller le rejoindre, lui, Ofélie, AC, Kada et Lionel, à mon endroit fétiche, Le Dieu du Ciel. Allant consulter les horaires de bus sur le Net, j'y croise la p'tite et ça ne prend pas grand chose pour la convaincre de venir nous joindre à nous. J'arrive donc sur place pour constater que la place est bondée. Mais, par chance, mes amis ont déjà trouvé une table mais pas de chaises. Je reste donc une bonne partie de ma soirée debout, dégustant la juste tellement trop bonne cream ale Gaélique et la stout Déesse Nocturne. Après trois pintes et sentant les effluves d'alcool se dissoudre dans mes veines, et en constatant que je ne suis pas le seul dans cet état, on bouge pour cette fois se déplacer dans un temple gastronomique montréalais.
À la fin d'une soirée bien arrosée, le Québécois moyen va aller faire la file dans un endroit fétiche pour se remplir la panse afin de mieux absorber les contrecoups du houblon. Et quoi de mieux que de se diriger vers le temple de la poutine, La Banquise. Juste le temps de dégriser un peu en marchant vers la voiture de Kada sur Rachel, et attendre que ce dernier réussisse à déverrouiller son jeep en n'y parvenant qu'en passant par le coffre arrière, on pénètre enfin dans le restaurant qui est encore plus plein qu'un Saint-Hubert à 18h le soir. On s'asseoit à une banquette, et on décide de commander trois méga poutines. Une au smoked meat, une autre merguez et ma préférée, celle avec les morceaux de poulet et une montagne de petits pois. Quel régal!! Sentir l'explosion du fromage en grain se mêler à la sauce brune et aux frites grasses, c'est une sensation qui est tellement gratifiante, surtout à 3hre du matin. Comme si inconsciemment on attend ce moment depuis des siècles. Ça ne prend pas grand chose pour se faire plaisir dans la vie, vous ne trouvez pas?
Après ça, et en ayant clairement l'impression que ça se termine trop vite encore une fois, j'embarque avec Alex et Lionel sur le chemin du retour, où je me dis que parfois, les excès sont nécessaires pour apprécier à quel point la vie est faite de petites choses toutes simples mais ô combien nécessaires!
vendredi 2 février 2007
Le printemps s'en vient vite!
Impro musicale: Faits saillants
Il est pas mal tard, mais je reviens d'une super soirée remplie de rires et de musique car j'étais assis première rangée pour voir les très talentueux musiciens de l'impro musicale se déchaîner sur le stage du petit Campus. Alors pour vous qui avez manqué ça, voici les faits saillants du match:
- J'ai pu voir Ariane Moffatt avec une tuque et en pieds de bas. Eh oui, on joue style décontracté au Campus!
- Encore concernant Ariane, je lui conseillerais peut-être de réécouter le disque de Normand l'Amour, car l'impro de son équipe en l'honneur de ce très grand compositeur interprète nous faisait croire qu'ils écoutent tous ça sur l'acide.
- Les joueurs ont effectué une impro totalement unplugged dans le noir total, afin de respecter le jour de la planète où, entre 19h55 et 20h, il fallait éteindre toutes les lumières.
- JF Lemieux a été sublime en tant que chef d'orchestre (poste imposé par l'arbitre), il a même osé décréter le sourire obligatoire à tous les joueurs, faut le faire!
- Sébastien Croteau, le vocaliste de l'équipe du Campus, a performé les cheveux détachés un Jim Morrisson particulièrement en forme, torse nu et cheveux détachés, sur l'impro comportant le style The Doors version salsa. Surréaliste vous croyez? Le mot est faible...
- Mention d'honneur à M. Guérard l'arbitre pour avoir mentionné un superbe lapsus tout de suite en ouvrant le match, mentionnant "...et la contrainte est: afro-bite" au lieu de afro-beat.
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